‹ Traité de l'art de formulerChapitre 190 sur 228 · CYANURE DE MERCURE · texte numérisé non relu

CYANURE DE MERCURE

Le cyanure de mercure correspond par sa composition au bichlorure. Ce sel est un des poisons les plus énergiques ; mais la dilliculté que l’on éprouve il se le procurer est la cause de la rareté des empoisonnements au moyen de ce composé mercuriel.

Le cyanure de mercure cristallise en longs prismes quadrangulaires coupés obliquement. Chauffé dans un tube, il fournit du cyano(jcne , du mcrc.ure métaUUnic et un produit noir qu’on a appelé paracyanogène. Sa dissolution n’est troublée ni ]iar la potasse , ni par l’ammoniaque , ni par l’iodure de potassium , ce qui le distingue essentiellement des autres composés mercuriels ; mais l’acide sulfliydrique et les sulfures y produisent du sulfure de mercure, d’abord jaune, passant au noir par i n excès de réactif comme le ferait le bichlorure ; la lame de cuivre, la pile de Smithson, etc., déterminent la précipitation du mercure métallique ; l’azotate d’argent forme avec le cyanure de mercure un précipité blanc cailleboté insoluble dans l’acide azotique froid, mais se dissolvant dans l’ammoniaque et dans

ABRÉGÉ DE TOXICOLOGIE. 31J

l’acide azotique bouillant, et dans ce dernier cas , avec dégagement d’acide ryanliydrique. Ce cyanure d'argent chaufl’é donne de l’argent métallique et du ajanogène facile à reconnaître , en ce qu’il brûle avec une flamme pourpre , et en ce qu’il est absorbable par la potasse.

Reclierclirs médico-légales. On opérerait, comme nous venons de le dire pour le sublimé. Si le cyanure de mercure était mêlé à du vin ou à tout autre liquide, ou le séparerait au moyen de l’éther. -

Page 1