CHAPITRE XXX1IL
3iS5
verses , et qui produisent la prèss par deux liens p el q de la même
moyen de deux liens m el n employés eu se sion réciproque dans te même sens.
La pièce r el la pièce il surit également : manière que les pièces 6 et c.
Ces sorles de liens sont employés lorsque des boulons ne produiraient pas DM application asscx complète entre les surraces, ou lorsque, vu la nature des bois employés, on craint que les boulons trop multipliés ne tes Tassent Tendre.
Les liens employés de celte manière ne nécessitent point de brides ; il suffit que les i-i-i-. .h • posent sur de larges rondelles.
7" Scettementê.
Les fers à scellements sont employés pour fixer des pièces de bois contre des murs en maçonnerie. I.n ligure 02 représente trois sortes de scellements. En . ' est un boulon scellé dans le mur, el destiné à traverser une pièce de bois pour l'attacher contre le mur. Deuxorillons qui tiennent lieu de tele le fixent dans le scellement.
En fi. uni! bande coudée g embrasse une pièce de bois fi et la tient appliquée contre le mur par l'effet de ses deux scellements.
En C, deux boulons p p scellés comme celui -* retiennent cnlrc eux une pièce de bois /"appliquée contre le mur au moytn d'une bride e saisie sous les deux ocrous de ces boulons. Le détail d'une bride vue à plat est figuré sous le HP 82.
TUS MPLOttS t
s — l-ii.l d.l -.
1° Bandes de fer.
Nous avons déjà indiqué l'usage des banrlcs de Ter pour consolider les assemblage» en parlant des pans de bois , chapitre X; ainsi nom n'avons pas a décrire longuement l'emploi de ces sortes de ferrures.
Un exemple île l'emploi des bandes de fer se trouve indiqué, fig. 13 du la pi. 37, pour la consolidation d'un assemblage à trait de Jupiter.
Lorsqu'on emploie des bandes de fer comme moyen de consolidation des assemblages, il est utile de courber leurs extrémités comme nous l'avons indiqué, fig. 59, 61 et 70. pi. 116, afin qu'elles soient cramponnées dans le bois où les logements de ses crampons doivent être préparcs en creusant pour chacun une petite mortaise pour les recevoir.
[)e fortes vis pour fixer les bandes de fer sur les bois sont préférables aux clous et aux broches.
le» boulons sont préférables aux clous et Ml vis pour attacher les bandes de fer
2*4 TRAITÉ DE L9AET DE LA CHARPEHTERIB,
sur dct pièces de bois, et même il toit an moins un boutai
Lorsque des bandes sont destinées à consolider ne ente de dens et qu'on a jogé qu'il en fant deux, il est préférable d'en placer «m de chape cMé plutôt que de les placer toutes deux du même côté.
Nous avons déjà décrit, page 122, une combinaison de brades de 1er au*bjét pour consolider les assemblages à mi-bob de pièces qui an croisent, et qui nal jointes bout à bout dans leurs entailles réciproques. Ou eftt pn employer auri ém bandes de fer formant des croix ou des X appliquées en deeana etsa-i pièces assemblées; mais cette disposition, convenable dans beuneonp de stances, ne pouvait être appliquée dans la charpente représentée pL M, à la nécessité de livrer passage à un tuyau vertical au milieu de raiirmbls0B
m^ 41 if 10F #•
Lorsque l'usage du fer dans les charpentes n'était pas courra , on retenait I» pièces de bois & celles qui devaient les soutenir, par desdeft en bois comme ea ci voit dans la charpente de la basilique de Saint-Pierre de Rome» fig. 1, pi. M, * comme nous avons représenté ee moyen d'assemblage , flg. 13 e* 14 , pi, 17, 4 page 272 du tome 1OT.
Pendant longtemps même les boulons des moïses ont étésuppléés par de leagan clefs en bois traversant les moises et serrées par de fortes clavettes en bob, Ig. *» pi. 21 , comme on en voit encore dans quelques anciennes charpentes.
Lorsque l'usage du fer a commencé à s'introduire dans leç charpentes, oos'e* servi, pour soutenir des pièces de bois, de bandes de fer enveloppant les pièces à soutenir, leurs branches, se prolongeant sur les poinçons auxquels on les attacha par de forts clous. Ces étriers avaient la forme représentée , 6g. 57, par deux projections , si ce n'est que dans cette figuré l'élrier est retenu par des boulons â m et écrous au lieu de l'être , comme par le passé , au moyen de gros clous.
Des pièces de la même forme servent aussi à maintenir des arbalétriers ds» leurs assemblages sur lés tirants. On en voit un exemple tig. 2, pi. 90. On s'en est servi quelquefois aussi pour lier les arbalétriers sur les abouts des entraits, ig.i pi. 96. H faut , dans ce cas , que la partie de rétrier qui porte sur le plan inctisê de l'arbalétrier soit également inclinée , et qu'elle soit retenue par un très-fat clou, ou par deux clous passant dans deux oreilles qui suivent le rampant de arbalétrier. Autrement , il faut que cette partie de la bande de fer soit entaillée dm l'arbalétrier, ou que rétrier soit perpendiculaire à sa face supérieure.
On a fait anciennement des étriers comme celui représenté fig. 58. Deux brida égales a, b sont appliquées extérieurement de chaque côté de l'assemblage (Tas* poutre m avec un poinçon n, elles sont accrochées par leurs mortaises à uacekf en fer traversant le poinçon dans une mortaise et terminée a chaque bout ptr» crochet pour retenir ces brides. Une autre clef d terminée à chaque bout par as T,
uni'ii ni. XXXIII-
«i représentée à pldt . fig. 81 , traverse les deux mortaises inférieures des brides on passant sous la poutre m. Des coins o pressent la clef inférieure contre la poutre, et, par conséquent, serrent tout l'assemblage. I.a clef il passe de champ dans les mortaises îles brides.
C'est par un moyeu analogue que les cloches sont attachées a leurs moulons. {t'ore* chnpilre L.)
Lorsque des boulons employés comme Mans la figure 36, pour soutenir la pièce (/ •Hachée a la pièce o ou à la pièce f ne paraissent pas suffisants, ou emploie des hanMes taraudées, fig. !)9, pour fucr une poutre r à un poinçon q. Les bandes sont clouées et boulonnées sur le poinçon, leurs bouts arrondis comme des boulons traversent la poutre, ils sont terminés par (tes laraudages qui reçoivent des écrous avec de larges rondelles pour serrer l'assemblage et soutenir In poutre.
I.a Qgurc GO est un détail d'un étrier qui attache un arbalétrier à la jambe de force dans la ferme de mon système d'arcs en madriers courbés sur leur plat, pi. 108. Cet élricr est formé de deux bandes droites ni terminées par le haut en boulons qui traversent l'arbalétrier p et reçoivent les écrous s pour serrer le joint. Ces deux handes droite! sont réunies par une bande cintrée n au moyen de deux moufles à clavettes .r et y. Celle bande cintrée traverse une mortaise creusée (tans la jambe de force r. Les joints sont pareils à celui de la fig. 1Î3. Uno petite entaille forme l'assiette de chaque écrou.
Lorsque la pression ne doit pas être grande, et que l'on peut former la partie arrondie de l'èlrier avec une bande mince et un peu flexible, ce genre d'clrîer peut être fait d'une seule pièce, comme celui ( u v, même ligure, qui attache l'arbalétrier à une jambe Mu force «. En ouvrant un peu les branches de l'élricr, on peut en passer une dans la mortaise, qui n'a besoin d'être élargie que jusqu'à la ligue k I, qui n'est distante de la partie arroudic que d'environ la moitié de la longueur de sou rayon.
Dans la lig. fil , les jambes de force f cl f sont attachées à l'arbalétrier p par le mi me moyen qui est représenté, lig. tib' et 39. pour lier une poutre a un poinçon.
Nous avons ajouté aux extrémités des bandes étrières, des reluurs plies sur toute la largeur de chacune, et formant crochets ou crampons dans le bois, où ils sont logés dans de petites mortaises entaillées d'avance et avec justesse. Ces sortes de crampons concourent à la résistance produite par les boulons.
Lorsque des houloiis ou des pièces taraudées qui doivent, en outre de la pression qu'ils opèrent, présenter une résistance quelconque Mans une direction perpendiculaire à leurs axes, il faut avoir soin que le taraudage ne s'étende pas sur les points où celle pression doit être exercée, et qu'il ne commence qu'au delà et sous U» rondelle», au'n que le contact des parties qui agissent dans ce sens porte sur le» parties cylindriques des boutons ou des pièces, et non sur les filets des vis, qui •traient infailliblement écrasés, et même le. fer pourrait rompre.
On numme aussi élrîers des bandes de fer coudées el tordues qui servent â sou-
dans les mortaises de la patle da tirant f ; cet assemblage est retenu dea coolaots e, x, s qui peuvent glitaer 9 aa besoin, tout le long de V< les tenons m ne dépassent point la surface delà patte dn barreau*.
On (ait otage aussi de 1er rond pour les tirants; nous aurons occasktttTea prier an sujet des charpentes ûgorées sur les planches 106, 117, 118.
frCkmtme$.
Les chaînes sont employées dans les charpentes comme tirants; dans ee cm, elles ne doivent être composées que de chaînons fort longs formés de triante, terminées par des anneaux ; nous en avons indiqué u exemple, page 177 cl pi. 106, flg. 8.
Les chaînes composées de chaînons annulaires ronds on ovales, ne doivent pu être employées comme tirants* tu qu'il est reconnu que leur force n'est qu'use fois et demie celle du fer employé i former leurs chaînons, et ope, par cnostigusut. elles sont chargées d'un poids plus considérable qu'il n'est nécessaire pour la foi» dont on a besoin. Sous nn antre rapport, elles ne doivent trouver place daaskr charpentes que dans des eu très-rares, vu que, le fer de leurs chaînons ne demi pas être très-gros, les formes arrondies de leurs anneaux ont une élasticité qui se convient pas de rencontrer dans des tirants.
VIS INTISP08Ê SAlfS LIS AS8IBSLAGIS.
On a depuis longtemps observé que le défaut de dureté du bois est cause qse les contacts des assemblages n'opposent pas toujours une résistance suffisante au pressions qu'ils éprouvent ; ou les fibres longitudinales sont comprimées les ânes contre les autres par les abouts, ou dans ces a bout s les fibres sont refoulées, et de cet inconvénient résulte un jeu dans les assemblages et de grands tassements dass les charpentes.
Mathurin Jousse proposa d'introduire des lames de plomb, d'une ligne ou deai, aux jonctions des abouts des pièces dans les poutres armées, afin que ce aM ductile remplit tous les vides que pouvaient laisser les inégalités des fibres dan ces abouts. Perrault conseille le même moyen dans son Mémoire pour le projet de pont d'une seule arche, qu'il proposait de construire à Sèvres sur la Seine.
Ce moyen remplissait le but qu'on se proposait pour les assemblages à bots de bout, et lorsque, par l'effet de la coupe , le tassement était i peu près prévu; nos on reconnut qu'il était insuffisant pour d'autres assemblages. La mollesse di plomb lui permet de céder à de grandes pressions, en s'introduisent dans les iaégalités que laissent les fibres coupées à bois en travers, vu la difficulté «TexéceÉer
CHAPlTftK JtXXlll.
de l'angle dans les assemblages, on doit peu compter sur l'efficacité des équerrcs, qui ne résistent presque jamais, dan» les ouvrages en charpente, ail* efforts qui peuvent changer cet angle. Il est préférable , s'il s'agît d'empêcher un angle de se fermer , d'opposer des goussets, des aissoliers et des contre-fiches à l'effort qui pourrait amener ce changement ; et s'il s'agit de l'empêcher de s'ouvrir , il est encore préférable lie faire usage de tirants en fer employés iliagonatetnent.
1" Joints pour bawiet tt barreaux.
l*s tirants sont employés pour unir et combiner des parties de charpente» éloignées les unes des autres: lorsque les distances sont grandes, ces tirants ne peu vent être faits d'une seule pièce , il faut , par conséquent, réunir plusieurs pièces bout a bout par des juin ts solides, et dont la plupart doivent fournir le moyen de donner une tension convenable à la totalité du tirant.
Les figures 72 et 73 sont des projections de différents moyens de jonction, pour le* parties des tirants.
1-ïg. 72. parties de tirants formées de bandes plates ; a joint à clavette en projeetiou verticale; a- projection horizontale du même joint pour le cas où ce joint étant isolé, son épaisseur peut dépasser également des deux colés celle des bandes dont le tirant est formé ; a" projection horirontatc pour le cas où le joint doit être porté d'un coté, parce que le tirant doit èlrc appliqué contre quelque objet. Ce joint est aussi appelé moufle.
b, deui projections d'un joint à oreilles, serré par un boulon a léte romaine ou autre, traversant une oreille et se vissant dans l'autre.
c, deux projections d'un joint à oreilles doubles, serré par deui boulons à écrou. Ce joint est préférable aux précédents, parce qu'en serrant les boulons également, l'effort est le même des deux cotés du tirant.
it, joint plat, serré par des boulons avec écrous et rondelles.
Fîg. 73, tirant formé de barreaux carrés.
t, joint à vis se réunissant dans un écrou commun. Si cet écrou doit produire la' tension du tirant, il faut que les parties du Lirant soient taraudées en sens inverse, cl que l'écrou commun soit aussi taraude en sens inverse, afin qu'en le tournant, il attire à lui les deux parties du tirant.
f, joint avec boulon à deux liges sur une seule tête romaine , et deux taraudagei en sens inverse, se vissant dans les écrous, également en sens inverse, qui lero" nent les extrémités des parties du tirant.
S, joint à plat. Des tenons x qui font partie do la patte du tirant p, I
de l'antre bout, sons des charges inégales et non symétriques dn tirant; raque h tyçure hexagonale formée par le tirant, rentrait, les dans arbnMtrinn et laacaant» fiches, ne serait pas invariable sans ees boulons*
L'on a aussi employé la fonte de fer dans les charpentes des hangars des docks de Liverpool, dont nous avons représenté Une ferme et ses colonneites fig. 18, avec des détails fig. 17, 19 et 90. Les eam des égouts dn toit sont ramenées pour tel évacner dans les cotonneUes, qni sont creuses.
sonnas vnncAox.
On ne peut pas dire que les soutiens verticaux, dont nous allons parler, partie des constructions en charpentes, car ils remplacent le pins ordî colonnes, les piliers en pierre et les murs employés dans KesbÉtisana; placent également les épais poteau en bois qu'on a souvent employés pour nir des poitrails et des poutres de trop longues portées.
Les soutiens verticaux dont nous voulons parier, sont des colonnottas, pisin«oi crames, en fer coulé, qu'on place de même sous les poutres et les poitrails peur In soulager également dans leur longue étendue, occuper moine (Teepace qne des talonnes et piliers en pierre ou en bois , et ne point obstruer l'accès dn Jour. Gssct» lonnettes creuses sont préférables à celles coulées pleines, parce qu'elles sont ummés sujettes que celles-ci à renfermer quelques vices intérieurs , et qu'à surface égale de métal dans leur coupe horiiontale, elles sont moins sujettes à se courber oui vibrer. Les charpentes figurées sur les pi. 89, 117, 118, sont supportées par des colonneites : ces exemples nous paraissent suffire pour indiquer les usages qa'ss peut en faire. Nous nous contentons d'ajouter, que lorsqu'on emploie ces colonneUes sous des poutres ou sous des poitrails portant des murs, pour prévenir tout déversement, on regarde comme prodent de les accoupler dans le sens perpendiculaire à la longueur des pièces de bois, en plaçant une colonnette de chaque coté, le plm près possible des faces verticales des poutres. On fait porter les colonneites sur de dés en pierre dure, quelquefois garnies de larges et épaisses plaques en fonte posr recevoir les tenons qui saillent au-dessous des bases. Parle haut, les colooneUe portent aussi au-dessus de leurs chapiteaux des tenons qui sont reçus dans des trocs réservés sur les épaisses bandes de fer qui s'étendent sous tonte la largeur de la poutre à soutenir.