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TABLEAU DES SUBSTANCES INCOMPATIBLES

Absinthe.

Avpc : les sulfates de fer et de zinc , les acétalei de plomb, rémélique, etc.

Acétate d'ammoniaque.

Avec: les acides concentrés, les alcalis fixes, le nitrate d'argent, le sublimé corrosif, etc.

Acétate de morphine. Voir Acétate d'ammoniaque, l'Iode, les lodures iodurés, les Perselsde fer.

Acétate de plomb.

Avec : l'acide sulfuriqoe et la plupart de» acides, les alcalis, l'alun, le borax,

les carbonates alcalins, la chaux, les hydrosulfaies ou sulfures, le lait, la plupart des matières iinimales, la magnésie, les savons, la plupart des sels neutres, les sulfates alcalins, le tannin et le^ substances qui en conlienneiil, l'opium etlea préparations renfermant des acides niéconique, qumique, igasurique, etc.

Acétate de potasse. r^i

Avec : la plupart des acides, presque tous les fruits acides et un grand nombre de sels.

Acétate de potasse et de fer.

Avec : les acides forts, l'eau de cbaux , le» bydrosulfates oq sulfures ,

les infusions végétales amèrcs et astringentes, etc.

Acide acétique. Voir Acide citrique.

Acide arsénieux, ou Oxj'de blanc d'arsenic.

Avec: l'eau de chaux, la décoction de quinquina et Us infusions des substances aslrmgenieg, le nitrate d'argent et les sulfures solubles.

Acide citrique.

Avec : les acides minéraux, les alcalis, les caibonates alcalins, les émnlgions, le lait, les sels d-s plomb, de chaux, etc.

Acide chlorhydrique.

Avec : les alcalis, les carbonates alcalins, le nilrale d argpnl el tous les &els d'argent, les sels de plomb, lespiotosels de mercure.

Acide cyanhydrique, ses composés et ses produits cjaniques.

Avec: les acides minéraux, le chlore, les oxydes d'anlimoine et de mercure, le nitrate d'argent, les fels de fer, la plupart des sels mélalUcjues j les sulfures, etc.

Acide nitrique.

Avec: les bases salifiables, les carbonates, les métaux, etc.

Acide oxalique. Voir Acide citrique.

Avec : tou-t les sels de chaux et ceux de la 2e seciion.

Acide sulfurique.

Avec: les alcalis, les carbonates, les émulâions, les hydrochlorates, le lait, les nitrates, les sulfures, les sels de baryte, de chaux, etc.

Acide tartrique. Voir Acide citrique.

Avec : l'eau de chaux.

Aconit napel. Voir Solanées vireuses.

Albumine.

Les acides, le tannin, l'alcool, les mercuriaux soluble:*, etc.

Alcool, Aicoolés, Alcoolats.

Avec : les substances gommeuses el albnmineuses, ttUes que le lait, etc.

Alun.

Ayeo : l'acétate do plomb, les alcalis

et leurs carbonates, l'ammoniaque, la chaux, les émulsions, l'infusion de quinquina, la magnésie, la noix de galle, les sels de mercure et la plupart des sels métalliques, etc.

Ammoniaque.

Avec : les acides, l'alun, les sels acide» et les sels métalliques.

Ang^usture vraie.

Avec : les acides concentrés, l'infusion de noix de galle et de quinquina, la potasse, le sublimé corrosif, les sulfates de fer el de cuivre.

Arnica.

Avec : l'acétate de plomb, les acides minéraux, les sulfates de fer et de zinc, etc.

Arséniate neutre de soude. Voir

Arsénite de potasse.

Arsénite de potasse.

Avec : l'eau de chaiïr, les décoctions ou infusions de quinquina, les sulfures solubles, les sels solubles d'argent, de cuivre, etc.

Azotate d'argent.

Les acides chlorhydrique, acétique, tartriqup,apr>énieux,cyanh>drique,?ulfhy" drique, libres ou combinés, les carbonates solubles, l'eau ordinaire, les matières ot= ganiques (Voyez Niirate.)

beurre d'antimoine.

Avec : l'eau, qui le convertit en acide ch'orhydrique et oxychlorure d'antirnoine ou poudre d'Algaroth. (Voyez Émétique.)

Bistort. Voir Tannin.

Borate ou Sous Borate de soude.

Avec : les acides, les chlorures de chaux et de magnésie, la potasse et les su fates.

Cachous. Voir Tannin.

Calomel ou Protochlorure de mercure.

Avec: les acides, qui le convertiraient en sublimé corrosif vénéneux; les alcalis, qui le déiompo^eraienl; le chlorure de .«oiium ou sol commun, qui le ferait passer à l'état de deutochlorure; l'eau de chaux, le cuivre, le fer, le plomb , les sulfures d'antimoine et de polas!>e, les loochs, le lait d'amandes, l'eau de laurier-cerise, d'amandes ami-

Ms, en un mot, tous les liqnideg renfermant de l'acide cysnhydrique, qui le transforment en bichlorure et en bicyanure de mercure, etc.

Camomille romaine.

Arec : l'infusion de quinquina et de végétaux astringents, le nitrate d'argent, les sels de plomb, le solution de giilatine, le sublimé corrosif, le sulfdie de fer.

Camphre.

Les résines des gommes résines forment arec lui des masses Irès-molles; le musc perd son odeur au contact du camphre.

Carbonate d'ammoniaque.

Avec ; les acides, les oxydes des deux premières classes, les sels acides, les sels métalliques, les sels terreux, le enblimé.

Carbonate de plomb. Voir Acétate de plomb.

Carbonates dépotasse et de soude.

Ayec : les acides, l'alun, le chlorhydrate d'ammoniaque, les chlorures de mercure, l'eau de chaux, l'émétique, le nitrate d'argent; les sulfates do cuivre, de fer, de magnésie, de zinc, etc.

Chaux.

Avec : les acides, les carbonates, les infusions de Colombo, de rhubarbe, de quioa, etc.

Chlore.

Avec : la gélatine, le nitrate d'argent, etc.

Chlorhydrate d'ammoniaque.

Avec : les acides nitriques et sulfurique, les oxydes de la seconde classe, les sels d'argent et de plomb.

Chlorure de barium.

Avec : l'alun, les carbonates, les nitrates alcalins et métallique?, les phospha;es elles sulfates, solubles,

Chlorure de calcium.

Avec : les acides borique, phosphorique et sulfurique et des sels qui en sont formés, les alcalis et leurs carbonates.

Chlorure d^orj,

Avec ; lei alcalis, les sucs végétaux

acides, gommeux, sucrés et extractifs, etc. Les proiosels de fer et d'étain.

Chlorure de sodium ou Sel commun,

Avec : l'acide sulfurique et les acides minéraux, les sels d'argent, le calomel.

Ciguë. Voir Solanées vireuses.

Les acides diminuent l'énergie de la ciguë. Les préparations qui ont pour base la ciguë sont d'autant plus actives, qu'elles ont été préparées à une basse température.

Colombo.

Avec : Pacélate de plomb, l'eau de chaux, l'infusion de noix de galle et de quinquina, le sublimé corrosif.

Coloquinte.

Avec : l'acétite de plomb, les alcalig fixes , le nitrate d'argent, le sulfate de fer, etc.

Crème de tartre ou Tartrate acide

de potasse.

Avec : les acides forts, les sels de chaux et de plomb, les préparations antimoniales.

Cyanure de potassium.

Avec : fous 'es acides même affaiblis, la plu;/arl des sels métalliques, et surtout les sels de mercure.

^eutochlorure de mercure ou Su= biimé corrosif.

Avec ; les alcalis et leurs carbonates; le cuivre, l'éméiique, le fer, le mercure métallique, le plomb, les savons, les substances végétales tannantes, les sulfures solubles, etc. Les substances albumineuses diminuent son action.

©euto'iodure de mercure.

Sa dissolution dans l'alcool est décomposée p^r l'eau non distillée. Les iodures solubles le dissolvent et le rendent plus actif.

Blg^itale.

Les sels de fer, de plomb et d'argent précipitent l'infusion do la digitale. L'in» compatibilité thérapeutique en résultet-elle? La digitale est incompatible avecl'acélale de plomb, l'infuaion de quinquina et l'iode de potassium ioduré.

ISaux sulfureuses.

Les vases métalliques, les sels de fer.

de plomb, d'argent et de meixure, etc.

Stcorce de chêne.

Avec: l'acélale de plomb, les carbonates alciilins, l'eau de chaux, la gélatine, le sublimé, les sulfates de fer et de zinc.

^sziéiique.

Avec : les acides concentrés, l'acide gallique, les oxydes métalliques des deux premières classes et leurs carbonates, les savons, la plupart des substances amères et astringentes, la rhubarbe, le quinquina, les sulfures solubles, le tannin et toutes les plantes qui en renferment : l'opium diminue son action.

lather chlorhydrique.

L'eau le sépare de sa dissolution alcoolique.

fruits contenant les acides acétiqne, citrique, oxalique, malique, lartrique. Far exemple : les cerises, les citrons, les framboises, les grenades, les groseilles, les mûres, les oranges, les pommes, le verjus, l'oseille, etc.

A?ec les alcalis, les carbonates alcacalins, les émulsions, le lait, les sels de plomb, etc.

©Qsumes.

Avec : l'alcool, les acides, le sous- Acélate de plomb, etc.

©reaadier écorce.

Les sels de fer, la gélatine, l'albamine, etc.

Houblon.

Avec : les acides minéraux, les sels d'agent, de fer, de mercure, de plomb.

Iode et les préparations iodurées.

Avec : les substances contenant de l'amidon ou des alcalis végétaux.

Xodure d'amidon.

Avec : les alcalis et leurs carbonates, les acide:?, la limaille de fer, de cuivre.

Zodure de fer.

Acides, alcalis, sulfures et carbonates golubles, tannin et corps qui en contiennent; protoïodure de mercure, alcalis, sulfure? solubles et biiodure.

îodure de pionsb.

Comme l'iodure de fer^ les gt^isses rances.

Xodure de potassium.

Avec : les acides, les sels d'argent, de plomb, d'or, la graisse rance.

Zodure de Soufre.

Fécules, graisâes, huiles, alcalis, métaux.

Zpécacuanha.

Avec: les acides végétaux et les infusions des substances astringentes. L'opium modiOe son action.

Hiermès minéral.

Avec : tous les acides, les sulfures et chlorures solubles.

ILino.

Avec : les acides minéraux, Témétique, la gélatine, les sels d'argent et de plomb» le sulfate de fer.

X«actate de fer.

Alcalis et leurs carbonates et sulfures, tannin et corps qui en contiennent.

Zsait.

Acides et sels acides,

liaudanum de Sydenham et de Rousseau, Comme pour i' opium. Voyez ce mot.

SS'itrate d'argent.

Avec : les acides chlorhydrique, tar- Irique, arsénieux , arsénique, cyanhydrique ; les cyanures solubles, les alcalis fixes, les carbonates solubles, les chlorures, les ioijures, les sulfures alcalins, le tannin et les substances qui en contiennent. Dans ce cas, les substances organiques le décomposent.

Citrate de potasse.

Avec : l'acide sulfurique, l'alun, les sulfates de fer, de cuivre, de magnésie et de zinc.

Les alcalis, l'ammoniaque, les carbonates do potasse et de souple, le nitrate d'arpent, l'acétate de plomb, le sublimé (à moins que ce ne soit sous forme pilulaire); les sels de cuivre, de fer, de mercure, de zinc ; l'infusion de noix de galle, le tannin, etc., précipitent l'opium, mais ne sont pas véritablement in-

compatibles avec ce corps, puif^que les composés sont très-actifs.

Les corps à pm près incompatibles avec l'o^iiiim et qui diminuent le pln^ son activité sont : l'iolure de potassium iotiiré el les solutious dégageant du chlore.

L'acétate de plomb forme avec l'opium du méconale de p omb et des acétates de morphine el de coiéine, de sorte que TacUon est peu moilifiée; mais à cau-se de celte déi-omposition qui se manifeste par le précipité de mécon^te de plomb, il faut éviter cette a-<?ociation.

Oxyde de zinc et Tuthie.

Avec : les acides, les sels et les sucs acides.

Phosphate de soude.

Avec : les acides et les sels qui peuvent former avec les bases des phosphates insolubles.

Phosphore.

Avec : l'eau, qui le préf-ipite de ses dissolutions alcooliques et éthérées.

Pommade citrine

Qui renferme do nitrate, du stéarate, du mar^aiale, de i'oléaie et de l'élciïdite de mercure, est décomposée au contact des substances organiques telles que l'axoiige, le cérat; le mercure est alors ramené à, i'élat métallique, et le mélange noircit.

Pommade mercurielle double. Onguent napolitain.

Avec : l'iode el les iodures, le chlore, les chlorures.

Protochlorure de fer.

Avec : les alcalis et leurs carbonates, les infusions végétales astringentes, le mucilage de gomme arabique, la potasse et les sels de morphine. Quassia amara.

Avec : l'acétate de plomb, le nitrate d'argent.

Quassia simarouba.

Avec : l'acétate de plomb, les carbonates alcalins; les infusions de cachou, de noix de galle, de quinquina; le sublimé.

Quinquina.

Les acides concentrés, les alcalis, les sels de fer, le sulfate de zinc, le nitrate d'argent, le deutochlorure de mercure, le

larirate antimonié de potasse; les infa* sions de caoïoinille, de Colombo, de cachou, de ihubaibe, eie,., font nstlre d'abondants précipin^s dans les infusions et les décoctions de diverses sortes de quinquinas.

Ratanhia. Voir Tannin.

£ihubarbe.

Avec : les acides forts, l'eau de chatjx, l'émétique, les infusions astringentes, le sublimé, les sulfates de fer et de zinc. Eviter une température élevée.

Savon médicinal.

Avec : les acides et tous les sels solilbles, excepté ceux à base de potasse, de soûle et d'ammoniaque, les substances tannantes.

Séné.

Avec : les acides forts, les carbonates alcalins, l'eau de rhiux, l'émétique, etc. Une température éievée diminuera son action.

Solanées vireuses.

Plusieurs substances précipitent les préparations des solanées vireuses; mais les seuls mélanges vériiabi^ment incompatibles sont ceux qui degtgcul de l'iode ou du chlore.

Sous-acétate de plomb.

Avec : les gommes, les substances mucilagineuses, les eaux calcaires, etc.

Sous-carbonate d'ammoniaque.

Avec : les acides, les oxydes des deux premières cla8>es, l'acétate de plomb, le sublimé corrosif, les sulfates de fer, de magnésie et de zinc.

Sous-carbonate de potasse.

Avec: les acides, l'eau de chaux, l'acétate de cuivre; les chlorhydrates d'ammoniaque, de fer, de mercure; le nitraie d'argent ; les sulfates de cuivre, de fer, de magnésie, de zinc; l'alun, le tartrate d'antimoine et de potasse.

Sous-carbonate de soude. Voir Sous-carbonate de potasse.

Sous nitrate de bismuth, blanc de fard.

Avec : l'acide sulfhydrique, les sulfures alcalins; appliqués sur la peau dans le but de la blanchir, les bains sulfureux noircissent alors la peau.

SB

Ébùâ^hbsphatès àe soude.

Avec : l''S acides chloihydriqnp, nitriqup, sulfiinqiie ; la chdux> le chlorure de barjutn, la magnésie.

Sulfates de cuivre.

Avec : l'acétate de plomb, les alcalis, le boiax, les caibonates alcalins, les infu.-iOQs et les teintures tannantes.

Sulî'ates de fer.

Avec : les acétates de plomb, les alcalis et leurs carbonates, le borax, le chlorhydrate d'ammoniaque, le mire, les oxydes métalliques des deux premières classes, plusieurs sels méiailiques t ce sont ceux qui forment avec l'acide sulfurique un composé insoluble; les savons, le larlrale de potasse et de soude; le tannin, et les substances qui en contiennent, comme noix de galle, écorce de cliêne , cannellii, quinquina, cachou, etc. L s précipités des sels de fer avec le tannin et les astringents végétaux en coni*ervent, d'après certains auteurs, les propriétés méiiciaales.

Sulfate de magnésie.

Avec : l'acétate de plomb; les ehlorhydralcs d^âmmoniaqno, de baryte, de chaux ; le nitrate d'argt-nl , les oxyues m<^lalliqiies de la seconde classe, les êous-caibonales de potasse et de «oude.

Sulfate de morphine.

Avec : la plupart des oxydes métalliques.

Sulfate de potasse. Voir Sulfate de soude.

Sulfate de soude.

Avec : les sels de baryte-, de chaux, de plumb, etc.

Sulfate de zicè.

Avec : les alcalis, les carbonates al-

calin», le lait, les mucilages; les sels de plomt), de baryte, de chaux ; les sulfures, le tannin et les substances végétales qui en contiennent.

Surarséniate de potasse. Voir Âr-

seniie de potasse.

TâittaHsi.

Avec les carbonates alcalins, l'eau de chau», lémélique, les sels à base de potasse.

Tannin.

Avec : les acides mim^ràux, les aîcalis organii|ues, les caibonale?, l'aibumiiiO, les émulsions, la gélatine, les sels métalliques des quatre dernières classes , et surtout ceux d'antimoine et de fer,

Tartrate de potasse et de fer.

Avec : les acides pxiissants, l'acide sulfhydriqiie, l'eau de chaux, les infusions végétales astringentes, les sulfures.

Tartrate de potasse.

Avec : tou-i les acides, même les plus faibips, qui forment un tartrate acide, l'eau de chiux, le chlorure de baryum, les sels de plomb.

Tartrate de potasse et de soude.

Voir Tartrate de potasse neutre.

Thé.

Avec : l'eau de chaux, la gélatine, hi sels de fer, les sels métalliques, etc.

"Végétaux contenant du tannin.

Aigremoine, aigenline, benoîte, historié, cynonhodun, écorce de chêne, grena lier, noix de galle, ronces, roses rouges, lôimentille, etc.

Les siibàiances incompatibles ?ont les mêmes que celles reconnues pour le tannin. Voir ce mol.

è' l>a méthode indiquée pour (a préparation des médicaments ne fait pas atteindre le but proposé^ ou elle est de nature à changer et à détruire Cejjicacilé des substances employées.

Il est telle substance qui perd toutes ses propriétés actives quand on la prépare d'après un mode plutôt que d'après un autre. Ainsi, 1 huile essentielle et l'eau di^^tillée de laurier- cerise ou d'amandes amères ont une action vénéneuse bien constatée ; les extraits aqueu.x des mêmes plantes, au contraire, sont innocents.

ART DE FORMaLER. 39

Quand on prescrit l'infusion des baies de genièvre, si on n'a pas la précaution de les fuire concasser, le remède est presque ineite. Nous ne multiplierons pas les exemples de ce genre ; nous nous bornerons à dire qu'il est des mv'idicaments soluhles dans l'^au, à froid ou à cliaud : d'iiutres ne le -sont que dans l'alcool, l'éther ou l'huile. Il est donc important de ne pas prescrire indifféremment le mode de préparation.

La pharmacie est l'art de choisir, récolter, conserver et préparer les médicaments. Tandis qu'on nomme pharmacologie la partie de la médecine qui traite des médicaments, elle est divisée en trois parties : 1° l'histoire naturelle médicale ou matière médicale; 2° la pharmacie proprement dite; 3° la thérapeutique. L'art de formuler lui-même fait partie de ia pharmacolog:ie.

Choisir et connaîlre un médicament consiste à en donner les caractères chimiques et physiques les plus tranchés, afin de le distinguer de tous les autres.

Bécolte. L'époque la plus favorable à la récolte des végétaux a été nommée par Van Helmont temps balsamique ; elle varie beaucoup et influe sur leurs propriétés; l'âge, le terrain, refifv.t de la culture, ont une influence marquée, en général, et en exceptant les substances émollientes et mucilagineuses, il faut choisir les parties de végétaux dont la saveur et l'odeur sont très-prononcées.

Dans la plupart des cas, il faut que le pharmacien n'emploie que les espèces indiquées au Codex ; cependant des substitutions se font journellement; mais c'est toujours dans la même famille et presque toujours dans le même genre qu'on choisit le succédané : ainsi une foule de rumex remplacent le rumex patientia; on emploie indifféremment le symphytum tuberosum et le symphyturn officinale consoode), Vliclleborus niger et V lie lie bonis viridis, tandis qu'on ne pourrait lui substituer sans inconvénient l'hellébore blanc, veralrum album, etc.

Les racines sont récoltées au printemps et à l'automne, les bois en hiver, les écorces à la même époque que les racines, en observant de ne pas les prendre sur des individus ni trop jeunes ni trop vieux ; les feuilles sont récoltées quand la plante est en pleine végétation; les fleurs à l'époque de leur complet épanouissement, une seule excepté, la rose rouge ou de Provins ; les fruits charnus un peu avant leur parfaite maturité ; les fruits secs sont récoltés à l'époque où le péricarpe et la graine ont ac-

ABRÈGE DE PHARMACIE. 4t

quis tout leur développement, toutefois avant qu'ils changent de couleur. La négligence que l'on met à récolter certains fruits capsulaires explique l'incertitude des résultats thérapeutiques, c'est ce que nous voyons pour le pavot, les fruits du senne, etc.

Les semences sont récoltées à leur parfaite maturité, c'e^^t-àdire à l'époque de la déhiscence naturelle si le fruit est déhiscent, et de la maturité du péricarpe si le fruit est indéhiscent.

Les parties de plantes qui doivent être employées fraîches sont récoltées le matin ; quand, au contraire, on voudra les conserver, il faut les cueillir bientôt après le lever du soleil, lorsque la rosée qui les recouvre est évaporée ; si on les récoltait mouillées, elles noirciraient en se desséchant.

La dessiccation des parties de pbntes qui sont récoltées dans notre pays doit se faire de manière à ce qu'elles conservent, autant que possible, leur couleur et leur saveur; cette dessiccation s'opère au soleil dans des séchoirs (espèce de réduit placé sous les combles, et dans lequel l'air circule librement), enfin à l'étuve. Quand les substances sont très-charnues, comme les racines de nymphéa, d'année, etc., on les divise en petits morceaux ; les sommités fleuries {mélilot, petite centaurée), sont disposées en petits paquets peu serrés, de manière à ce que l'air puisse circuler dans l'intérieur, et entourés de papier.

Au moyen de la compression graduée et d'une dessiccation faite avec soin, on peut enlever aux plantes toute l'eau qu'elles renferment; si on les fait ensuite tremper dans l'eau, elles s'imbibent et reprennent leur aspect et leurs qualités primitives : c'est par ce moyen que M. Masson, jardinier en chef de la Société d'horticulture de Paris, est parvenu à conserver des plantes potagères, telles que les choux, les épinards, les laitues, etc.

Enfin, MM. Réveil et Berjot ont fait connaître un procédé qui permet de conserver les plantes avec leur port habituel et tout l'éclat de leurs fleurs.

Vémondation consiste à séparer les parties altérées des substances médicinales, ainsi que les parties inutiles qui les accompagnent.

Les substances médicamenteuses doivent être conservées dans les lieux appropriés ; on renfermera les substances volatiles dans des vases exactement bouchés à l'émeri ; on tiendra dans un lieu sec les sels déliquescents; à l'obscurité, les fleurs à couleurs vives, les poudres, les sels d'antimoine, d'argent, l'acide cyanhydrique, etc.

DES FORMES PARTICULÎÈUES A MMU AUX MÉDI6AME\'TS,

ST mS PI\pCIPES GÉNÉRAUX QUï DOJ(VEÎST RÉGtE^ L^OR PJBÉP4RATI08 ET LEUR ADMINISTRATION.

Parmi les formes pharmaceutiques, les unes sont commandées par les propriétés chimiques du principe actif. Te\ principe est soluble dans 1 alcool, tel autre dans Fétlier ou dans les huiles.

De là les alcoolés, les éthérolés. etc.

Ces formes ne se prêtent pas à des considérations bien importantes pour notre objet.

Il n'en est pas de même pour celles qui dérivent du mode d'application des médicaments et de la nécessité de sacrifier aux répugnances des malades.

i\ous en avons parlé dans un autre chapitre.

Voici maintenant des exemples de toutes ces formes,.

AFFUSÎONS*

L'affusion n*est point une forme médicamenteuse, maisunmode d'application. On sera peut être surpris de nous voir en parler ici ; 'outefois, comme il est certaines précautions à prendre pour prescrire les affusions, nous avons pensé ne pas sortir de notre sujet.

lAiflusion consiste à verser sur différentes parties du corps, soit do l\\iu simple froide ou chaude, soit de l'eau vendue médicamonttuse par l'addition de quelques substances. La composition de coh eaux médicamenteuses se réglera d'après ce que nous avons dit ai mot Lotions.

Les aiVnsi«.'n.s se l'ont ordinairement avec l'eau froide, c'est-àdire de 12 à 'iS degrés centigradc^s. Sa durée varie de 2 à 10 ou 15 minutes. L'affusion ne diffère de la douche qu'en ce que celleci e>t versée d'un lieu plus élevé, sous un moindre volume et avec une force de projection plus considérable.

Quant au mot cmbrocation, il n'a jamais été bien défini, on Ta employé comme synonyme de lotion et de fomentation; d'autres ont voulu en fiiire une forme médicamenteuse spéciale, en prétendant qu'elle différait de la fomentation par le peu de temps quelle séjournait sur la peau, par la dose des médicaments qui était plus forte que pour les fomentations ei par la nature de ces médicaments (|ui étaient toujours des hivles ou des substances grasses. Knfin, on a dit aussi que l'embrocation n'était pas une forme médicamenteuse, mais simplement un mode d'application, consistant à imbiber d'un liquide toujours huileux et ordinaire*

ment chaud, des morceaux de flanelle, etc., et à les mettre en contact pendant plus ou moins de temps avec une région circon.^crite du corps. Selon le sens que Ton donnera au mot embrocation, il sera toujours possible de formuler, d'aprèà ce que noas allons dire, des lotions et des fomentations.

En pharmacie, la lotion ou lavage consisie à laver des corps, dans le but d'en séparer des matières étrangères ; cest ainsi qu'on lave la gomme pour enlever une matière amère, le calomei pour dissoL'dre le sublimé corrosif, la fleur de soufre pour enlever l'acide sulfureux, etc. Dans ce cas, on se sert du mot lotior, parce que le liquide exerce une action dissolvante; tandis qu'on réserve le nom de lavage aux cas dans lesquels, il n'a qu'une action mécanique, comuie le lavage que Ton fait subir aux diverses parties des plantes pour les débarrasser de la terre qui y est attachée. On conçoit, dès lors, que, pour le lavage, le véhicule employé sera toujours l'eau ; tandis que pour la lotion, il variera avec la substance à dissoudre.

En médecine, au contraire, on donne les noms de lotions et de fomentations à des médicaments liquides destinés à échauff'er, à humecter ou à laver les parties exiérieures des corps, lorsqu'elles sont elles-mêmes affectées de maladies ou qu'elles recouvrent des parties malades plus profondément situées.

Les fomentaiions , comme les lotions, s'appliquent au moyen de flanelle, de linges, de coton ou d'épongés imbibés de divers liquides, qui sont des décoctions, des infusions aqueuses; les liqueurs vineuses, alcooliques ou éthérées, des solutions d'acides ou d'autres substances, des huiles, etc.

On n'a guère éiabli de distinction entre les lotions et les fomentations. On pourrait cependant dire que les fomentations restent appliquées plus on moins de temps sur la partie malade, tandis que les lotions ne servent qu'à laver la partie sans y être appliquées; de sorte que les fomentations se rapprocheraient beaucoup plus des embrocations.

Les qu-intitésde liquide à employer dans les fomentations et les lotions ne sont pas bien déterminées; on en fait préparer depuis deux ou trois cents grammes jusqu'à plusieurs kilogrammes. On doit indiquer leur température, le véhicule convenable, le lieu de l'application, la manière de les entretenir chaudes, et àprè^ combien de temps elles sont renouvelées.

Fomentation savonneuse.

Savon noir 50 gram.

Lessives de cendres. .......... \ZÙ gram.

A appliquer chaude au moyen de fian$llQ, et h tcnouTeler plusieurs fois pat jour, iur 4e§, t.HwÇurs fçv9f'.i|eusç.s.

Fomentation antinévralgique.

Cyanure de potassium 1 gram.

Faites dissoudre dans :

Eau distillée 100 gram.

On imbibera des compresses de cette solution, et on les appliquera sur le front. On aura soin de les renouveler fréquemment.

Ziotion mercurielle antiherpétique.

Adultes. Enfants.

Sublimé corrosif 8 gram. 4 gram.

Alcool q. s. q. s.

Pour faire dissoudre, ajoutez :

Eau distillée 190 gram. 200 gram.

De une à quatre cuillerées à bouche dans 500 grammes d'eau commune très-chaude, 11 sera bon de se servir d'une cuiller de bois, de porcelaine ou de verre.

Ziotion avec l'eau ^égéto-ntïinérale.

Eau de fontaine 250 gram.

Acétate de plomb liquide tri-basique. . . à gram. Alcool 50 gram.

Mêlez. — Le liquide est blanchi par la formation de sels de plomb insolubles; tels qwQ le sulfate, le carbonate, le phosphate, etc.

DÉCANTATION.

La décantation sert à opérer les lavages ; elle a pour but de séparer des matières de densité ou de solubilité différente. Aussi faut-il attendre pour l'exécuter que les corps soient parfaitement séparés; on se sert pour cette opération de vases évasés plus larges à la base qu'au sommet et percés de plusieurs trous superposés à la partie inférieure ; on emploie aussi le siphon , la pipette, etc.

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