‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 120 sur 297 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

figure 8. pi. 121 , ce limon serait compose ije parties projetées en demi-cercle . comme celle de la figure 8 , et de parties droites A el B. La construction serait faite absolument suivant la même méthode, sinon que les marches n'étant plus rayonnantes sur le centre C, mais bien balancées comme elles sont tracées fig. 1, pi. 120. la courbe prendrait la forme projetée fig. 2, même planche, que nous avons rapportée fig. 19, pi. 121. pour donner les détails d'un joint; cl au lieu de représenter les arêtes du limon par des ligues droites, sur les développements des surfaces cylindriques, fig. 4, il faudrait les construire de la même manière que s construit les raccordements du limon et des parties de courbes rampantes, fig. i de la planche 120.

6" Escalier à grand palier.

La figure 31. pi. 121, est une partie du plan d'un grand escalier contenant k limon a d'un grand palier avec le limon b d'une rampe, montant de l'étage inférieur à ce palier, cl le limon U d'une seconde rampe, montant de ce même palier à l'étage supérieur.

La figure 30 est une projection verticale de cette partie d'escalier.

Les limons des rampes sont raccordés à celui du palier, par des courbes rampantes h, k. arrondies par des quarts de cercle sur le plan. Les raccordements des limons rampants avec le limon horizontal, sont faits de la même manière que pour l'escalier représente pi. 120.

Les rampes étant droites, il n'y a eu aucun balancement à faire pour les marches, |ui restent toutes parallèles. Pour que la marche n° 12 ne s'assemble pas obliquement dans la courbe rampante, elle est contournée à son assemblage par un arc de cercle dont le centre est sur la face du limon b; le rayon de cet arc de cercle est déterminé par la condition que son centre c soit pris sur la tangente fc r le point f, où l'arc de cercle rencontre la courbe du limon. Le raccordement du limon horizontal a, avec le limon rampant b, se fait dans l'arrondisse- ;ourbe rampante ; on développe la face verticale du limon sur le même plan que celle du limon horizontal. L'on marque sur le développement les marches de la rampe droite et l'arête supérieure du limon a x. Cette arête rencontre celle du limon horizontal en s ; dans ce développement, l'on trace un arc de cercle I u tangent à ces deux lignes, il devient la courbe de raccordement. Le centre de cet arc de cercle est déterminé par la seule condition qu'il passe au-dessus du point r qui représente dans le développement le point /'de la projection horizontale, afin que ce point soit couipris dans la hauteur du limon.

L'arc de cercle ( u décrit du centre y, est enveloppé sur la surface cylindrique île la courbe rampante, pour donner la projection verticale de l'arête qui doit servir e directrice pour la surface gauche de raccordement entre les faces supérieures es deux limons, la génératrice de celle surface clanl toujours une horizontale

SOft TRAITÉ DE L'ART DE LA CHARPENTERIB.

Cet développements serrent alors de règles pour tracer les arêtes du limon; et si Ton a en soin de marquer en même temps des borisontales de même niveau ssr les deux surfaces, par exemple les niveaux des marches, ou les traces de leurs girons prolongés, on aura le moyen de tailler les surfaces gauches, tant du dessus quedi dessous du limon , en les conduisant au moyen d'une règle appuyée sur les poiats déterminés par des lignes de même numéro.

Nous n'avons point marqué toutes ces lignes sur les figures , puce que si noes les eussions toutes tracées, ce qui est fort simple dans l'exécution aurait rendu lu figures confuses sans utilité.

Nous avons néanmoins marqué sur la bande du développement de la surface convexe du limon, les traces des marches suivant lesquelles on doit faire les refooillements pour loger les collets dans leurs assemblages avec le limon.

Nous avons supposé, comme exemple d'un travail uniquement de charpenterie, que les marches font parement en coquille dessous la rampe tournante. Cette coquille est la surface gauche de la vis engendrée par une ligne droite , toujoon norixontal'e , passant par l'axe et s'appuyant sur une hélice prise à unedislaace verticale constante au-dessous de la foulée, c'est la même surface qui passe par Ici arêtes du devant des marches, mais elle est abaissée de la quantité nécessaire pou que les assemblages trouvent au-dessus d'eux une épaisseur suffisante.

Lorsqu'on veut ravaler en plâtre le dessous de l'escalier, on donne un peu plu d'épaisseur au limon , et le lattis est cloué en dessous des marches comme on k voit fîg. 21 de la planche 119; les marches étant massives, cela n'a aucun inconvénient. Lorsque les marches sont creuses, comme celles de la figure 9, même planche, ce qui se pratique aussi pour les quartiers tournants , on rend le lattis di ravalement indépendant des marches, de la même manière que nous l'avons représenté sur cette figure 9, et les petits soliveaux sont rayonnants et multipliés autant qu'il le faut pour l'extension que prend la surface en s 'approchant des parois de la cage.

A l'égard de l'exécution des divers joints des courbes rampantes qui composes! le limon d'un escalier tournant, on est dans la nécessité d'en marquer les coupes sur les développements des surfaces cylindriques, aûn de pouvoir les tracer es appliquant ces développements sur ces mêmes surfaces, parce qu'il ne serait pas toujours commode d'établir les courbes sur l'ételon , pour piquer les assemblages comme pour toute autre pièce.

Pour ce qui concerne les tenons et les mortaises , il n'y a rien à tracer sur les développements, vu qu'ils sont perpendiculaires aux abouts des joints, ainsi qu'au faces de l'assemblage ; leur emplacement à l'égard de l'épaisseur du limon se relève au compas de dessus l'épure, fîg. 8, pi. 121.

Si l'escalier, au lieu d'être entièrement circulaire, était composé comme celai de la fig. 1, pi. 120, de rampes droites et de rampes tournantes, au lieu d'un limon complètement circulaire , comme nous Pavons supposé jusqu'ici à l'égard de la

Page 1