INTRODUCTION. XXV
connaît les effets de l'émétique, de l'huile de croton, de l'ortie, etc.
Des irritations prolongées ou souvent répétées, produites par des agents chimiques ou mécaniques, peuvent entretenir dans le tissu cutané un état fluxionnaire, qui devient chronique et s'y traduit par des lésions de formes variées.
9° En dehors de ces affections, développées sous l'influence des causes diverses que nous venons d'indiquer, et dont la plupart sont accidentelles ou passagères, reste le groupe des maladies herpétiques proprement dites.
Étudiant comparativement ces différentes formes de lésions cutanées, on a déjà trouvé, dans un certain nombre d'entre elles, des caractères distinctifs qui permettent de l'iMiionter de la manifestation à la cause ; des recherches attentives, conduites dans cette direction, feraient peutêtre saisir des nuances méconnues par les médecins qui se sont placés à un point de vue purement anatomi- (pie (1). L'observation finira probablement par assigner aux dermatoses scrofuleuses, rhumatismales, dartreuses, des caractères différentiels qui les sépareront nettement des autres affections cutanées, comme on en a déjà séparé les syphilides (2). Ainsi on peut dire déjà d'une
(1) Les ophthalmologistes ont essayé de réaliser cette analyse pour les maladies oculaires; tout en prenant Tanatomie pour base de leurs divisions, il ont étudié chaque affection de l'œil dans ses conditions pathogéniques, et ils ont trouvé des différences symptomaliques, correspondant à la diversité des causes.
(2) J'ai admis, avec un grand nombre d'auteurs, que certaines dermatoses dépendent de la scrofule, du rhumatisme, etc. On pourrait se demander, cependant, si les éruptions auxquelles on assigne cette cri-