XX INTRODUCTION
contusion du sein peut devenir l'occasion d'une affection cancéreuse de cette glande; qu'un emplâtre irritant, appliqué sur la peau, y provoquera l'explosion d'une éruption dartreuse. Ces deux conditions, la faiblesse générale et une irritation locale, me paraissent être les causes prédisposantes ou occasionnelles les plus puissantes et les plus saisissables des développements diathésiques.
Quand il s'agit donc de prévenir une maladie dont on entrevoit l'imminence, de combattre les influences constitutionnelles, héréditaires ou acquises, qui y prédisposent; ou quand on cherche à limiter les progrès d'une affection diathésique déjà développée, il ne faut pas perdre de vue ces deux conditions, et l'on doit faire tous ses efforts pour y soustraire l'organisme. Elles deviennent la base des indications les plus importantes (1).
(1) Dans la phtliisie pulmonaire, par exemple, c'est en répondant à ces deux indications que l'Eau-Bonne, suivant moi, agit d'une manière si remarquable. Ainsi, d'une part en stimulant l'activité des fonctions nutritives, elle relève les forces, augmente la résistance de l'organisme, lui fournit, en quelque sorte, le moyen de lutter avec moins de désavantage contre l'action des causes morbifiques ; et, en réparant la faiblesse des malades, enlève àladiatlièse un de ses plus puissants auxiliaires. D'une autre part, cette eau a une action incontestable (*) sur l'état catarrlial, et sur la congestion pulmonaire qui compliquent la phthisie. Bien que ce catarrhe soit un phénomène secondaire, qu'il
(*) Cliez les phlhisiques soumis à l'usage des Eaux-Boimes ou voit le plus souvent l'expectoration changer de nature : les crachats, de verd?itres deviennent jaunes, puis blanchâtres ; en même temps, ils sont de plus en plus rares, après avoir commencé quelquefois par être plus abondants. L'élément catarrhal est donc profondément modifié par cette médication. Cette modification ne s'arrête pas à la membrane muqueuse, elle atteint souvent le tissu cellulaire sous-muqueux. ; ou voit alors diminuer ou disparaître les altérations de la sonorité, et les bruits morbides qui indiquaient l'état cungeslif du parenchyme pulmonaire.