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ment ou coup sur coup, plusieurs agents thérapeutiques. En sorte que souvent nous avons dû nous contenter de rechercher la valeur, non pas de tel ou tel d'entre eux, mais de telle ou telle médication complexe. — On conçoit dès lors l'empressement avec lequel nous avons accueilli et étudié quelques rares observations dans lesquelles nous voyions la maladie combattue par un seul de ces moyens.
L'examen des faits nous ayant conduit à reconnaître toute l'importance des agents thérapeutiques directs, ces agents ont très spécialement attiré notre attention. — Les scarifications des bourrelets en particulier ont été l'objet d'un long travail, et nous proposons pour les pratiquer, un instrument que nous appelons presso-scarificateur.
Mais le traitement dirigé contre l'affection elle-même n'échoue que trop souvent! La vie du malade ne dépend plus alors que de l'emploi de la bronchotomie ou de la sonde laryngienne. L'appréciation et l'application de ces deux opérations exigeaient de notre part une étude sérieuse.
Quelques recherches sur le cadavre nous ont permis, en particulier , de régulariser , mieux peut-être qu'on ne l'avait fait, le cathétérisme des voies aériennes.
Malgré la confiance que mérite en thérapeutique Yanalyse numérique, nous n'avons dû y recourir qu'avec la plus grande réserve. — Cette analyse ne peut en effet donner des résultats rigoureux qu'à la condition de s'appliquer à des faits à la fois nombreux et comparables. — Aussi nous sommes-nous en général contenté de quelques aperçus statistiques , sans même leur attribuer toujours une grande importance.
Si l'histoire générale de l'angine laryngée œdémateuse nous offre de l'intérêt, cet intérêt augmente lorsque nous considérons plus spécialement les variétés de l'affection ; car alors
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notre examen est plus clinique, et partant plus utile en pratique.
Ces variétés, nous les avons établies d'après le point de départ et la nature de l'infiltration; aussi diffèrent-elles le plus ordinairement les unes des autres par leur pronostic et par le traitement qui leur est applicable. — Et si quelques unes d'entre elles ne se présentent que très rarement, peu importe, puisque la considération du nombre des individus ne joue dans une classification naturelle qu'un rôle fort secondaire.
Ainsi , comme on le voit , la question importante était : Une infiltration aryténo-épiglottique étant reconnue avoir tel point de départ , en indiquer le pronostic et le traitement. Nous avons cherché à la résoudre autant que les faits nous l'ont permis ; tout en reconnaissant que nos conclusions à cet égard seront sans doute modifiées par des recherches ultérieures.
Quoique l'angine laryngée œdémateuse ne soit pas fréquente, les observations qui forment la base de notre monographie sont cependant au nombre de 274 , si nous y comprenons 29 faits qui nous ont servi à rédiger V appendice ou l'histoire de l'œdème laryngé, suite de brûlure de l'arrière-bouche.
Parmi ces observations il en est 15 inédites: — 8 d'entre elles nous ont été communiquées par MM. Lallemand, Velpeau, Martin-Solon, Nélaton, Robert, Morel-Lavallée, Bouchut, Piachaud ; — 7 autres ont été recueillies par nous-mêmes.
Il s'en faut de beaucoup que nos 274 observations soient complètes ; mais employées dans les détails qu'elles contiennent, elles nous ont toutes été utiles.
S'il en est quelques unes où la présence de l'infiltration des replis aryténo-épiglottiques ne nous ait pas été parfaitement démontrée, nous les avons toujours indiquées à part, en signa-
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lant positivement cette circonstance, — et elles n'ont jamais fait partie de nos résumés statistiques.
Nous avons d'ailleurs complètement rejeté, en raison de leur obscurité, plusieurs autres observations, malgré le titre d'angine laryngée œdémateuse , d'œdème de la glotte, sous lequel elles avaient été désignées.
Quelques faits parvenus trop tard à notre connaissance, sans nous être inutiles, n'ont pas cependant fait partie de notre analyse comparée. — Il en est même que nous n'avons pu signaler dans la bibliographie : ainsi les observations de MM. Debout (1), Dupuy (2), Henri Gintrac (3).
Dans le cours de ce traité , nous aurons très fréquemment l'occasion de citer en particulier telle ou telle observation ; le nom de l'auteur dont nous l'avons fait suivre permettra facilement au lecteur de remonter à sa source, s'il consulte la liste alphabétique de la partie bibliographique (p. 21 — 26). — Et lorsqu'un même auteur aura publié plusieurs observations, chacune d'elles sera désignée dans le texte par un numéro correspondant à celui de la liste dont nous venons de parler.
M. le docteur Louis, dont le jugement sévère et l'habileté clinique sont si hautement reconnus, a eu l'extrême bonté de lire notre manuscrit et de nous communiquer ses réflexions. Que M. Louis daigne agréer ici l'expression sincère de notre profonde et inaltérable gratitude.
(1) Bulletin de thérapeutique, t. XLII, p. 161.
(2) Journal de médecine de Bordeaux, IX- année, 1851, p. 12k; —Bulletin de thérapeutique, t. XLII, p. 164.
(3) Études sur les effets thérapeutiques du tartre stibié à haute dose, 1851, p. 71.
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CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES
Définition 1
Synonymie ib.
Classification 2
Historique 3
§ ï. Distinctions, descriptions générales (Hippocrate, Arétée, Celse, Cœlius Aurelianus, iEtius, Boerhaave et Van-Swieten, Hoffmann, Gullen, Borsieri) 3 — 8
§ II. Faits disséminés dans les écrits des xvie, xvne et xvine siècles (Lanfranc, Benivenius, Brasavole, Fernel, Duret, Rodrigues a Fonseca, Tulpius, Sydenham, Verduc, Van-Swieten, Mead,
Tissot, Vidal, Houdry , Ferrière. Maladie dernière de
Washington) 9 — 14
§ III. Morgagni, Bichat 15 — 17
§ IV. Bayle (p. 3), Finaz, Tuilier, Lisfranc, etc 17—18
Bibliographie 19
1° Divers écrits antérieurs au mémoire de Bayle ib.
2° Mémoires, recherches, considérations, etc ib.
3* Thèses, dissertations 20
■4° Dictionnaires, Compendiura, Gyclopedia ib.
5° Traités de médecine ib.
6° Traités de chirurgie 21
7° Observations 21—26