CHAPITRE; WUIIl
t* Détails de construction.
V.ius donnons , IL.. 1 et 2 . pi. 129 , les projections d'un autre pont sur paléus. Les détails qu'il comporte nous ont déterminé à le dessiner sur une échelle plus grande que celle îles ligures que nous vouons d'indiquer dans l'article précédent . et auxquelles ces détails pourrunl être également appliqués.
l.a ligure 1 est la projection d'une travée d'un pont sur longeron, de l'une des constructions les plus simples , en usage aujourd'hui.
I.a figure 2 est la moitié de la coupe du même pont, par au plan vertical perpendiculaire à celui de la première projection.
Ce pont est supposé établi sur des culées en pierre , comme seraient des murs ■ 1" quais ; mais dans la largeur du lit de la rivière , il est parlé sur des palées dunt une seule est en partie représentée dans la llg. 9.
Celle palée est composée de cinq pieux t; les Irois du milieu de la longueur de la palée sont verticaux , ceux des deux extrémités sont inclinés en sens inverse , pour s'opposer au balancement de la palée. Ces pieux Sont coiffés d'un chapeau k sur lequel portent les cinq longerons o, répartis sur ta largeur du pont et asscmblés bout à bout sur la palée.
Cette palée est susceptible d'être consolidée par des rooises en écharpe , comme celles de la fig. 34, pi. 137.
Attendu que les chapeaux k sont fort étroits, des pièces formant doubles corbeaux p, nommées sotts-ton.jerons ou sous-poutre* , servent de supports intermédiaires entre les longerons et les chapeaux; elles permellent d'assembler les longerons par fausses coupes et elles leur donnent une assiette plus étendue et plus solide. Les longerons reçoivent les madriers jointifs q formant le plancher du pont.
Les garde-corps des ponts en charpentes sont établis au-dessus des longerons
li forment leurs téles sur les bords des travées : ils sont composés de poteaux a, de lisses b et de sous-lisses c.
Les poteaux sont assemblés dans des poutrelles il portées et entaillées sur les longerons , et qui reçoivent les contre-fiches e formant chasse-roues eu dedans . et les contre-fiches pendantes f en dehors. Les excédants des épaisseurs des poutrelles qui s'élèvent au-dessus des madriers du plancher, se perdent dans la forme en sable n qui repose sur ce plancher, et qui sert â donner le bombement de la chaussée en pavés.
Les pièces de bois ;/ qui s'appuient intérieurement contre les poteaux du garducorps de chaque côté du pont, et qui sont assemblées à entailles réciproques sur les poutrelles il, encaissent le sable . elles retiennent le pavé et elles formeul les bordures de la chaussée; elles sont appelées garde-pavé.
Les inconvénients graves des chaussées eu pavés , sur les ponts en buis, sont reconnus aujourd'hui ; cet chaussées obligent à donner aux pouls une é^vaW»
3iu TKA1TÉ DE L'ART DE 1,4 CHARPENTERIE.
qui rend leur apparence d'une lourdeur qui est , au surplus, d'accord vtt ta pe- «auteur du sable et du pavé que ces punis supportent , et qui exige plus dt dam les longerons , mais qui est peu conforme aux règles du goût qui ttalqstlt légèreté d'un édifice augmente â mesure qu'il s'élève. Ce défaut disparaît dirait) ponts en pierre dont les masses sont plus considérables , et les piles plus rpjwr
Les défauts les plus graves des chaussées en paves , sur les pouls en bois. **■
1° D'entretenir sur les planchers une continuelle humidité qui tes paurril,qM que bien bravés que soient les bois, parce que le sable relient toujours de Tm longtemps après qu'il a plu :
iu Parce que, dans les vibrations causées par les objets qui passent ht lapM, la pesanteur des chaussées accroît l'elTorl auquel les longerons doivent résister « l'action de ces vibrations sur les assemblages.
On est donc revenu aujourd'hui à l'usage des planchers m bois , sur toque*' cloue des doublages également en bois , que l'on remplace aisément cl i Irais , lorsqu'ils >ont usés : un forme aussi des chaussées on gravier ; nu conservent une partie dos inconvénient? îles chaussées pavées.
0' Pont» tlormant* >!•>• pinces de guerre.
Les ponts dormants en charpentes sur lesquels les roules traversait :" fossés des places de guerre sont composés de longerons, et le plus souvent* sont portés sur des palées ; néanmoins, nous avons représenté, dans la figl de la pi. 138, une coupe eu long de la première travée a b d'un peut durait sur longerons, avec piles en maçonnerie a et b, établi sur le fossé d'une ptaM* guerre (I).
La figure 3 est une coupe eu travers du même pont dans le milieu d'une ce pont diffère peu de tclui décrit dans l'article précédent.
La ligure 11, même planche 138, est une élévation d'un pont dormant i gérons avec piles en maçonnerie, que j'ai fait construire, en 1831, à la pur» Saint-Nicolas, à la Rochelle, lorsque j'y étais directeur îles fortifications. Là ligure 12 est la coupe. Ce pont diffère des ponts dormants jusqu'alors eu usage ce que j'y ai établi des trottoirs cl des tuyaux verticaux d'égouls i cl x p" ^ eaux de pluie. J'avais l'ail construire, en 1818, un autre pont sur longerons * piles eu pierre, mais sans trottoirs, à la porte Neuve de la même ville ; et, C" éviter l'apparence trop massive de la grande épaisseur de bois résultant it '' superposition des longerons c, des tètes et des garde-pavés ■!, connue ■* ■<■-• ■■
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iipprimë te longeron i par une tumli: «Je fer boulonnée ai equarrissage qu'aux longerons.
et j'ai soutenu les e garde-pavé </, auquel )'n
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6" Passerelles.
Les passerelles, ponts étroits que l'on établit sur le* chemins qui bordent les rivières, sont construites avec plus de simplicité encore que la ponts sur longerons, lorsqu'elles ne doivent livrer passage qu'à des piétons sur des ravins ou sur les petits cours d'eau affluents.
Nous avons représenté, ûg. 11, 13 et 13, pi- 139, les détails de la construction d'une petite passerelle; la fig. 11 est son plan; la fig. 13 est sou élévation.
La figure 5 représente l'élévation d'une grande passerelle, et la figure 10 en est le plan. La coupe, lig. 13, convient également à ces deux passerelles, fig. 3 et 12, dans ta construction desquelles il n'y a point de longerons. Comme elles ne doivent être fréquentées que par des piétons, les charges qu'elles ont à supporter ne sont pas assez pesantes pour exiger des bois plus Torts que des madriers auxquels, d'ailleurs, on ne donne jamais plus de j mètres à 4™, 80 de longueur. On ne place sur ces passerelles qu'un seul garde-corps qui suffit pour rassurer les piétons contre le danger du passage, et leur servir d'appui. Ce garde-corps est le plus ordinairement place du coté de la rivière, notamment lorsque les passerelles servent au halage par piétons.
7° Ponts sur longerons en liait rond*.
Un rencontre fréquemment en Russie des pouls sur longerons, formés avec des bois ronds sans aucun équarrissement, et portés sur des piles et culées construites eu chaises. Mous donnons, fig. 6 de la planche 136, le croquis d'une pile de ce genre de construction, avec une portion du plancher du ponl; l'écartcment des piles est de 5 à 4 mètres; le plancher est formé de corps d'arbres de petit diamètre couchés eu travers sur tes longerons, et joinlifs, comme sont aussi construites quelques parties de routes des légions du Nord.
lorsqu'on n'a pour construire un pont de médiocre portée, que des bois qui n'ont point assez de longueur pour former des longerons d'une seule pièce, on peut encore s'en servir pour établir un pont sur longerons, en les combinant par
La figure 2ii, pi. 157, est l'élévation d'un ponl construit avec des longerons dont la longueur n'est que les deux tiers de la portée d'une travée. Les longerons qui s'appuient sur chaque culée sont eu même nombre ; ils sont posé* aWwwiwtft-
3Î8 TRAITÉ DE L'ART DE LA Cil ARPENTKRIE.
ment de façon que ( li.ii|ur longeron d'une culée repond à l'espace qui sépare longerons du l'autre culée : les langerons se croisent ainsi sur environ un lier» m la moitié de leur longueur. Ceux de la culée a s'étendent de a en b, et crut <t culée e s'étendent de e en d, de façon que la longueur b d suivant laquelle ils u croisent, occupe le milieu de l-i portée de la travée. Ces longerons sont serrés « les parties des moises b, d, de sorte qu'ils se soutiennent mutuellement dan. M même plan horizontal. De légères solives sont réparties au niveau de l'epaiss des moïses, pour donner un appui horizontal aux poutrelles du plancher. I établissant un plus grand nombre de solives, on peut faire porter immédiat meut sur elles et sur les moises les madriers du plancher, ce qui rendrait le pc plus léger.
On élégit les longerons de façon que leur équarrissage soit réduit | moitié aux bouts saisis par les moises, alin de diminuer la pesanteur du pont ib celle partie où les longerons se trouvent en nombre double.
D» Ponts sur longeron» croitês.
Uaus le même cas que celui décrit dans l'article précédent, on peut cens un puni en croisant les Imiterons, comme 1rs parties d'une croix de Saint-1 Ces longerons peuvent être ronds ou êquarris. La figure 17, pi. 137, est uneei vation de cette ingénieuse combinaison en n'employant que deux rangs de l< rons, chaque rang s'appuyanl sur une culée.
Les longerons a b, ed passent les uns dans les intervalles des autres, comme la doigts quand ou joint les deux mains : deux longerons transversaux f, g relie nent les longerons et assurent seuls la stabilité du puni.
Sur ces longerons transversaux s'élèvent des poteaux pour soutenir des peaux portant les longerons sur lesquels sont cloués les madriers du plat
Les longerons transversaux f, g, doivent être maintenus avec une grande dite; il convient de les boulunner à chaque longeron a b, e d ; il est même p d'assurer leur position par des chantignollcs qui détruisent leur propension glisser sur les longerons.
La ligure 18 est une combinaison du même genre, dans laquelle (rois r de longerons compos-nl la charpente du pont; deux rangs a nombre, posent sur les culées, et sont inclinés comme le seraient des d fiches, dans un troisième rang horizontal u e; le nombre des chevrons r moindre d'un que daris les deux autres rangs ; les chevrons de ce rang ci les premiers en passant dans les intervalles qui les séparent, et quatre |i cylindriques transversales u, b, d, r, qui sont, comme celles du pont pré boulonnées sur les longerons, et assujetties par des chantignollcs, soutien de petites palées verticales, sur lesquelles portent les longerons du plancher d»