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TRAITEMENT DE LA MORSURE DES ANIMAUX VENIMEUX

Traitement externe. On fera une ligature légère immédiatement au-dessus de l'endroit mordu ; cette ligature, qui doit rester quelques instants seulement , sera faite avec un ruban plat ; on fera saigner la plaie en la comprimant, et mieux en la débridant et appliquant une ventouse ; on sucera la plaie avec la bouche , si on est certain que les lèvres ou la cavité buccale ne présentent aucune excoriation ; on fera des lotions avec de l'eau tiède.

Si le malaise est grand, les douleurs vives, l'enflure considérable, on se gardera de faire des incisions, qui aggraveraient les accidents ; alors on cautérisera au fer rouge ou au moyen du protochlorure d'antimoine (beurre d'antimoine), qui sont regardés, dans ce cas, comme les meilleures caustiques. Cependant, à leur défaut, on pourrait employer la pierre infernale , la potasse caustique ^ les caustiques de Vienne ou de Fillios^ Vacide sulfurique ^ ï huile bouillante, les moxas, V ammoniaque caustique ou la pommade de Gondret, etc. Rien n'empêchera, d'ailleurs, l'application des ventouses; on placera sur la plaie des linges imbibés d'un mélange d'une partie d'ammoniaque à 25° et de deux parties d'huile d'olives ; plus tard on appliquera de l'huile d'olives légèrement ammoniacale en fomentations et en frictions. Lorque la plaie ne présentera aucun daug^ir, on la pansera comme une plaie simple.

Traitement interne. On doit chercher à favoriser la transpiration et à procurer le sommeil; aussi, en même temps que le traitement externe , on fera prendre au malade de l'eau de tilleul légèrement ammoniacale, on le placera dans un lit chaud,

ils ABRÈGE DE TOXICOLOGIE.

Oïl le couvrira avec soin, de temps en temps on lui fera prendre une cuillerée à bouche d'une potion cordiale composée de vin de Bordeaux 120 grammes, sirop de sucre ZiO grammes, teinture de cannelle U grammes, ou bien quelques gorgées de vin de Madère ou de Xérès. Si les vomissements bilieux, la jaunisse, se manifestent, on fera vomir le malade au moyen de l'ipécacuanha (1 gramme), mêlé à Fémétique (0,05 centigrammes). Si la gangrène faisait des progrès, on ajouterait à la potion cordiale cidessus 8 grammes d'extrait moux de quinquina ; si au contraire les accidents cessent, on diminuent d'intensité, on continue le même traitement, en observant pendant la convalescence les plus grands soins dans l'alimentation, qui pendant quelques jours sera très-légère.

Si la maladie est légère, on se contente de faire saigner la plaie , de cautériser avec de l'ammoniaque et d'administrer des infusions de tilleul, de camomille ou autres, dans lesquelles on ajoutera par tasse 5 à 8 gouttes d'ammoniaque liquide.

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