‹ Traité de l'angine laryngée oedémateuseChapitre 49 sur 150 · XXV · texte numérisé non relu

XXV

Malgré la fréquence de l'anasarque , de l'hydropisie des grandes séreuses par suite de V affection de Bright , nous ne connaissons qu'un seul exemple d'œdème laryngé survenu dans une semblable circonstance. Il est rapporté par le docteur Auvert.

Une femme âgée de vingt-sept ans, mal réglée et atteinte de palpitations avec œdème des extrémités inférieures, ayant marché nupieds et mal vêtue sur un sol humide, fut affectée d'une anasarque universelle ; et bientôt, on reconnut tous les signes de la maladie de Bright; l'urine en particulier était rare, sanguinolente, et fournissait de l'albumine par l'acide azotique. Alors survint un œdème laryngé promptement mortel. — A l'ouverture du cadavre : « Larynx, a posticis per longitudinem scissus mucosam partim baseos epiglottidis rimae glottidis aversse, partim eamdem ab epiglottide cartilagines arytenoideas versus progredientem sublevatam in bullas serositatis flavicantis plenam redactam visui committit ; reliqua pars mucosse , laryngem et bronchia vestientis, pallida, exsanguis quasi infiltrata cernitur, rarisque dendroideis injectionibus vasorum notata detegitur ; pulmones serositate infiltrati, œdematosi, aeri vix pervii inveniuntur. ...Renés volumine aucti scissuris ad superficiem suam notati hinc inde vesiculis hydatiformibus insigniti anatomica ^criteria morbo Brightii propria ad transverse scissam substantiam visui nostro exponunt. »

Y aurait-il eu albuminurie chez les malades qui furent atteints d'angine œdémateuse pendant la durée d'une anasarque scaiialineuse ? Nous ne pouvons, faute de détails, répondre à celte question ; tout ce que nous dirons, c'est que l'urine de l'un d'eux n'était pas albumineuse.

ÉTIOLOGIE.

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