‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 165 sur 297 · CHAPITRE XXXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIII

est de 466 pieds (13tf»,867). La ferme do milieu do pool est semblable aux fermes latérales , elle est formée des courbes a, b, c, d, f, g ; chaque cintre est embrassé ?ers ses naissances par les colonnes d'appui n o qui sont des moïses vertkales.

Le cintre du milieu et les cintres latéraux intérieurs pénétrent de 15 pieds (4m,373) dans les culées au delà des colonnes d'appui ; les cintres extérieurs y pénétrent de 28 pieds (8»,164). Les cintres extérieurs sont attachés aux cintres intérieurs qui leur correspondent par des boulons 1, 2, 3; ils ont pour objet d'empêcher le déversement du pont. Des boulons perpendiculaires aux courbes unissent leurs différentes parties. Les joints d'un cours de courbes ne correspondent point à ceux d'un autre cours; les joints sont boulonnés très-près de leurs entailles; ils sont de plus consolidés par des liernes qui traversent horizontalement les cintres. Des clefs u sont chassées entre les courbes pour s'opposer à ce qu'elles glissent les unes sur les autres.

Des cloisons verticales p q, composées de pièces horizontales superposées, jointes à longs endents et boulonnées , remplacent les croix de Saint-André pour empêcher encore le déversement du pont.

La fig. 8 est une coupe par un plan vertical , suivant la ligne «/, flg. 1. Vu la petitesse de l'échelle , on n'a point marqué les longs endents ni les boulons qui unissent les pièces horizontales.

La fig. 4 est le plan ou projection horizontale du pont , sur lequel les positions des cintres sont marquées , ainsi que le solivage du plancher et les croix de Saint- André horizontales servant de contrevents.

Ces croix de Saint-André ne sont point assemblées à tenons et mortaises; elles portent dans des embrévements où leurs abouts sont serrés par des coins r chassés avec force. Ces coins sont en bois de chêne enduit d'huile bouillante et ensuite de savon , pour qu'ils puissent être chassés plus aisément et qu'ils serrent mieux.

M. Wiebeking n'a point observé dans la construction de ce pont, comme dans celle du précédent, la précaution utile de donner plus de force au cintre du milieu du pont qu'aux cintres latéraux.

I^es grands boulons employés dans ce pont ont 1 pouce et demi ( 36 millimètres et demi ) de diamètre ; les moyens ont 1 pouce un quart ( 30 millimètres un tiers ).

3° Pont d'EUringen.

M. Wiebeking avait imaginé, en 1807, de construire des cintres diagonaux dans les arches; il en a fait l'application au pont d'Ettringen, sur la Warta, en 1809. Ce pont n'a qu'une seule arche de 144 pieds ( 42a,985 ) d'ouverture et de 8 pieds 3 pouces (2a,408) de flèche. Il est composé de trois cintres a peu près comme les précédents ; mais M. Wiebeking a substitué aux contrevents ordinaires deux cin-

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très diagonaux qui se croisent au sommet du cintre du milieu , et qui eut kan naissances près de celles des cintres latéraux dans des pointe diagonalement apposés.

D'après les limites de flexibilité dont nous avons parlé plus haut, H. Wiebekiag a fixé comme il suit les flèches qu'il convient de donner aux cintres des arches, d'après l'étendue de leurs cordes.

La flèche est du ii & à 7 pieds | pour une corde de 100 à 150 pieds;

(l»,S5àlm,50)(1) (30 k 36 mètres).

du À au tî H pieds pour une corde de 200 pieds;

(3» a 3m,33) (60 mètres).

du A 20 pieds pour une corde de 300 pieds;

(6 mètres) (90 mètres).

du £ 29 pieds pour une corde de 400 pieds;

(8m,50) (116 mètres).

du A 38 pieds pour une corde de 300 pieds;

(11», 15) (145 mètres).

du ii 30 pieds pour une corde de 600 pieds;

(14-, 60) (175 mètres).

On conçoit qu'entre ces limites , on peut faire varier la courbure d'une faible

quantité suivant que le commandent la hauteur des eaux et les abords des ponts.

Les écartements des liernes horizontales et les boulons qui serrent les courbes sont aussi détermines par M. Wicbcking; il les Gxe pour les liernes à 14 à 18 et 20 pieds ( 5m à 8m,uO et 6m, ), et l'écartcmcnl des boulons ne doit pas excéder 12 pieds (3m, 150).

M. Wicbcking donne aux bois employés dans ses cintres, les courbures qui sont nécessaires, et qui doivent s'accorder avec celles des arches, sur un chantier de levage où il construit le pont presque en entier, du moins pour ce qui regarde les cintres. Les pièces de bois sont pliées , comme nous Pavons déjà dit , sans l'emploi du feu ni de la vapeur, seulement par l'effet de la force des leviers, crics, palans et cabestans, et les pièces ainsi pliées sont maintenues sur les gabarits formes de pieux , au moyen d'autres pieux auxquels elles sont tenues par des traverses. Elles sont laissées dans cette situation deux et trois mois, c'est au bout de ce temps qu'elles ont pris une courbure qu'elles conservent, et qu'elles sont propres à être mises en place dans la construction déûnitive du pont.

M. Wiebtking seul en mesure* de Bavière ; ceui que wrcspoadenl, ne soûl poiul «k s convergions tiacie* . aétrtqaes les Ion jtwur» des pièces ei de teun

CHAPITIIE XXXVIII.

Le levage des arches a lieu au moyen d'un échafaudage établi dans la rivière sur des pieux, et que l'on élève par des chaises formées de corps d'arbres aux points qui conviennent pour sonleuir les cintres.

4* Pont d'Jttenmarkt.

L'on avait opposé au système des a premier abord , ou prétendait qu'il n'é cquarrissage ; M. Wicbeking a saisi I pont d'Altentnarkl, sur la rivière d'Aï;

pou

objection qui paraissait fondée au

table qu'avec de grands bois de fort

que présentuil la construction du

prouver que ses grandes arches pou

valent être exécutées avec toules sortes de bois, les grands bois manquant dans cette contrée ! cependant le pont d'une seule arche, composée de quatre cintres. qa'il avait projeté, devait avoir 148 pieds (13™, 151) déportée, une flèche de H pieds lî-.iiSJ! . cl une largeur de 20 pieds (3™, 830). Il construisit en conséquence les qualre cintres de ses arches avec des planches. Les cintres latéraux sont composés de deux courbes qui ont 11 pouces (0™, 267) d'épaisseur sur 10 (0-243) de largeur. Les cintres intermédiaires ont clé composés de plane lies de 8 pouces (0°',194) de largeur et de 2 à 3 pouces |fln,,0 59 à 0,u,073) d'épaisseur. Les couches supérieures et inférieures de ces cinlres sont de trois planches qui s'étendent dans tout leur développement ; entre ces deux couches on a intercalé douze couches chacune do i pouces (0™.0i<)] d'épaisseur et de 19 à âl pieds i .'."'. -i i à 6»,1 i) de longueur. Le succès de cette construction prouve que la méthode de 11. Wiebeking n'exige pas absolument des bois don fort équarrissage.

\ oici comment SI. Wicbeking dit qu'il a fait opérer pour composer les cintres en planches.

Après avoir chaulfé les planches avec un réchaud mobile, l'on a enduit leurs surfaces du colle forte , et après qu'on eut appliqué l'uue sur l'autre , les planches dont uu cintre devait être composé, on lésa fortement serrées suivant la courbure que le cintre devait avoir en les assujettissant au moyen de presses formées en châssis, et de coins chassés entre les planches et les traverses de ces châssis (1).

Cour préserver les joints de l'influence atmosphérique, ou a collé de chaque cote des planches de 2 pouces <0B,049) serrées par des vis (2).

(i) M. WirbiLinu rapporte >|«o, tl.im les c»| frieucea qu'"' * f«tir*. il ni parrenu * MmMn do relie minière 11 pliotli» ilr 3 ligue» d'épimeur, • I i|(i'«y«in éprouve l.i furet île eel «.«iiililtge , il (la UMrt* |>ii» <;r*r«le que telle d'une pièce .le l*>ii de même dmeniion.

i.j N«u ut [.ennpu, pu que IVotnJoi de lamileforlem.lJu.il efficace 411e 11. Wiebikiog parait l« • ■pp<.>er, * an» de l'aelioii 1I1 l'Iioiiildilé de falmu-phir. \„bi crtjjMu qu'où peul se diujiuier de

«..Ile. un mtftit gei*. pïerfeui, Wrofuje, Ici que le m». lie d'Hill. tpu mlliérr leIN nirnl au 1min|uo !■ puni reuoici )Hir ion moyen ne peuvent (Ile irparec, .(lie pM MA

M TMITË DE l.'AItT DE I.A CHARPESTEME.

Ji.iris le reste de sa en m position, ce pont est à peu près semblable à ceoiq» nous avons précédemment décrits.

M. Wiebeking ajoute à la description qu'il donne du pont d'Altentnirll. tp le moyen de construction qu'il y a employé est applicable non seule aient aui punii a arches, mais aux limons des escaliers, au* échafaudages, aux cintres pour In voûtes, et généralement à tous les ouvrages de charpente qui exigent des courba L'idée de M. Wiebeking s'est trouvée réalisée par mon invention des arcs en nu driers courbés sur leur plat, pour la construction des grands combles, (t'fupi ire XXX, page 187.)

On a construit, il y a peu de temps , dans le comté de Durbara, en Aoglelrm. un pont en charpente, d'une ouverture d'à peu près 100 mètres, entièrement ("rw de plusieurs épaisseurs de madriers courbés sur leur plat et joint ris, de iiiantrru former une arche pleine : les madriers, n'ayant pas une longueur suffisante, w»i entés boula bout, et les joints sont couverts par des moïses boriiou taies.

H. Laves, que nous avons déjà cité page 212, a appliqué son système à qucl^m ponts. Le plus remarquable, par son étendue, est celui, pour piétons, qu'il i circulé à Hanovre, sur une porlée de 2!)m,30 (100 pieds de Hanovre), et une largwr de ■'■'". :.,(i : nous en donnons un croquis, lig. 34, pi. 137. Ce pont est eu boisilf chêne ; il se compose de deux armatures jumelles : ilans chacune, le longeron (pi porte le plancher est compris entre les travons, et reçoit les assemblages à cudent» de ces travons qui, vu la grande portée du pont, sont formés chacun de trois longueurs de bois, assemblées par simple enturc pour les travons supérieurs, et p" moises a fil de bois et endentures pour les travons inférieurs. Les moises reniai des fermes des télés sont reliées d'un colé à l'autre du pont par des croix de Swit- André qui soutiennent, aux points où elles se croisent, de petits poteaux sur iciquels porte un longeron qui s'étend sous le milieu du plancher dans toute la longueur du pont. La figure 37 est une coupe transversale de ce pont.

M. Laves a construit deux autres passerelles, d'une porlée de 10"",30 (30 |Ét de Hanovre), en bois de pin : l'une a Klnbogen, en Bohême; l'autre à Celle, m Hanovre. Enlin, M. Laves a construit, suivant son système, deux ponts pourlr passage des voitures : l'un, en chéne, à Derncbourg, près Uilijcshcim, sur uw portée de 17ro,SÛ (60 pieds de Hanovre), fig. 31, pi. 157; l'autre, en bois de pin, à Altsatter, en Rohéme, en deux portées, ensemble de 36™, 80 (146 pteds de Hanovre}. Dans ces quatre ponts, les armatures sont espacées également, et tes traïun-' supérieurs servent de longerons pour supporter leurs planchers, de sorte que l(* armatures sont entièrement au-dessous des planchers.

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