AGE
Report. 50 cas.
De 25 à 35 ans 37 —
De 35 à ^5 — 23 —
De U5 à 55 — 22 —
Au-dessus de 75 ans 3 —
Et maintenant il est 66 autres sujets dont l'âge, il est vrai, n*a pas été formulé, mais qui cependant avaient bien certainement dépassé l'enfance.
Dès lors, nous voyons que, sur 215 cas d'angine œdémateuse, 198 concernent des jeunes gens au-dessus de 15 ans, des adultes ou des vieillards; — 5, des sujets de 10 à 15 ans, — et 12, des enfants de 10 ans et au-dessous. — Il est remarquable que nous ne trouvions ici aucun enfant âgé de quelques mois, de 1 ou de 2 ans.
Ainsi, l'angine infiltro-laryngée, fort rare chez les très jeunes enfants (1), est devenue moins rare de 5 à 15 ans; — puis tout à coup de 18 à 35 ans, elle a passé à un chiffre beaucoup plus élevé, et nous a offert son maximum de fréquence ; — au delà de 35 ans, elle a diminué; — niais c'est surtout au delà de 55 ans que cette diminution est devenue frappante ; en sorte que la maladie a passé brusquement du chiffre 22 à ceux de 9, 5 et 3. Il est vrai que, dans une population, les vieillards sont beaucoup moins nombreux que les adultes. — C'est donc de 18 à 50 ans, et surtout de 18 à 35 ans, que l'angine œdémateuse a été le plus fréquente.
Il importe d'examiner collatéralement, d'une part, l'âge des malades, et de l'autre, les diverses affections auxquelles l'angine œdémateuse a été liée.
Et d'abord, sur 12 enfants de quelques jours à 10 ans, il en est 10 qui étaient déjà malades lorsque l'angine œdémateuse est sur-
(1) Jamais Guersant ni M. Blache n'ont observé la laryngite sous-muqueuse chez les enfants; ils ont quelquefois rencontré l'œdème du larynx comme accident ultime de l'anasarque. (Dictionnaire répertoire, t. XVII, p. 571.) — MM. Rilliet etBarthez n'ont pu recueillir que deux faits de laryngite sousmuqueuse ; ils disent que leurs recherches les ont également convaincus de la rareté de cette affection. (Traité des maladies des enfams, 1. 1, p. £29.)
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venue. Sous ce rapport, les enfants se sont rapprochés des vieillards ; car ces derniers étaient tous déjà malades depuis un temps plus ou moins long lorsque l'angine œdémateuse les a atteints. Chez les enfants dont nous parlons, l'œdème du larynx a été subordonné, ou plus ou moins intimement lié : à une angine gutturale simple (2 fois); — à une angine gangréneuse; — à une laryngite aiguë (2 fois) ;— à une infiltration purulente de la région sous-maxillaire, suite de rougeole, et avec tubercules pulmonaires; — à un érysipèle de la face, avec pneumonie lobulaire, suite de rougeole ; — à un érysipèle ambulant dans le cours d'une pneumonie ; — à l'anasarque scarlatineuse (3 fois) ; — à l'anasarque suite de miliaire? — à l'endurcissement du tissu cellulaire , avec ecchymose voisine du larynx, chez un nouveau-né. — Signalons ici la rareté de l'angine gutturale, et, au contraire, la fréquence de l'anasarque; et ajoutons que l'œdème, borné à Y intérieur seulement du larynx, a été plusieurs fois observé chez des nouveaux-nés atteints d'endurcissement du tissu cellulaire.
1 Vers 15 ans, la fièvre typhoïde a commencé à jouer un rôle dans le développement de l'angine œdémateuse. — De 15 à 20 ans, cette angine a été plus spécialement subordonnée à l'inflammation aiguë de la gorge, à la laryngite érythémateuse et à la fièvre typhoïde. — De 20 à 30 ans, nous retrouvons ces trois mêmes affections, et plus particulièrement la fièvre typhoïde. — De 30 à 40 ans , l'influence de la fièvre typhoïde disparaît ; mais elle est remplacée par celle de la laryngite chronique ; l'inflammation de la gorge restant toujours assez fréquente. — Au delà de U0 ans, l'angine œdémateuse reconnaît pour point de départ surtout l'inflammation gutturale et la laryngite chronique. — Inutile d'ajouter que l'œdème laryngé lié aux maladies organiques du cœur, aux tumeurs par dégénérescences, aux cachexies cancéreuse, scorbutique, ou consécutif à des plaies du cou , n'est apparu que chez des individus déjà plus ou moins avancés dans la vie.
Si nous remarquons que les laryngites chronique et crico-nêcrosique aiguë ne s'observent pas chez les enfants , nous nous rendrons compte, en partie du moins, de la rareté de l'angine œdémateuse à cette époque de la vie. Nous disons en partie, car en voyant l'inflammation aiguë de la gorge ou du larynx très fréquente chez les enfants ne point être alors suivie d'œdème laryngé et en devenir