INTRODUCTION. XXXI
mais le foie et les autres organes de l'appareil digestif, dont les troubles fonctionnels ou les lésions peuvent coïncider avec l'herpétisme.
L'école physiologique , s'emparant de ce fait, et le systématisant à son point de vue, avait rangé les maladies dartreuses parmi les nombreux effets de la gastrite et trouvait dans la théorie des irritations sympathiques le lien pathogénique (|ui unissait ces deux états morbides.
Une autre doctrine, empruntée aux idées humorales de l'antii^uité, a été soutenue avec talent par le docteur Camus dans une thèse récemment présentée à la Faculté de médecine de Paris (1). S'appuyant sur l'autorité d'Hippocrate et de Bâillon, le jeune auteur s'eflTorce d'établir qu'un grand nombre de maladies cutanées ont pour origine des affections viscérales. Le premier effet de ces affections serait une altération dans la constitution des humeurs : soit qu'occupant un des organes de l'hématose, elles en troublent les fonctions et laissent subsister dans le sang des matériaux destinés à être éliminés; soit qu'elles ajoutent à ce fluide certains produits morbides. Ces matières trouveraient dans la peau un émonctoire; mais, en traversant les organes sécréteurs de cette membrane, elles y produiraient une irritation qui se traduirait par des lésions de formes diverses.
On conçoit à la rigueur qu'on puisse tenter d'expliquer ainsi les éruptions qui succèdent à l'absorption de
(1) Thèses de Paris, 10 mai 1856.