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PREMIÈRE SECTION

Cette première section comprend : la scillc, Vœnanthc, l'aconit , la vératrinc, le colclmiuc, la belladone, \Qdutam, le tabac , la digitale, les dicerses ciguës, le laurier rose, la rue , et le ajanure d'iode.

Symptômes produits par ces poisons. L’action vénéneuse de. ces substances se manifeste par des convulsions des muscles de la face et des membres, par le délire, des cris aigus, par la dilatation de la juipille, qui cependant peut être quelquefois contractée ou dans l’état naturel. Le pouls éprouve des changements trè.s-variables; il y a des douleurs abdominales, des nau.sées, dos vomissements opiniAtres, des déjections alvines; quelquefois on observe une espèce d’ivresse, de l’abattement, de l'insensibilité, et un tremblement général.

Lésions. Les poi.sons de cette section enflamment les partie.s qu’ils touchent : on remarque surtout des altérations profondes

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dans les poumons , le sang et le sj-stènie nerveux , sur lequel ils agissent plus spécialement apn'îs avoir été absorbés : action à laquelle on doit attribuer la mort, et non à l’action irritante

locale. , „ V

Traitement. On administrera l'émétique à la dose de 0,10 à 0,15 centigrammes quand le poison n’aura pas été administre depuis longtemps ; on pourrait aussi faire prendre la poudre d’ipécacuanha à la dose de 1 5 2 grammes ; on aidera 1 action du vomitif en titillant la luette. Ces évacuants agissent de deux manières: d’abord en expulsant le poison ingéré, ensuite en contre-balançant son action stupéfiante. Si au contraire il s est écoulé quelque temps depuis l’ingestion du poison , on administrera des lavements purgatifs ou un éméto-cathartique composé de 0,15 centigrammes d’émétique et de 30 t'i 50 grammes de sulfate de soude. Si à cette'époque U se manife.ste des symptômes de congestion cérébrale, on pratiquera une saignée, (jui pourra être renouvelée selon les forces du malade et les bons effets qu’on en aura obtenus. On fera prendre ensuite de l’eau vinaigrée ; mais cette boisson serait nuisible avant 1 évacuation du poison , parce qu’elle n’aide pas les vomissements et qu’elle favorise l’absorption du poison. Plus tard enfin , il n’y aurait plus qu’à calmer l’irritation produite au moyen des boissons mucilagiueuses, et l’application des sangsues sur r^Jjdomen.

Quoiqu’il soit bien rare que l’empoisonnement soit produit par l’application externe ces substances, nous ajouterons que dans ce cas le traififiment serait le môme , à l’administration des évacuafits "jirès. On devrait aussi s’opposer à l’absorption par l’application de ventouses, et par des ligatures.

bous terminerons cet article en donnant quelques renseignements sur quelques-unes des substances comprises dans cette classe, et qui sont le plus souvent la cause d’empoisonnement.

BEIXADOXE.

La belladone {atropa bellndonn, so\&nées. Cette plante doit son action à l’atropine : alcaloïde qui se trouve répandu dans toutes les parties de la plante ; elle se pré.sente sous forme de prismes soyeux transparents , peu solubles dans l’eau , .solubles au contraire dans l’alcool et l’étlier. Chauffée en vase clos, l’atropine se volatilise; au contact de l’air elle brunit , s’enflamme sans laisser de résidu. Elle forme avec les acides des sels cristallisables qui précipitent qu jaune citron par le chlorure d'or, en isaheUe par le chlorure de platine , en blanc par

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la solution de noix de galle; leur dissolution , même étendue , dilate la pupille, et la dilatation persiste.

La belladone, et surtout l’extrait obtenu en faisant évaporer à une très-douce chaleur le suc de la plante fraîche , jouissent de propriétés très-vénéneuses. Leur action locale est à peu près nulle; mais s’ils sont absorbés, s’ils agissent sur le système nerveux et déterminent des phénomènes qui sont insufiisants pour caractériser cet empoisonnement.

Ce sont surtout les fruits de belladone, qui , confondus avec les cerises noires et les raisins noirs, ont été souvent la cause d’empoisonnements. On distingue ces diverses sortes de fruits par les caractères suivants :

Fruits de belladone. Baie biloculaire, accompagnée d’un calice persistant, et renfermant des graines réniformes.

Fruits de la cerise. Drupe dont le calice est caduc et renfermant un seul noyau provenant de l’endurcissement de l’endocarpe.

Fruits du raisin noir. Baie à calice caduc renfermant des graines pyriformes marquées d’un sillon longitudinal; le fruit est d’ailleurs uniloculaire , par suite de la destruction des cloisons.

Le docteur Runge a proposé , pour reconnaître l’empoisonnement par la belladone, de porter sur l’œil d’un lapin le sang de l’animal soupçonné empoisonné : dans le cas d’empoisoryiement par la belladone, il y a dilatation de la pupille. Ce moyen ne nous paraît pas être d’une grande valeur.

Traitement de l'cmytoisonnemcnt par la belladone. (Voyez page 338j.

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