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ACCUMULATION D’ACTION

Le premier phénomène est tout physiologique; en voici 1 énoncé. En continuant l’usage d’une substance médicamenteuse, il arrive que les doses successives restant égales , les effets s’accroissent graduellement.

Cela dépend do l’intervalle de temps qui s écoule entre deux

prises consécutives. „ * j i

Si les intervalles sont assez courts pour que 1 effet de la première dose persiste encore quand la seconde est administrée, les deux effets s’ajoutent. Supposons que le premier ellet ^al à 10 soit encore représenté par la moitié de sa valeur primitive ; la résultante sera un effet une fois et demie aussi fort que le premier, c’est-i-dire égal à 15. Au moment de la troisième prise, l’action delà première pourra encore subsister avec le cinquième de son intensité ; celle de la seconde sera réduite de moitié ; l’effet total sera donc représenté par 17. En admettant que dans l’intervalle suivant l’action dç m première dose soit épuisée, l’effet ne dépassera pas le cliiffre 17 , pourvu qu'on ne change rien dans la formule de la prescrip-

On comprend aisément toutes les combinaisons fiossiblesen ce genre. La loi de ces progressions serait niatliématique si l’habitude et d’autres circonstances n’introduisaient quelques perturbations. Les phénomènes d’accumulation sont d’autant plus marqués, (jue l’action des médicaments se prolonge davantage et que lès prises sont plus nombreuses pendant sa clury6*

Telle est la loi générale : son application aux cas particuliers nécessiterait la connaissance précise de la durée et du mode de décroissement de l’action de chaque médicament. Or c’est là une lacune qui reste à combler dans la science.

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