CHAPITRE XXXIII. SB
qui ealève des copeaux , au lieu de comprimer et d'étirer le fer en refoulant les lèvres des filets pour former leurs arêtes (1 ) ;
3" Que le laraudagc soit fait très-lentement, afin de ne pas rompre le nerf du fer. en l'étirant, dam le sens de sa longueur, trop vivement par l'action de la filière cl en le tordant ;
4° Que l'écrou soit percé à froid, c'est-à-dire forcé, cl qu'il soit taraudé avec le même soin que le boulon; qu'il ne soit pas déchiré dans la circonférence; que su base soit perpendiculaire a son axe, pour que, lorsqu'il agit, il ne courbe pas le boulon en le tirant de travers ;
S" Que le profil du filet de l'écrou et celui du tilel de la vis , ainsi que les diamètres et les pas de l'un et de l'autre, soient égaux, afin que tous les filets engagés dans l'écrou portent en même temps et fassent le même effort.
Ko général, la saillie des Glets du taraudage d'un buulon sur Sou noyau doit Un le dixième du diamètre du noyau, ou le douz-iérac du diamètre total du boulon. Le pas , c'est-à-dire la quantité dont chaque filtl monte sur un tour entier, doit être d'un cinquième ou d'un sixième du noyau, ou bien un sixième ou septième du diamètre du boulon.
Le diamètre extérieur d'un écrou doit être le double du diamètre du corps du boulon.
Les ècrous doivent avoir assez d'épaisseur pour comprendre cinq ou six filets et même plus, si la pression à opérer duil cire grande.
Ces rapports doivent être observés pour toutes les pièces do fer portant tarauilage.
Si l'on craint qu'un écrou se desserre par un mouvement de rotation rétrograde occasionné par une cause quelconque, on ajoute un deuiième écrou sur le prcmirr, que l'on serre fortement; il produit une si excessive pression entre les filets de la > i- el ceux de l'écrou, qu'il n'y a pas de force capable de mouvoir le premier écrou ce second écrou est nommé contre-êcrou.
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Lorsqu'il •'•gît de produire ine forte pression m moyen d'une nftèeeée feras taraudée, l'effort de la main ne suffit pas pow tourner les écrons; on nielilm d'un outil que Pon appelle ckff dent nous n'a vous point perlé dans tacfcenUmh, parce qu'il ne aert pas direetement au travail du bols, et qu'il noue « pan phi convenable de le rapprocher des ferrures auxquelles son usage a'appliqne.
La figure 74 est une clef double pour tourner les écran carrés* et un basait b têtes des boulons de même forme.
Fig. 7tf, clef droite, simple, pour les écrous et télés i sis puas.
Fig. 76, clef double en 8 pour saisir des écrous carrés que Ton ne directement; on fut des clefs courbées de la même manière poar des gonaux.
Fig. 77 , clef fourchue pour les écrous qu'on ne peut saisir que
Fig. 78, clef pour agir par son extrémité m surunécroude kforaaeig. 9t,d de son bout A sur celui de la fig. 81.
Fig. 70, def dite anglaise, qui convient à des écrous de plusieurs dmaennsai, parée que la distance entre les deux mâchoires m, » peut changer, enifant la gm> seur de Fécrou A saisir; la mâchoire * fixée A la tige o est mobile avec celle tip» elle s'écarte ou se rapproche de la méehoire ni fixée A la tige «y lorsque laatst d'une main les deux tiges o «, on tourne de l'autre main le manche v, dont Un* rieur est taraudé sur une partie de sa profondeur , et qui reçoit lue ilote 4e visés bout de la tige o.
Fig. 80, tourne-vis dont nous avons parlé page 942.
Fig. 81, clef pour tourner des écrous de la forme de ceux fig. 50, 31 et 33, es donnant toutefois aux deux parties de son extrémité, la forme et l'écartement cosvenables.
&• Fretteë.
On traverse quelquefois des pièces de bois par des boulons fortement serrés psr des écrous, pour les empêcher de se fendre suivant des plans qui seraient perpendiculaires à ces boulons; mais le plus ordinairement on emploie, dans le mène but, desfrettes qui sont des liens entiers ou de plusieurs pièces. Les fig. 46, 46. 47, 48 et 30 sont des frettes simples; ce sont des anneaux ronds, carrés, octogones ou à pans formés par une bande de fer suffisamment large , suffisamment épaisse, soudée par les deux bouts avec le plus grand soin ; on n'emploie pour ks frettes que de très-bon fer. Pour qu'une frette serre bien la pièce de bois qu'elle enveloppe, il faut avoir soin, d'abord, de ne l'appliquer qu'à des bois très-secs, de donner un tant soit peu de dépouille à l'emplacement qui doit recevoir la frette, afin qu'on puisse la forcer de serrer en la chassant A coups de marteau , pour h pousser vers la partie la plus grosse du bois, où on la retient avec quelques doos placés eu dehors. Sinon, après qu'on l'a forgée très-juste, et même un tant soit pea
CIlAfli'RE VWIII. ÏSI
plus petite, il '.un la chauffer autant que possible, et cependant pis dm v11" qu'elle brûle le bois, et la porter ainsi dilatée par la chaleur i la place qu'elle doit occuper. Ce moyen est si efficace que les fretins s'i m priment dans le bois par l'effet de leur rétrécissement en refroidissant. J'en ai même vu qu'on avait forgées trop petites se rompre par l'effet de leur refroidissement. C'est un moyen qu'on emploie pour ferrer les roues des voilures, dont les cercles sont aussi de grandes frettes.
Ou fait usage de (relies oblonguei, pour retenir les arbalétriers dans les embrévemeuls de leurs assemblages sur les tirants ; on eu voit des exemples sur les charpentes romaines que nous avons représentées pi. K3 el Si, sur celle de la figure 4. pi. 87, sur celle de la salle d'exercice de Moscou, fig. 3, pi. 94, et sur plusieurs autres. Ces longues frcltes sont chassées â coups de masse à leur place ; on fait en sorte qu'elles soient également inclinées à l'égard des pièces qu'elles tient, et on les retient sur les faces en pente avec de forts clous chassés au-dessous d'elles ; on ne les perce d'aucun trou pour ne pas les affaiblir.
La figure 49 est une (relie circulaire en deux pièces, pour des bois réunis à plat ; les deux joints sont formés chacun par dcui oreilles serrées par des boulons à vis
Lorsque la pression ne doit pas être considérable, et qu'où peut y employer du fer mince, la fretle est faite d'une seule pièce avec une bundc de 1er peu épaisse ; un seul Joint suffit, il est composé, fig. 81, comme un de ceux de la frctlc fig. 49.
Quelquefois ce même joint, au lieu d'clrc serré par un boulon à écrou, est (urine par des boucles et serré par une clavette. Celle sorte de joint est représentée par les projections fig. '.'>■! et 53.
Lorsqu'on ente des pieux, ou consolide leurs entes au moyen de frettes a deux joints à clavettes. La ligure 63 représente, par une projection verticale et par une coupe horiionlale placée au-dessus, deux pièces rondes jointes par une ente déjà représentée lig. 13, pi. iQ, Leur enture est consolidée par des frettes entaillées dans les surfaces du bois, et de deux morceaux pour qu'on puisse les poser ; une seule de ces Ire Ut s est posée eu a, des coches * reçoivent l'épaisseur de chaque joint. L'emplacement de l'autre frette est entaillé en b, mais la fretle n'est pas poser. Ce moyen est celui indiqué dans lesUEuvresde l'erronet, planche XXXV lit.
La figure 64 est un autre moyen de freltcr, eu employant des Ircties en anneaux d'une seule pièce, l'ente étant faite de la même manière. Les bouts des pièce» sont diminués de diamètre pour passer dans la fretle c, qui trouve dans les parties non réduites de diamètre des embases qui l'arrêtent. Nous n'avous indiqué qu'une frette en c, mais on voit qu'on peut en placer deux autres , l'une eu il, l'autre en a, en ménageant leurs places entaillées dans les parties non réduites dcdiacnctic. où. .'. cause de la Qrxibililé du fer, elles peuvent être placées avant que l'ente soit mise en joint.
Ou serre aussi des pièces carrées d'un seul morceau, ou la réunion de plusieurs pièces, avec des frettes de deux et de quatre parties. La ligure 66 représente une
Uà TRAITÉ DB L'ART DE LA • CHARPENTERIE.
frettc curée de deux pièces • les joints à oreilles éUnt sur dans angles opposés. Oe punirait placer no joint sur chaque angle, ou, an besoin f les placer wr deux fm opposées, oo mémo sur les quatre laces; dans ce dernier cas, on ponrruît.frire la joints & clavettes, comme celai de la frotte fig. 82 et US.
Les joints à oreilles, et notamment ceux placés sur les arêtes des pièoes, usa*rent pas aussi bien qu'on pourrait le croire, à cause du déversement qne les «oL les peuvent éprouver, lorsqu'elles ne s'appliquent pas complètement Pnne sur Faatrc. La figure 68 représente une tirette pour les pièces carrées, qui .ne laisse mai désirer sous .le rapport delà pression; elle est composée de quatre bridas terminées chacune par on bout cylindrique taraudé entrant dans l'œil .<fme autre brin? et serré par un écrou. La figure 67 représente une de ces brides vue A plat.
6° Um$.
Les liens sont des espèces de frottes qui n'ont poojr objet qoe d'opérer nue.pm> ston dans un seul sens.
La figure 65 représente deux liens «,.*, qui serrent des madriers appliquai ni uns sur les antres. Une partie plate réunit les deux branches dn lien • qm fanant deux coudes représentés dans la eoupo 4 an-dessus de la principale pinjadlni Dans le lien b, les deux branches sont les prolongements d'une bande qui s'anae» dit sur un tasseau p représenté en j/ dans la coupe f, cette disposition ayant pon objet de prévenir la rupture dans les coudes, qui est toujours à craindre dans kf ferrements plats qui opèrent de fortes pressions.
Dans l'un et l'autre lien , la pression est opérée par des brides ns dans les ysax desquelles passent les bouts taraudés qui sont saisis par des écroos garnis de leurs rondelles.
Une bride comme celle m est représentée à plat, fig. 82.
Des liens de cette forme sont employés concurremment avec les frottes pew maintenir les assemblages à embrévements des arbalétriers des fermées en charpente sur leurs tirants. On en voit des exemples dans la figure 6 de la planche 89.
On doit les arrêter sur les faces inférieures des tirants et sur les faces supérieures des arbalétriers avec de forts clous , avant de serrer les brides. Quelquefois sa fixe leurs places par des entailles dans la face inférieure du tirant et dans la uns supérieure de l'arbalétrier, et, dans tous les cas , leur direction doit être perpendiculaire à la face de l'arbalétrier, comme dans la ferme de la planche 89.
Les liens sont aussi employés pour serrer des pièces de bois qui se croisent, notamment celles qui se croisent à angles droits. La figure 86 représente des liées employés dans ce cas.
Les pièces a, b, c, d se croisent ; la pièce a est serrée sur la pièce c par un seal lien g; la pièce b et la pièce c sont serrées réciproquement l'une sur l'autre sa