E.MPOISON.NEMENT PAR LA CANTHARIDE ET LA CAMUARIDIXE
Les cantharides , canlhat'is vesicatoria , melœ vesicatotdus , bjtta vesicatoria, sont des insectes de l'ordre des coléoptè7-es de la section des hété/'o/nè/'es et de la famille des trachélides.
Ces ii»ectes réduits en poudre et celle-ci introduite dans l’estomac, ou appliquée sur la peau et sur le tissu cellulaire, est un poison des plus énergiques, et porte son action principalement sur la vessie et sur les organes génitaux; la propriété dél'Hère doit être attribuée à la ca7Uharidi/ie , â un p/ bicipe colatil huilruj-, et probablement â ba matière noire. En elVet, les expériences de M. Orfila ont prouvé que ï huile verte, que la matière jau/ie, soluble dan.s l’alcool, et la poudre de catilha/-ides
ABRÉGÉ DE TOXICOLOGIE
épuisée par l'eau, ne jouissaient d’aucune propriété vésicante; la poudre de cantharides, privée de son principe volatil, mais contenant encore la cantharidine, agit comme caustique, moins cependant que la poudre ordinaire; ie.s extraits de cantharides qui contiennent la cantharidine, mais qui ne renferment plus de matière volatile , sont encore très-actifs ; mais ils le seraient plus s’ils n’étaient privés du principe volatil. Les corps gras dissolvent les principes vénéneux des cantharides; l'huile d’amandes douces , que l’on a fait digérer avec les cantharides, donne une huile qui, injectée dans les veines, porte son action sur le système nerveux , et surtout sur la colonne vertébrale.
Symptômes de l'empoisonnement par les cantharides. Odeur forte, infecte, saveur âcre, désagréable, vomissements abondants , déjections copieuses, souvent sanguinolentes. Vives coliques, ardeur de vessie, urine qucUjuefois sanguhiotente , priapisme opiniâtre, pouls accéléré, dur, respiration accélérée, pénible, soif très-vive ou horreur des liquides, convulsions, tétanos, délire, etc. En outre, si la poudre de cantharides a été appliquée à l’extérieur, il peut y avoir gangrène des parties.
Lésions. Introduites dans l’estomac sous la forme de poudre , les cantharides produisent souvent à la surface interne du canal digestif des tubercules fongueux , des varices , des taches formées par du sang extravasé. L’inflammation de la muqueuse vésicale n’a lieu que lorsque le malade succombe après deux ou trois jours d’empoi-sonnement. On ne la trouve presque jamais chez la femme. D’ailleurs , elle disparaît après quatre ou cinq jours d’inhumation. Chez l’homme, cette inflammation a souvent produit la gangrène du pénis. Dans les cas d’autopsie , faite vingt-quatre heures après la mort , l’existence de cette inflammation peut être d’un grand secours toutes les fois qu’il sera constaté qu’elle n’est pas due à un cancer, ulcère de la verge , à la gangrène du rectum après l’opération de l’hydrocèle , à une infiltration urineuse, suite de la rupture de l’urètre. Dans le cas où la poudre de cantharides a été appliquée â l’extérieur, il y a infiltration de la partie. En général , la vessie et les organes génitaux sont phlogosés , mais on ne trouve généralement pas de lésions du canal digestif.
Traitement de l'empoisonnement par les cantharides. On provoque les vomissements en administrant une grande quantité de boissons mucilagineuses tièdcs. On fera prendre des bains tièdes, on injectera dans la vessie des liquides adoucissants. L’inflammation gastro-intestinale est combattue par les fomentations , les cataplasmes émollients , les saignées générales et locales. Si l’inflammation est très-vive , on prescrit le
ABRÉGÉ DE TOXICOLOGIE
camphre h l’inténeur seul
FS c™phré?/nv^^^
î-om“L“ eS“:‘o“ toa prendra des des tisanes émollientes "'.‘i** 'J
îlL^tn fera des fomentations
SSS« ,ncMc^mies. U coloration des ély très,
issafiSsfe
de points brillants à reflet métallique. Les cantl^^^^^ dent une odeur caractéristique
l’alcool, on peut obtenir la cuTi^/iaruitne, <1^ est en lames
cées insolubles dans l’eau, «ol^^es dans es hu les et vo^a
tiles; elle est fusible à 210». Chauffée plus fojt^
pose et se sublime en partie sous forme d®.Pf ' co-
i,as acide.s chlorhydrique et azotique la dissolvent sans la co
iSer, tandis que l’acide sulfurique se colore en la
potasse et la soude, en solution pc« conf
Dissoute dans un peu d’huile et cantliaridine à
duvt une vésication. On peut encore
l’aide de l’éther, mais il n’est pas indispensable d isoler ceue
Lbstance iiour conclure à ^empoisonnement par
surtout si l’on est parvenu à recueillir des débris d élytres.