XXXII INTRODUCTION
principes toxiques ou virulents, ou celles qui accompagnent l'ictère; mais cette théorie repose sur une hypothèse qui se refuse à toute démonstration.
Il est permis d'admettre que les altérations des organes intérieurs puissent retentir sur le tégument externe, de même que les troubles fonctionnels de la peau deviennent souvent la cause d'affections internes. On voit, en effet, certaines dermatoses se développer consécutivement à d'autres maladies , persister pendant la durée de celles-ci et ne disparaître qu'avec elles ; mais le lien de cette sympathie, le mécanisme de cette influence réciproque se sont jusqu'à présent dérobés à notre connaissance. La concomitance de deux états morbides ne nous permet même pas d'affirmer qu'il existe entre eux un rapport de causalité : tous deux peuvent provenir et dépendre d'une cause commune.
Quoi qu'il en soit, la majorité des affections cutanées échappe à cette interprétation ; elles nous apparaissent, le plus souvent, comme l'expression primitive, comme la manifestation idiopathique d'un principe ou d'une disposition qui préexistait dans l'organisme, aussi inexplicable que d'autres conditions pathogéniques dont nous sommes conduits à admettre l'existence sans que nous puissions ni les saisir avec nos sens, ni leur assigner un siège dans l'économie. Nous désignons ce principe sous le nom de diathèse, mot vague qui exprime le fait dans son indétermination, san^'r'ieiî préjuger sur sa nature, et par cela même doit être préféré à tout autre ([ui mettrait une hypothèse très contestable à la place d'un résultat d'observation.