CHAPITRE XXXV11I
Lus deux tirants ou contrevents qui lient le milieu Je la Terme Je télé d'amont aux extrémités J'av.il des piles vu i si » es, retienne nt le déversement en dehors de celle ferme; Je même les deux tirants qui lient le milieu de l.i ferme de (été d'aval aux extrémités d'amont des mêmes mies, empêchent le déversement de la ferme d'aval vers le dehors, et comme les fermes intermédiaires sont solidaires des termes des létes par l'effet des moïses horizontales ; il s'ensuit que la travée du pont ne peut déverser dans aucun MK Celle ingénieuse manière d'établir dM contrevents est la meilleure, et elle est une nouvelle preuve des avantages que l'art de la charpenteric peut tirer du fer judicieusement employé dans ses combinaisons.
Ces tirants s'étendent immédiatement au-dessus du solivage du plancher et sous les madriers longitudinaux; il) seuil composés de bandes de fer de (i'".ijj d'épaisseur sur 0"',OCa de largeur posées à plat et entaillées de toute leur épaisseur dans les solives.
Four conserver l'action des tirants en fer exactement dans le même plan, H. Ëmmery établit des mouOes ;ï chaque point de leurs croisements, de façon que l'un d'eux passe entre les joues de la moufle de l'aulre, Les attaches des tirants sur les fermes des têtes soûl formées au moyen d'équerrrs plates dont chaque branche est terminée par une moufle pou r saisir le bout d'un tirant terminé par nue rosette. I.cs jonctions bout à bout des tirants, el leurs tensions sont effectuées encore par le moyeu Je mou Des à plal donl les coins de tirage sont verticaux, ce qui a l'avantage Je permettre aux coins de descenJre dans les mortaises par l'effet Je leur propre poids, si tous les liranls éprouvent un relâchement de tension.
Nous renvoyons, au surplus, pour du plus amples détails, à l'excellent ouvrage
Ou est quelquefois dans la nécessité de construire Je» ponls provisoires, s dans les grands travaux pour 1c transport îles matériaux ou pour servir d'échafaudage, soit enfin dans des circonstances militaires. Quoique ces ponts soieut établis très-rapidement, et par des moyens très-simples, ils ont une grande solidité, qui répond au service qu'on en attend et â la durée qu'ils doivent avoir. Ils servent c de très-lourds fardeaux, lois que de volumineuses pierres de «enl chargées de vivres, d'armes et Je munitions pour on de gros calibre sur leurs affûts.
tes nécessaires pour battra des pilols el n'a guère plus Je J mètres de pro-
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fondeur, on remplace ers palées par des chevalets. La ligure 16 de la planche 1% représente un pont *ur chevalets; lu figure 17 est une coupe de ce pool pur on pl.in vertical perpendiculaire à son axe suivant xa, lig. 16.
L'inspection de ces deux ligures suffit pour Taire comprendre celle construction.
On évite , dans la confection des chevalets , les assemblages à trot» il mortaises, à cause du temps nécessaire ù leur perfection : des assemblages pat «impies entailles sont d'une exécution facile; ils ont, pour ces sortes de rc*structions, une solidité que d'autres assemblages, taillés A la haie et mal bits, n'auraient point.
Tous les assemblages à entailles sont assujettis par des boulons a vis et ccrat*. quand on on a à sa disposition ', à défaut de ces boulons, par de* bruches de but 1er liant en guise de clous, et môme, à défaut de Ter, par de fortes cheville* a bois durs et secs, tels que le fréne et l'aune.
Lorsque la rivière est rapide, on soutient chaque chevalet, contre le cuuunt par un arc-boulant, que nous avons indiqué eu lignes ponctuées, lig. 17.
Chaque chevalet est construit en entier avant de le mettre à l'eau. Sa baulcof dépend de la profondeur de la rivière, qui est mesurée à l'emplacement qu'il M occuper, et l'on coupe ses pieds juste aux longueurs convenables, pour qu'tli trouvent une assiette solide sur le fond de la rivière, qu'ils soient également incliné!, et que la traverse ou poutre soit horizontale et à la hauteur filée pour k niveau du tablier ou plancher du pont.
Lorsque tous 1rs chevalets sont construits, on les conduit aux places qu'ils doivent occuper, sur des nacelles, ou sur des radeaux; des nageurs aident à leur établissement.
Les troupes du corps du génie militaire, spécialement chargées, pendant la guerre, de l'exécution des ponts non flottants qui sont nécessaires au service d'une armée en campagne, sont exercées pendant la paix aux différentes manœuvres que la construction d'un pont exige, et ils les établissent avec une rapidité, une précision et une solidité remarquables.
Nous n'avons point à nous occuper de ce mode d'exécution par commandements, quoiqu'il ail de grands avantages pour l'ordre et la célérité du travail, notre but étant seulement d'exposer ce qui se rapporte aux formes de ces constructions.
A mesure que les chevalets sont placés, ou pose les longerons sur les traverses; on croise ces longerons pour qu'ils se trouvent solidement établis; on les fixe avec de longues broches ou avec des clameaux , et à défaut de dons, broches et clameaux, on les brèle arec des cordages sur les traverses. La madriers du plancher peuvent être attachés avec des clous ou des chevilles, ou seulement maintenus par des pièces de rives ou poutrelles p qui croisent I» madriers à leurs extrémités, et qui sont brélées aux longerons ou retenues p» des clameaux.