TRAITEMENT DE L’EMPOISONNEMENT PAR LE CYANURE DE MERCURE
Il est inutile d’administrer l’albumine dans cet empoisonnement, car elle ne précipite par le cyanure de mercure ; mais, après avoir fait vomir par la titillation et les boissons données en abondance, on pourrait faire prendre le sulfure de fer hydraté , et plus tard les émollients et les calmants.
Tout ce que nous venons de dire ; suflit pour indiquer ce qu’il y aurait à faire pour combattre et constater la présence des autres préparations mercurielles comme les oxydes, les sulfates, nitrates, etc.
Enfin , nous devons signaler les accidents produits par les vapeurs mercurielles , et auxquels sont sujets les doreurs par la voie sèche, les constructeurs de baromètres et de tliermomètres, les ouvriers travaillant aux mines de mercure, etc. Le mercure métallique introduit dans l’économie animale agit comme poison toutes les fois qu’il séjourne assez de temps dans le canal digestif pour être transformé en bichlorure. On a rapporté bien des faits constatant l’absorption rapide du mercure métallique , mais la plupart de ces faits sont infirmés. Ceux rapportés par M. Calson méritent peu de confiance , et les expériences signalées par cet auteur ont été répétées bien des fois , et toujours avec des résultats négatifs. Nous n’insisterons pas sur ce point. Contentons-nous de dire que les accidents dominants dans les cas d’empoisonnement par les vapeurs mercurielles sont le gonflement des gencives avec ulcération , le tremblement mercuriel , etc. Les contre-poisons sont sans action dans ce cas : il faut faire cesser la cause des accidents , administrer les calmants et les émollients.
ABRÉGÉ DE TOXICOLOGIE