‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 110 sur 297 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

ESCaVLIBftS.

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lie» escaliers sont des constructions composées de plans borâoaUu des degrés élerés à la suite les ans des autra, sur leequeb o« pos* les piefr pser marcher, en montant on en descendant, et communiquer ans différents 4t*f* As bâtiment. De là fient le nom de wîmrchês donné à ces degrés, que les Latins ëàgnâient par celai de scolœ dont on a fait en français le mot «sonfisr.

Suirant la destination d'un escalier et la forme de respaee dans leqve) 0 estétalaV que Ton appelle cmg*t il est composé de parties droites os de parties cewfees,* aooTent des deux en même temps.

Les parties qui se projettent en lignes droites sur le plan, se nomment «etfates rampes (1); celles qui sont courbes se nomment quartier* tournante.

Une pièce de bois verticale qui sert de soutien commun à toutes les marches (Ta escalier, ou seulement à quelques-unes, est un noyau.

Les pièces de bois inclinées qui soutiennent les marches d'une rampe sont des limons; les limons des quartiers tournants sont des courbes rampantes.

Les limons sont situés du côté du centre de la cage de l'escalier ; du côté opçosi les marches sont soutenues dans les parois de la cage ou dans des faux limons q* font partie de ces parois.

L'espace vide qui répond au centre de la cage et qui est, dans la projection horizontale, entouré par celle des limons, se nomme \tjour de Peêcalier. Cest en effet

(i) On donne aussi lo nom de rampe à r espèce de grille on balustrade en bot» ou ea fcr e» s'élève au-dessus des volées et des quartiers tournants en suivant leurs contours , et sert de faraV corps sur lequel on peut appuyer une main pour s'aider à monter on à descendre. On garait cedquefois le dessus de cette rampe , lorsqu'elle est en fer, d'une pièce de bois arrondie, dsot h grosseur convient au développement de la main qui la saisit et peut glisser commodément : on cette garnitnre en bois main-courant ê. Une autre pièce de bois à peu près de le même souvent une perche, qu'on soutient à la même hauteur par des crampons en 1er le long des de la cage *l'un escalier, sert également d'appui à une main, cette pièce se nn—mi sVejaT TTasT^ l»le eordrn passé dans) des anneaux fixés aux parois delà cage, tient

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par cet espace que la lu mi ère du jour se distribue aux différentes par ut s ilo l'escakfer.

Or quelque manière qu'un escalier soil développé par le moyen de ses limons, cl quelle que soit l'inclinaison de ses rampes et quartiers tournants, le limon ■ un.' épaisseur verticale et une épaisseur horizontale constantes, tellement que le solide qu'il forme, rectiligne ou courbe, peut être regardé comme engendré par un rectangle vertical.

La figure 6, pi. 121, est la représentation de ce rectangle dont les dimension* peuvent varier pour différents escaliers , suivant I» force qu'il est nécessaire de donner aux limons en raison des largeurs des escaliers cl du poids qu'ils peuvent ■voir à supporter par l'effet du nombre de personnes et des fardeaux qui peuvent j passer, et qui est le même pour tout le développement d'un même escalier.

Dans les épures que l'on trace pour la construction d'un escalier, on suppose tou jours que le limon est engendré, comme nous venons de le dire, rigoureusement par un rectangle vertical et perpendiculaire à la direction du timon, mais lorsque les projections sont terminées ; pour peu que l'escalier soit susceptible de décornlion, on orne son limon de moulures dont les profils sont tracés dans ce même rectangle pour que leur génération soit assujettie à la même loi que celle des limons. Le plus souvent la moulure adoptée est un talon fig. 3, ou un quart de rond

l tig. 23. ou une baguette fig. 24. Dans les escaliers susceptibles de plus de décora tion, et notamment dans ceux dont la grande largeur exige de forts limons, ou orne les limons avec des espèces de caissons creusés sur leur face verticale; cet caissons sont entourés de moulures comme nous les avons représentées dans I*

* coupe, (1g. 1 , faite dans un limon par un plan vertical.

Le dessus d'une marche considérée par rapport à sa largeur, est généralement

t appelé giron, et cependant ce nom s'applique de préférence aux marches des quar-

E tiers tournants,

- Les contre-marches sont les parements verticaux des devants des marches ; c'est

I aussi le nom des pièces de bois qui forment «es parements, lorsque les marches ne sont pas massives.

[Les paliers sont des parties horizontales beaucoup plus étendues que les mai-. ches.et même des portions de planchers distribuées à diverses distances dans la Iiauteur d'un escalier, aux mêmes niveaux que des marches occuperaient, pour diviser son trop long développement et donner des points de repos, soit pour tenir lieu de quartiers tournants, soit pour donner des issues commodes aux portes des appartements des différents étages, soit, enfin, pour joindre les parties séparées du même étage d'un bâtiment (1).

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TRAITÉ DE I/ABT DE LA CtfABPBHTBBIB.

Oonomose mmrcto pmlièn oetto qui ertaurivusW.ffum puttur

bord.

U /Mfe d'an escalier «t la ro«te qM Ton tut eo mo^mK ««.^

et ayant «ne main appuyée sur la rampe eu gardfr-corpe

de l'escalier, la projection de la ligne parcourue par le ceat» do «mile te pu>

tonne qui parcourt l'escalier.

Dana les escaliers étroits elle occupe le milieu de leur largev.

On n'a égard à cette ligne que dans les parliaa toacnanlM»

On donne le nom df$mmmckêmmmt à retendue dm maicheadnno toanuedeluv longueur; c'est la largeur de reecalier entra ses limooeei tu» puroia de eacnuft.

On nomme aussi emmwrckBmênt l'assemblage d'une mante dam lu liuaan, rtaV è-dire U quantité dont une manche pénétra dans un limon pour a*I.uaaambkrd trouver un appui*

Uéckffîm cet le commencement d'un eaeuUer ; c'est qui soutient le premier limon, serrant comme de base à rceeulior ; cV du mur qui ecrt de fondation à cet assemblage,

f Éck$U$é$

L'escalier le plus simple après l'échelle (1) et la moins comuMdOyUnt planche épaisse posée sous une inclinaison convenable pour former une rampe puticable, sur laquelle on a cloué des liteaux prismatiques pour appuyer tes pieésd les empêcher de glisser.

f^ figure 6, pi. 119, est un profil de cette sorte d'escalier, souvent employé du* les travaux pour les transports qui se font à charge d'homme.

rois, étaient recouvert* de paille ; le luxe consistait à la changer souvent. U est probable

Jes parties des escaliers sur lesquelles il était possible d'en étendre était appâtée pmiUr, de néant*

palta, la paille; «de même que, dans le vieux langage, les greniers et mflnjjn le»

avaient le nom de palier*.

(i) Une échelle est un escalier portatif; elle est ordinairement composée de deux lesquels sont distribués , à des distances égales , des échelons horisontavx qui sont «les liteaux assemblés dans les montants. Ces échelons servent à poser les piedi qui monte ou qui descend fait usage d'une de ses mains au moins pour se tenir au mesrtamVQaéquêtas Téchelle n'est composée que d'un seul montant traversé par les échelons » «a a* sait msftér ces sortes d'échelles que lorsqu'elles soot invariablement fixées aux places oè elles sent aeeamâm Quelquefois encore une échelle est formée par des entailles faites le long «Tune pièce et sss verticale. On fait des échelles doubles : elles sont composées de deux échelles simples , reaes» * charnière par leur sommet; les montants sont plus écartés, et les échelons pies longs par le bstsst par le haut. Elles ont la propriété de se tenir seules en écartant les pieds des deux éctelteseul)» composent , tandis que les échelles simples doivent être appuyées contre un olget fixe pirnso en faire usage.

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