‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 127 sur 297 · CHAPITRE X\XY · texte numérisé non relu

CHAPITRE X\XY

face île la maison repré sonléo dans ces deux Ggurcs. Le lioul de cet étai (1) porte par son about dans une entaille laite avec soin dans le mur ; par le bas il repose sur une semelle M. établie sur le sol. Si le terrain au niveau île la surface de ce sol n'a pas une résistance suffisante, il faut creuser pour trouver un fond assez ferme pour servir d'appui à l'élai , soit par l'effet de sa propre compacité, soit par l'étendue sur laquelle on pourra répartir la pression, en plaçant au-dessous de la semelle un nombre suffisant de chantiers qui la croisent a angles droits. Lorsqu'un mur à étayer est en fort mauvais état, non-seulement on multiplie les étais, comme celui A, mais on en place d'autres en dessous des premiers, comme celui B.

Si l'on craint quelque mouvement dans le sens perpendiculaire â la longueur du mur étayé . on maintient les lignes de milieu des principaux étais dans des plans verticaux par d'autres étais latéraux D , qui s'y assemblent â tenons et mortaises avccembrévemcul cl boulon par le haut, et qui portent par le bas sur un des chantiers O qui s'élendent sous la semelle M.

Pour que les étais soutiennent efficacement un mur. il faut qu'ils opèrent une farte pression dans les points où ils sont en contact avec lui, ce qu'on ne peut obtenir qu'en augmentant la roideur de leur pente , cl par conséquent en rapprochant le plus possible le pied de chaque étai de celui du mur. ces étais ayant toutefois une longueur suffisante afin que leur inclinaison, par rapporta l'horizon, ne soit pas moindre que 68°, pour qu'il ne faille pas un trop grand effort pour s'opposer ■n glissement de leurs pieds sur les semelles, et que même le frottement puisse MifGre pour empêcher ce glissement.

Tour raidir un étai. c'est-à-dire pour l'a mener à une pression propre à soutenir un mur, il faut faireglisser lentement son pied sur la semelle. S'il s'agit de soutenir un mur en mauvais état . et dont la chute pourrait être subite, il faut bien se garder de frapper l'état avec une masse de fer ou de bois, ce qui occasionnerait des secousses dangereuses , il faut le faire avancer par l'effort d'un levier et mieux par celui d'une longue pince en fer. Si plusieurs étais doivent concourir au soutien d'un mur, il faut les roidir ensemble cl de la même quantité. Il faut faire attention de ne point dépasser In roideur nécessaire au soutien qu'on veut donner au mur, vtt qu'on risquerait de le renverser du coté opposé à celui sur lequel il menace ruine.

Lorsque l'on élaye un mur qui est en bon étal, pour des travaux en sous-rouvre, on n'a pas besoin de tant de précautions pour roidir les étais, on peut les frapper iiar le pied avec une masse, mais il faut cependant agir avec prudence , et l'emploi «l'une pince de fer est préférable. Nous ne conseillons point de se servir de crics m de vis pour roidir les étais, parce qu'on pourrait, par l'usage de ces machines, dépasser la roideur qu'il est nécessaire île leur donner.

.na Tiurrtf de i/art de la ciiarpenterie.

uli--si,]ii'- les étais se maintiennent ordinairement à la roideur qu'on leur a -.li.ii née, par le seul effet de leur frottemeitl sur les semelles, il C5t prudent de prévenir tout glissement en plaçant une ealc en forme de coin sous le bout inférieur de chaque élai, pour assurer sa parfaite stabilité. Après que ces coins ont été serrés par quelques petit* coups de marteau, on les fixe en les attachant sur les semelles par une couple de clous.

Lorsque les murs à élayer sont très-mauvais, on interpose quelquefois, entre lei alioutg des étais et la maçonnerie , des plateaux verticaux appliques à plat conirr les murs, et auxquels on les allaebc par de forts boulons qui les traversent, ainn que des madriers appliqués intérieurement pour recevoir les écrous. Les étais s'] assemblent à cmbréveinents traverses par des boulons.

t" ChevultHrmnli .

S'il s'agit de reprendre un mur en sou s -œuvre , ou de faire quelques c ha» çr iiirnts dans la combinaison des ouvertures percées dans ee mur, on le soutient par des chevalets. Si l'on doit, par exemple, substituer une large ouverture a dcsi ouvertures étroites d'un rcx-de -chaussée, soit ponr établir une boutique, soit puni percer une porte cochère , c'est par un chevalement que l'on soutient le unir dira lequel on veut pratiquer la nouvelle ouverture, cl. dans ce cas, l'on préfère le chevalement à tout autre moyen, parce qu'il s'agit principalement d'empécher le mm d'obéir à sa pesanteur tout le temps nécessaire au remplacement de la maçonner» qui le soutient, par une nouvelle combinaison qui doit à son tour le soutenir.

Nous supposons, dans l'exemple que nous donnons d'un chevalement , que dun la façade d'une maison représentée en élévation, fis. 12, on veut substituer am deux fcnèircs du rcr.-dc-chansséc indiquées en lignes ponctuées, une grande ometture dont la largeur doit être égale à la somme des largeurs de ces deux fenêtres, plus celle du trumeau intermédiaire.

Avant de démolir la maçonnerie du trumeau du rez-de-chaussée, on établit lt chevalement qui doit être composé de chevalets en nombre suffisant pour soutenir la pesanteur des trumeaux supérieurs, lorsque la démolition du trumeau du rade-chaussée sera faite, cl pendant tout le temps nécessaire pour l'exécution deconstructions qui doivent le remplacer.

On commence donc par percer le mur de face dans les endroits jugés conveaibles, afin de passer les bouts de solives a devant former les corps des chevalets; leurs pieds 6 sont assemblés à futailles dans ces pièces, leurs extrémités inférieur*» sont reçues sur des semelles c ou coucliis, elles sont taillées en chanfrein des dem côtés pour que l'on puisse roidir ces pieds et serrer ainsi les corps des cbeulcts contre la maçonnerie qu'il s'agit de soutenir. On roidil les pieds des chevalets" rapprochant leurs extrémités inférieures l'une de l'autre, on peut se servir do pmcs de fer ou 'le marteaux , mais il faut avoir le plus grand suin que les qui'n

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