‹ Traité de l'apoplexie ou hémorrhagie cérébrale; considérations nouvelles sur les hydrocéphales, description d'une hydropisie cérébrale particulière aux vieillards récemment observéeChapitre 29 sur 32 · HYDROCÉPHALE PASSIVE OU CHRONIQUE · texte numérisé non relu

HYDROCÉPHALE PASSIVE OU CHRONIQUE

Décrite pour la première fois.

L'atonie des vaisseaux exhala ns et absorhans est la cause immédiate de cette hjdropisie , pag. 117. = Toutes les circonstances capables d'amener cette atonie doivent, d'après cela, déterminer l'hydrocéphale chronique. = Expériences qui prouvent que la prédominance de la partie blanche du sanç sur la partie rouge peut encore être la cause première de celte hjdropisie, note, 118. r= Cette maladie est extrêmement commune, rr Elle a été méconnue jusqu'à ce jour; aucun ouvrage sur les hydrocéphales n'en fait mention : une observation plus attentive et des circonstances aussi favorables que celles où l'auteur s'est trouvé n'auraient sans doute pas manqué de la faire reconnaître, 119. — Cette hydrocéphale n'est pas toujours au-dessus des ressources de l'art , mais ce n'est guère qu'en ville qu'on peut la guérir.» 120.

Causes, pag. 121. r=r Toutes les causes de l'hydrocéphale chronique sont de nature aslhénique. = Les vieillards décrépits et les sujets aiYaiblis sont ceux qu'elle

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atteint de préférence. = Elle succède quelquefois à îa suppression d'anciens écoulemens. ^=z Obseivatioji de guérison d'une hydrocéphale chronique qui avait été déterminée par la suppression d'un écoulement nasal très-ancien , note , 122,=: Cette hydropisie est encore parfois consécutive à des anévrismes passifs du cœur , à diverses maladies organiques du cerveau , etc. , ibid.

Symptômes , pag. 124. ■=. Le début de Thydropisie est toujours très-lent, et sa marche progressive; les signes de la compression cérébrale ne se dessinent que par degrés, zz: L'un des symptômes les plus constans est l'espèce de sensation qu'éprouve le malade de îa chute d'un liquide de la tête dans le dos. L'auteur a guéri une hydrocéphale où ce symptôme était prédominant, note 5 125. =z L'état du malade s'aggrave à mesure que l'épanchemenl cérébral augmente. = Arrive enfin une époque où les fonctions du cerveau sont totalement empêchées* Le malade s'éteint alors pour ainsi dire par degrés? 126.

Durée et terminaison ^pag. i2y.rrrLa mort est la terminaison la plus fréquente de l'hydrocéphale chronique , surtout lorsqu'elle affecte des vieillards très-décrépits. Cette terminaison fâcheuse est loin d'être subite quelquefois' le malade vit encore deux ou trois ans. rr: Le rétablissement est de même très-lent et progressif ; rarement Thydropisie se jnge promptement par une évacuation critique, rr: Guérison d'une hydrocéphale chronique par une superpurgalion que détermina un purgatif drastique , note , ibid.

Autopsie cadavérique , pag. 128. zs Une énorme quantité de sérosité engoue les ventricules, tantôt également 9

tantôt inégalement , et est répandue à la base du crâne. L'épanchement est limpide, l'arachnoïde n'est point altérée , ibid.

Diagnostic , pag. 129. =11 est impossible de confondre l'hydrocéphale passive avec l'apoplexie active et l'hydrocéphale aiguë, mais elle a une très-grande ressemblance avec, i.° le ramollissement essentiel du cerveau ; 2.°avec d'anciens caillots apoplectiques ; 3.° avec l'apoplexie passive ; 4.0 avec les ramollissemens cérébraux et épanchernens séreux consécutifs à l'hémorrhagie cérébrale. '•=—. Il faut avoir une grande habitude d'observer l'hydrocéphale chronique pour la reconnaître à son début 5 à une époque plus avancée le diagnostic est assez facile, ibid.

Traitement , pag. i3o.=:Le traitement a d'autant plus de succès qu'il est appliqué plus tôt. =z De tous les moyens curatifs, le plus puissant est l'établissement d'un exuloire à la nuque. = Autres remèdes également avantageux, moxas sur les sutures, potions excitantes , frictions mercurielles , purgatifs, etc. = On ne doit supprimer les exutoires que lorsque le malade est parfaitement guéri , ibid.

Observation détaillée et très-remarquable d'une hydrocéphale chronique, pag. i5i.

Art. xi. MALADIES QUI PEUVENT COMPLIQUER L'APOPLEXIE.

La fièvre, comme complication de l'apoplexie, n'est pas aussi rare que le pensent quelques auteurs , pag. i34* ~La fièvre dite inflammatoire existe toujours au début

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de l'apoplexie active, et dure autant que la congestion cérébrale. — La forme bilieuse que revêt la fièvre, dans quelques cas , à une époque plus avancée , est le plus ordinairement due à la coexistence de la gastrite. Cette inflammation est bien moins rare qu'on le croit, i55.~ La fièvre ataxique et les symptômes nerveux dépendent presque toujours de la concomitance de l'arachnitis, ibid. = L'adynamie vraie, compagne inséparable de l'apoplexie passive, ne complique jamais l'apoplexie active, ïl faut bien s'attacher à distinguer cette advnamie véritable de cet état de simple oppression des forces qui s'observe dans quelques apoplexies actives, i56. zz: L'hydrocéphale essentielle aiguë est une complication fréquente de l'apoplexie sthénique, ibid. —De toutes les complications de l'apoplexie , aucune n'est plus fréquente que Fanévrisme actif du cœur, i^j.

Art. xii. PROGNOSTIC.

Le degré de gravité de l'apoplexie est toujours relatif au volume de l'épanchement, au lieu qu'il occupe, et à l'étendue de la désorganisation cérébrale, pag. i3y. zr Autres circonstances qui font encore varier le prognostic,

ibid.

Prognostic relatif, i.° à la quantité de sang épanché , pag . i38. zz C'est sur le plus ou moins de volume de l'épanchement qu'est fondée la division de l'apoplexie en légère ou faible , et en grâce ou forte , ibid.

2.0 Au, siège de l'épanchement , pag. i38. zz En général , plus répanchement est situé près de la surface du cer-

veau, moins l'apoplexie est grave. — Les apoplexies du cervelet et de la protubérance annulaire sont mortelles, ibid.

3.° A la constitution individuelle^ pag. i38.— L'apoplexie constitutionnelle est plus grave que l'apoplexie accidentelle , ibid.

4-° A l'âge, pag. 1 3g. = L'apoplexie des vieillards décrépits est plus fâcheuse que celle des adultes ( toutes choses égales d'ailleurs ) , ibid.

5.° A la saison et à la constitution atmosphérique , pag. j3c). Ces circonstances ont peu d'influence sur la gravité de l'apoplexie , ibid.

6.° A la nature des causes.,pag.ïZc$.— Si la cause de l'apoplexie était facile à détruire, on aurait Lien plus d'espoir de guérison que dans le cas contraire. := Lorsque l'épanchement apoplectique très-considérabîe est totalement achevé, il importe peu de savoir si la cause est facile à enlever ou non , ibid.

y.0 Au caractère actif ou passif de Vhémorrhagie , pag. 140.= L'apoplexie active est moins grave que l'apoplexie passive. ■=. L'hémorrhagie active par exhalation est encore moins grave que celle par rupture des vaisseaux, ibid.

8.° Au rang numérique de l'attaque, pag. i4ï.=Toulcs choses égales d'ailleurs, les premières attaques d'apoplexies sont moins graves que les suivantes, ibid.

9.0 A la période de V attaque , pag. 141.— Une apoplexie est d'autant moins dangereuse qu'elle est traitée plus tôt ? ibid.

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io.° A V intensité et aux espèces de symptômes , pag. 142. = La persistance des symptômes pendant plusieurs jours sans aucune rémission est d'un présage sinistre. ■=: Symptômes d'un fâcheux caractère. rz Symptômes avantcoureurs delà mort.zzExplication de la slerteur ; extrême gravité de ce symptôme, note-, i42« = Symptômes d'un heureux présage , 143.

it.° Aux complications , pag, r^.—La fièvre inflammatoire, au début, annonce tantôt une forte congestion cérébrale ; d'autres fois elle indique la coexistence d'une phlegmasie, r=r La complication de la gastrite est nonseulement grave par elle - même , mais encore parce qu'elle contrarie le traitement de l'apoplexie. == L'état adynamique est la plus fâcheuse des complications, rr En général, la fièvre est très-rarement favorable, i44«

I2.Q Enfin aux accidens consécutifs, pag. 744-= Parmi les accidens consécutifs , on note comme les plus graves , l'hémiplégie complèle avec dessèchement des membres, la perle de la vue , etc. Un léger engourdissement , un simple embarras dans la prononciation , etc. , sont bien, moins inquiélans, ibid.

Art. xiii. TRAITEMENT.

Divisé en curatif et préservatif ', pag. 145.

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