‹ Traité de l'angine de poitrineChapitre 41 sur 110 · L Ataxie locomotrice · texte numérisé non relu

L Ataxie locomotrice

l" Angine de Poitrine arthritique.

Les auteurs de la génération qui nous a précédés ont remarqué, surtout en Angleterre, l’affinité étroite qui semblait exister entre l’Arthritisme et l’Angine de Poitrine. Schmidt (1), Blackall (2) disaient que cette maladie pouvait être une manifestation du rhumatisme sur le cœur. Le premier l’appelait à cause de cela, asthme arthritique et Stôller (3) qui partageait cette idée, lui donna le nom d’asthme spasmodico arthritique ou angor arthritique. — Trousseau (4) n’at-il pas écrit aussi « sans qu’il soit besoin d’invoquer une rétrocession, une répercussion du rhumatisme, on conçoit que cette névralgie puisse se développer au même titre que toutes les névralgies dont sont très communément affectés les rhumatisants. »

Mais c’est surtout M. Péter qui, dans ses leçons cliniques, a signalé le rhumatisme articulaire comme pouvant déterminer l’Angine de Poitrine. Ses élèves, les Docteurs Viguier (5) et Letulle (6) se sont inspirés de ses idées et en ont fait l’objet, le premier de sa thèse de doctorat et le second d’un mémoire intéressant. Plus tard encore M. Péter a retracé de cette variété une description magistrale. Enfin, un autre de ses élèves, le D'' Martinet, a pris cette maladie pour sujet d’une thèse (7), où il a énergiquement et habilement soutenu la théorie de ce Professeur.

En résumé :

1° L’Angine de Poitrine peut être occasionnée par l’Arthritis non inflammatoire ah-articulaire (rhumatisme nerveux, névralgie rhumatismale ou rhumatisme neurasthénique) ;

2° Elle peut accompagner un accès de Rhumatisme articulaire aigu;

3" Elle se montre enfin pendant ou après un accès de Goutte et comme une sorte de goutte viscérale.

(1) Schmidt. — Diss. de Ang, pect., Gættingue 1793.

(2) Blackall. — Loc. cit.

(3) Stoller io Hufeland’s-Journal. — Page 115.

(4) Trousseau. — Loc. cit., t. IL, page 442.

(5) Viguier. — De l’Ang. de P., Th. Doct., Paris 1873.

(6) Letulle. — Arch. gén. de méd. 1880.

(7) Martinet. — De l’Ang. de P. rhum., thèse de Doct., Paris 1884.

ÉTIOLOGIE

Étudions successivement ces trois variétés d’Angor Pectoris arthritique.

1*'® Forme. — Angine de Poitrine Arthritique, Ab-artigulaire.

C’est celle où l’Angine de Poitrine accompagne une arthritis sans manifestation articulaire aiguë, sans répercussion bien appréciable, sans lésion aortique ou cardiaque. Cette variété d’Angine de Poitrine arthritique est reconnaissable par la fréquence des accès qui sont plus souvent nocturnes que diurnes, caractères qu’elle partage avec l’asthme et par son peu de gravité.

OBSERVATION LXXXI (résumée)

(Trousseau. — Cl. méd., t. II, P. 442-43).

Arthritique atteint d’Angine de Poitrine.

M. J..., ancien pharmacien, souffrait d’un catarrhe capillaire auquel s’ajoutaient des douleurs étranges dans la poitrine, douleurs rappelant un peu celles de l’Angor Pectoris. — Depuis six mois il en ressentait les angoisses. Il y avait des moments où, pendant plusieurs jours de suite, il ne pouvait se livrer au moindre exercice sans être pris d’une douleur violente et subite apparaissant en arrière au milieu du sternum et s’accompagnant d’une extrême difficulté de respirer. Cette douleur s’étendait de suite aux deux bras, mais principalement au bras gauche. Pour trouver quelque soulagement, il fallait qu’il s’arrêtât court et mit ses deux mains sur sa tête. Alors les bras s’engourdissaient et l’accès finissait au bout d’une minute. Il y avait en outre ce symptôme particulier que le malade ressentait à la fin une extrême envie d’uriner et que s’il ne la satisfaisait pas aussitôt ressentie, au lieu d’un accès il en avait quatre et était forcé d’uriner quatre fois. Enfin, au moment où l’accès allait finir et quand ses bras s’engourdissaient, il se rendait compte d’un mouvement congestif vers la muqueuse nasale.

Trousseau fait remarquer que ce besoin irrésistible de miction et cette congestion de la muqueuse nasale se retrouvent dans l’Asthme, modalité si fréquente de la Diathèse arthritique.

OBSERVATION LXXXII (W. Griffin et D. Griffin) (1).

Migraines fréquentes. — Angine de Poitrine. — Névralgie rhumatismale leur succédant.

Une dame de quarante-cinq ans souffrait depuis plusieurs années d’une céphalalgie intense ou plutôt de migraines précédées presque toujours par un certain état d’obscurcissement de la vue et de l’hémiopie. Puis elle fut prise, pendant la nuit, de palpitations fréquentes avec oppression et douleurs dans

(1) W. et D. Griffin. — Observations on fonctionnai affection of the spinal cord. London 1834.

DE l’angine de poitrine

la poitrine, le bras, le cou et la région de l’estomac. Un médecin crut à une affection organicjue du cœur ; mais un autre consulté, la traita comme une affection hystérique, et la malade se remit par l’emploi dos antispasmodiques... Douze mois après, nous fûmes a])pelé la nuil par cette dame, qui se sentait mourir. Il parait que ([uelques heures après s’être couchée, elle fut éveillée brusquement i>ar des palpitations violentes, des douleurs lancinantes dans la région précordiale irradiant de là dans l’épaule et le bras. Elle se leva aussitôt pâle et terrifiée, sentant la mort imminente. Après pou de temps, la douleur s’amenda, les palpitations diminuèrent. Ces accidents, très atténués, se reproduisirent plusieurs nuits de suite, laissant après eux un état d’hypéresthésie excessive au niveau de la dernière vertèbre cervicale. .l’attribuai ces divers symptômes uniquement à l’irritation des nerfs cervicaux ou pneumogastriques.

L’été suivant, je fus encore appelé à minuit chez cette dame ; elle avait été éveillée brusquement par un accès d’oppression intense (sorte d’asthme), qui lui fit croire à sa fin prochaine. La respiration était bruyante avec menace de suffocation, comme dans les cas graves de croup spasmodique, elle éprouvait une douleur très vive au niveau de la première, de la sixième et de la septième cervicale. Elle guérit rapidement de cos accidents, auxquels succédèrent d’autres douleurs rhumatoïdes avec douleurs névralgiques et musculaires dans les membres accompagnées d’un léger état fébrile.

OBSERVATION LXXXIII (Ch. Liégeois, mémoii’e couronné, page 239.)

Angine de Pi#ftrine chez un Arthritique.

M. C..., garde forestier, âgé de 40 ans, a été pris dans la nuit du 12 juin 1882 de son premier accès d’Angine de Poitrine. Il se rappelle très bien s’être éveillé tout à coup cette nuit là, à 11 heures du soir, avec la sensation d’une griffe derrière le sternum, sensation d’une mort prochaine et douleur simultanée dans le cou et l’épaule gauche. Cet accès n’avait duré qu’un petit quart d’heure et il n’en avait jamais rien dit.

J’apprends ceci le 15 juillet 1885, jour où M. C .., vient me consulter pour des accidents tout semblables qu’il a éprouvés dans la nuit du 14, à une heure du matin ; son estomac était comme gonflé, il s’est assis sur son lit pour respirer plus facilement, puis il a éprouvé, comme en 1882, une sensation de griffe l’étreignant douloureusement derrière le sternum, comme si on eût voulu rapprocher sa poitrine de son dos ; il avait bien mal aussi à l’épaule gauche. Cet homme prétend que l’accès a duré cette fois quatre heures consécutives.

Il n’a pas de lésions cardio-aortiques, quoiqu’il fût un peu buveur. — C’est un arthritique ; il se plaint souvent et surtout au changement de temps de douleurs erratiques, de ce qu’il appelle ses rhumatismes, et en 1883, je lui ai enlevé à la partie inférieure de la joue gauche un lipome gros comme le poing, affection qui, si j’en crois un très intéressant travail de M. Lardier, se voit fréquemment chez les arthritiques.

La Neurasthénie étant, d’après l’avis si judicieux de M. Iluchard,

KTIOLÜÜIK

presque toujours de source arthritique, il n’est pas rare de rencontrer des sujets qui sont à la fois arthritiques et neurasthéniques et alors sollicité par cette doidjle cause d’appel, l’Angor Pectoris vient compliquer la scène. — Nous pouvons en donner de nombreux exemples.

OBSEItVATION LXXXIV (IIucuARn. — Loc. cil', page 498).

Malade Arthritique et Neurasthénique atteinte d’Angine de Poitrine.

M'n® L. S..., âgée de cinquante-cinq ans, femme distinguée, fort intelligente, très impressionnable, a des antécédents arthritiques des plus accusés : grand-père, mort de goutte, père hémorrhoidaire et migraineux, mère ayant eu des coliques hépatiques. Elle a quatre enfants ; un fils de 30 ans qui a eu dans son enfance des accès fréquents de faux-croup et qui, il y a (rois ans, a eu des hémoptysies fort abondantes, non suivies de tuberculose, (jue j’ai toujours regardées comme d’origine arthritique ; une fille impressionnable à l’excès, hystérique (accès de pleurs, météorisme abdominal, diarrhée ou constipation, palpitations fré(juentes, terreurs nocturnes, quelques phénomènes vagues d’anxiété précordiale, etc.,); une autre /îde également hystéri(jue, atteinte depuis plus de trois ans d’anorexie hystéri(jue, ayant un caractère mobile, fantasque, capricieux.

Il y a 15 ans, cette malade a eu des accidents spasmodiques assez variés, parmi lesquels il faut signaler : un état de contracture du sphincter anal tel que deux chirurgiens des plus éminents crurent à l’existence d’une fissure dont tous les effets disparurent comme par enchantement au moment où ils se disposèrent à prati([uer la dilatation de l’anus ; un spasme œsophagien qui nécessita même l’emploi du cathétérisme œsophagien. Puis, dans l’intervalle de plusieurs années elle eut des accidents divers : spasmes de l’intestin, pseudotumeurs intestinales, concrétions muqueuses membraniformos de l’intestin, herpès génital avec douleurs très vives précédant l’éruption vésiculeuse, spasme du col de la vessie, etc. De temps à autre, accès de désespoir, urines claires, limpides et abondantes et d’autres fois chargées d’acide urique et d’urates. Il y a deux ans, accès de palpitations, phénomène du doigt mort, insomnie persistante, fatigues inexplicables, symptômes d’irritation spinale.

Il y a douze mois, pendant trente jours consécutifs, sans cause connue, elle est réveillée en sursaut presque toujours à la même heure, de une heure à deux heures du matin (la malade se couche ordinairement de onze heures à minuit) ; elle se lève sur son lit, en proie à une anxiété profonde et indéfinissable, à une douleur violente à la partie supérieure de la région précordiale, d’autres fois à sa partie moyenne à gauche, d’autres fois encore exactement sous le sternum. Elle éprouve rarement la sensation complète do constriction de la poitrine, mais il s’agit plutôt de la sensation d’un cœur énorme qui va faire éclater le thorax ; puis la douleur se propage au cou, aux mâchoires, à l’œsophage, où elle produit une véritable dysphagie pour redescendre à l’épaule, au bras droit et jusqu’aux deux derniers doigts, où se produit le phénomène du doigt mort. Deux fois, les irradiations sont bilatérales aux membres supérieurs. Cette attaque, qui dure une demi-heure, mais plus souvent une heure et même deux heures, s’accompagne de refroidissement général, de sueurs froides, appréciables surtout

à la face et à la paume des mains. La malade est très effrayée de cet état, d’autant plus qu’il ressemble, dit-elle, aux accès d’Angine de Poitrine extrêmement violents éprouvés par un de ses parents, le général C..., âgé de soixantequinze ans. Mais le cœur est absolument indemne de toute lésion; la durée des accès, leur forme, leurs allures, etc., indiquent qu’il s’agissait bien plutôt de pseudo-angine chez une neurasthénique et arthritique. Je la rassurai de mon mieux, prédisant à ses douleurs une issue favorable. Or un beau jour, sans cause connue, les accès disparaissent pour ne plus jamais revenir. Depuis cette époque, M“« L. S..., a continué sa vie tourmentée par les névralgies et les affections spasmodiques les plus diverses et les plus nombreuses.

OBSERVATION LXXXV (H. Huchard. — Loc. cit., page 500).

Malade neurasthénique et arthritique atteinte d’Angine de Poitrine.

L. B..., névropathe, âgée de quarante-sept ans, est née d’un père très rhumatisant, d’une mère qui a été atteinte de gravelle ; une de ses filles a eu des coliques hépatiques après une grossesse ; une autre, âgée de seize ans, est extrêmement développée et presque obèse. Elle-même a eu à plusieurs reprises de l’eczéma, quelques douleurs vagues dans les membres, des névralgies erratiques et dernièrement un rhumatisme articulaire apyrétique n’ayant occupé que les articulations du coude et du poignet. Elle a éprouvé â différentes reprises des douleurs vives dans la région lombaire, quelques accidents de spasme vésical, et depuis sept ans elle se plaint d’une faiblesse singulière des membres inférieurs sans avoir jamais rien eu qui put faire supposer l’imminence d’une vraie paraplégie (myélasthénie). Il y a deux ans, pendant huit jours consécutifs, elle a été réveillée tous les matins, presque à la même heure (de quatre à cinq heures), par des « accès d’oppression très douloureuse». Tout à coup, elle se lève comme en proie à un cauchemar des plus pénibles ; elle « sent alors que sa respiration n’est pas en cause, car elle respire librement; mais elle éprouve une sensation étrange, une angoisse indéfinissable avec crainte de la mort; la poitrine semble trop étroite pour contenir le cœur, qui se gonfle et va éclater ; la douleur parcourt ensuite l’épaule gauche, le coude, l’avant-bras et parvient aux deux derniers doigts, qui sont le siège d’un engourdissement très pénible. » Cet état dure une heure et demie à deux heures, sans laisser d’autres traces qu’un certain anéantissement et de prostration des forces. Puis tout disparaît au bout de douze jours, et depuis un an et demi cette femme, qui ne présente rien d’anormal du côté du cœur ou de l’aorte, n’a plus jamais rien éprouvé de semblable.

OBSERVATION LXXXVI (Landouzy. — In Huchard, page 500).

Malade neurasthénique et arthritique atteint d’Angiue de Poitrine.

M. R..., avocat, trente-cinq ans, après avoir présenté dans son adolescence quelques bizarreries de caractère, est aujourd’hui un névropathe distingué. Les troubles nerveux, qui ont commencé il y a trois ou quatre ans, se sont présentés

ETlOLOGrE

et se présentent à l’heure qu'il est sous tous les as[iects ; c’est ainsi que, depuis huit mois, nous avons constaté <le rancsthésie, des douleurs névralgiques, des états paréti(jues des membres, un état dyspeptiijue des plus prononcés, des phénomènes spasmodiques nombreux ; contractions presque rhythmées du diaphragme et de l’œsophage (véritables crises d’éructation), œsophagisme intermittent. Tous ces phénomènes ont alterné avec des crises de larmes et de rires enfantins, avec des états d’excitation et do dépression intellectuelle ou affective, enlln avec des ])hénomènos d’excitation ou de dépression génitale, celle-ci semblant, depuis plusieurs mois déjà, devoir persister. Pendant que cet état névropathique protéiforme était dans son plein, M. K... eut, à plusieurs reprises, à quelques jours de distance dans la soirée, un accès d’Angine de Poitrine avec irradiation dans tout le bras gauche, assez angoissant pour lui, assez terrifiant pour sa femme pour qu’on m’envoyât chercher en hâte. M. R... qui, en dépit de son arthritisme (migraines, hémorrhoîdes, acné, dyspepsie, calvitie précoce), n’a jamais présenté de manifestation de rhumatisme articulaire franc aigu ou subaigu, est indemne de toute altération cardio-vasculaire, comme s’en sont assurés du reste MM. Hardy, Charcot et A. Fauvel, dont l’attention était attirée spécialement de ce côté. Par les quatre médecins qui ont vu M. R..., il a été considéré comme un névropathe ; par les quatre médecins, les acccès d'Angine de Poitrine ont été rattachés, comme tant d’autres phénomènes, à son nervosisme. Pour moi, qui connais les antécédents de M. R... {père mort à 50 ans d’une affection du cœur après avoir été douloureux toute sa vie, mère morte à 54 ans d’une attaque d’apoplexie, une sœur très nerveuse, un frère arthritique avec migraines, hémorrhoîdes, angine granuleuse, dyspepsie, tendance à l’obésité), pour moi, qui continue à le suivre et à le voir chaque jour en proie à des troubles nerveux divers, je le considère comme un arthritique al)-articulaire, comme un arthritique cérébro-spinal.

OBSERVATION LXXXVII (Ch. Liégeois. — Mém. cité, page 147).

Accès d’Angine de Poitrine consécutif à une contrariété chez une femme à la fois neurasthénique et arthritique.

Clémence F..., âgée de 35 ans, est une grosse fermière qui, mariée à 21 ans, est mère de deux fils dont l’un est hydrocéphale et dont l’autre n’a pas grande intelligence.

Son père était alcoolique, sa mère est morte asystolique à G5 ans, après avoir eu pendant longtemps des signes d’insuffisance mitrale, consécutive à deux atteintes de rhumatisme articulaire aigu. — Une de ses sceurs a évacué l’an dernier, après des paroxysmes très douloureux de coliques néphrétiques, un gravier unique gros presque comme un pois.

Cl. F..., que je soigne depuis sept ans, est très nerveuse, s’impatientant pour le moindre motif; calomniant tout le monde, pensant qu’on lui en veut, qu’on la traite de paresseuse, etc. Do temps à autre, elle a eu des douleurs dans les membres (mélalgie) ou dans les jointures (arthralgies) et fréquemment dans les parois de l’abdomen.

DE l’angine de POITIUNE

Elle a (léjA eu (rois accès de coli<iues liépali(jucs ; à la suite d’uue crise, nous avons recueilli un gros calcul urique.

Or, celle arthrilique neurasthénique a éprouvé celle année, le 12 juin, à cinq heures du soir, un accès d’Angine de Poilrine ayanl pour cause occasionnelle le chagrin qu’elle avait de ne pas voir son mari qui travaille au loin, revenir comme il l’avait promis. L’accès dura au moins une heure. Clémence F... croyait que des chiens lui mordaient le cœur, elle n’avail pas la force de crier, elle j)cnsait que c’élait sa dernière heure, elle avait mal en même temps jusque dans l’épaule gauche et le })etit doigt de la main gauche.

2® Forme. — Angine de Poitrine compliquant un Rhumatisme

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