EXAMEN DE TRENTE-CINQ CAS DE GUÉRISON
tunité de leur emploi qui jouent parfois le principal rôle dans la guérison des affections même les plus graves. — Disons cependant que presque toujours la médication a été plus ou moins complexe, en sorte que deux, trois, quatre et même cinq moyens ont été employés chez le même sujet.
Ce n'est pas seulement la nature, le nombre et la variété des agents qu'il faut considérer ici, mais bien encore leur emploi simultané, ou rapproché et coup sur coup. — Si quelquefois on a obtenu la guérison, malgré la lenteur du traitement, la maladie étant alors sub-aiguë et presque chronique; — beaucoup plus souvent, l'affection étant aiguë ou sur-aiguë et la suffocation très rapidement croissante, on n'a pu s'en rendre maître qu'en employant presque simultanément les moyens les plus énergiques.
Enfin, nous avons été frappé du rôle important qu'a joué ici la méthode directe de traitement, y compris les vésicaloires sur le cou.
Et cependant l'angine infiltro-laryngée ne résiste encore que trop souvent au traitement le plus énergique et le mieux combiné, et le malade est menacé de mort par suffocation si l'on ne pratique à l'air une route artificielle à l'aide de la bronchotomie ou de la sonde laryngienne. — Étudions maintenant ces deux moyens dilatoires.