‹ Traité de l'angine glanduleuse et observations sur l'action des Eaux-Bonnes dans cette affectionChapitre 3 sur 45 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

acte son aptitude à être modifiée par certains agents pathogéniques, et contracte une immunité plus ou moins absolue contre leurs atteintes ultérieures.

D'autres affections, au contraire, ont leur racine dans l'organisme même, soit qu'elles procèdent d'une disposition primordiale, innée, soit qu'il faille imputer leur origine à des influences extérieures longtemps prolongées, à l'abus persévérant des facultés organiques, à des troubles violents et souvent répétés, causés par les emportements des passions ou par les douleurs de l'âme. On les appelle constitutionnelles pour exprimer qu'elles sont dues à une modification générale et profonde de l'être vivant : telles sont presque toutes les maladies chroniques (1).

On donne le nom de diathèses à ces conditions pathogéniques, à ces états morbides constitutionnels qui se révèlent par des manifestations le plus souvent multiples, successives ou simultanées. Les diathèses jouent dans l'étiologie des maladies chroniques un rôle dominateur: souvent originelles, comme implantées dans le germe lui-même par les êtres qui lui ont donné naissance, elles éclatent, sous l'influence de causes occasionnelles, avec

(1) Cette proposition, vraie d'une manière générale, comporte cependant des exceptions: ainsi, d'une part, certaines afTeclions accidentelles peuvent prolonger leur durée au delà des limites des maladies aiguës; et, d'autre pan, des afleclions constitutionnelles peuvent accomplir toutes leurs périodes dans un irès court espace de temps. Fnfin, certaines maladies, accidontollcs à leur origine, comme la syphilis, peuvent imprimer à l'économie une modification durable, quelquefois même indélébile ; et par leur marche, comme par leur influence héréditaire, elles se rapprochent des afTections diathésiques.

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