‹ Traité de l'angine laryngée oedémateuseChapitre 88 sur 150 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L'examen auquel nous venons de nous livrer démontre que le diagnostic de l'angine infiltro-laryngée doit être fondé, non pas isolément, mais à la fois : sur l'étude des circonstances qui ont présidé au développement de la maladie; — sur son mode d'invasion — et sa marche ; — sur les troubles fonctionnels qu'elle détermine; — sur l'exploration à l'aide de la vue et du doigl de l'arrièrebouche et de l'épiglotte ; — mais principalement sur le toucher des replis aryténo-épiglottiques. Ce dernier mode d'exploration, lorsqu'il réussit, non seulement fournit des renseignements précis, mais encore les donne à Y instant même. .Aussi avons-nous insisté avec le plus grand soin sur tout ce qui le concerne.

Mais le toucher , pour être efficace , doit être pratiqué avec méthode, — avec une grande attention, — et aussi avec une connaissance exacte des différents obstacles matériels placés au sommet du larynx ou dans son voisinage, et qui peuvent, aussi bien que les replis aryténo-épiglottiques infiltrés, s'opposer au passage de l'air; autrement, au lieu d'un signe patkognomonique, il ne fournirait lui-même que des renseignements infidèles et deviendrait ainsi la cause de très graves erreurs.

Rappelons en effet que le doigt peut rencontrer, non pas les bourrelets ary-épiglottiques, avec les caractères qu'ils présentent dans

l'angine infiltro-laryngée, mais des replis cancéreux; — les cartilages aryténoïdes prives de leur point d'appui; — Yépiglotte isolément infiltrée ou en partie détachée par un instrument tranchant;

— la luette tuméfiée et considérablement allongée ; — le prolongement en bas et en dedans de l'extrémité inférieure des amygdales;

— la saillie d'un abcès opistho-pharyngien ; — un polype implanté sur le sommet du larynx ou dans son voisinage; — enfin, un corps étranger venu du dehors ou de l'économie elle-même.

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