ARTICLE PREMIER. — PROPORTION GÉNÉRALE DE LA MORTALITÉ
Sur 213 malades atteints d'angine infiltro-laryngée, 158 ont succombé, malgré la bronchotomie pratiquée 30 fois; — et 55 ont guéri; mais il a fallu recourir à la bronchotomie chez 20 d'entre eux ; les 35 autres ont guéri sans cette opération.
Ainsi la mortalité a été des 3/4 environ, et la guérison de 1/4 environ. — Sur 50 bronchotomies, il en est 30 qui ont échoué.
Nous ne pouvons nous faire, d'après ces chiffres, une juste idée de la mortalité réelle de la maladie, ne sachant pas si les auteurs i qui nous ont fourni le plus grand nombre des observations que nous avons analysées ont publié plutôt les cas de guérison que les cas de mort. — Néanmoins , l'angine infiltro-laryngée doit être considérée comme l'une des maladies les plus graves qui puissent affecter l'économie.
La mortalité que nous venons de signaler est beaucoup moins élevée que celle que Bayle a observée, puisque cet auteur a vu succomber 16 malades sur 17. — ■ Mais, sous la dénomination d'angine infiltro-laryngée, nous comprenons, entre autres variétés, de nombreux cas d'infiltration subordonnée à une phlegmasie gutturale aiguë. Or, dans cette forme de l'affection, la mortalité est, comme nous allons le voir, beaucoup moins considérable que dans les formes ou variétés plus spécialement indiquées par Bayle.