CHAPITRE XI,. <2fl
aulanl <lt simplicité quede solidité : nous copions dans l'ouvrage de M. de Humbolill le dessin que nous donnons, fig. 18, d'un do ces ponts établi sur la rivière de Chamlio. près de Pénipé, au Pérou. Ce pool a environ ISO pieds de long {39 à 10 mètres), sur 7 à 8 pieds de largeur (2 mètres à 3»,90).
Les cordes sont composées de racines filamenteuses el de lianes ; elles n'ont pas moins de 10 à 20 centimètres de diamètre; elles sont tendues, autant que leur pesanleur peut le permettre, au moyen de gros cabestans établis sur les escarpements qui servent de culées.
Comme il serait dangereux de les tendre trop, on leur laisse une courbure qui leur a Tait donner le nom de pont de hamac, par les Espagnols. Ces cordages grossiers sont fortement amarrés aux culées, et soutenus, sur divers points de leur longueur, par des chevalets en charpente, ou par des arbres dont on ne manque pas de profiter pour donner des points d'appui à ces sortes de constructions; le plancher est formé de branches qu'on lie très-fortement. L'oscillation de ces ponts, pendant le passage des voyageurs, rend la marche assez difficile.
3° Pont de cordes snr cultes en charpente.
La figurel.pl. 140. représente un pont de cordages établi pour une grande portée, d'après le récit des voyageurs, et dont des modèles se voient dans les galeries do quelques établissements publics. Il est élevé au-dessus du sol par des charpentes de culées A /.', qui soutiennent le cordage de suspension a, dont la tension esl réglée par les cabestans h et il. le premier pour un côte du pont, le deuxième pour l'autre coté.
Les longueurs des cordages verticaux c qui soutiennent les poutrelles / du pont, sont fixées au moyen des poulies c, de telle sorte que le tablier du pont forme une courbe continue d'une Oèchc déterminée. La longerons g, qui portent sur les poutrelles, sont fixés par des liens en corde el de fortes chevilles. Les madriers sont chevilles sur les longerons. Un cordage pas^e près de chaque bord du pont au-dessus des madriers, et y est maintenu par quelques liens en cordes. Chacune de ces cordes de guindage est tendue par un des cabestans h ou k, de façon à tenir les cordages verticaux tendus pour donner au pont la stabilité désirable.
On garde-corps est établi des deux cotés du pont ; le cordage de lisse est soutenu par des liens aux deux cordes de suspension verticales, cl par des cordes verticales intermédiaires ; des croix de Saint-André en cordages remplissent les panneaux de ce garde-corps.
Par la disposition qui vient d'être décrite, chaque cabestan n'est chargé de la tension que d'un seul cordage.
La ligure 4 est une coupe de ce pont par un plan vertical perpendiculaire à son axe. suivant la li^nr i y de la figure 1.
4° Petit pont de cordages.
La figure 8 est le dessin d*jin pont de cordages dont on voit aussi quelques modèles dans des galeries d'établissements publics; on le suppose établi sur me moindre portée que le précédent et sans le secours de cabestans. Les poutrelles et les longerons peuvent être en bois ronds. Les cordages de suspension sont élevés sur des poteaux verticaux dont la forme et les assemblages sont détaillés fig. 6. la stabilité de ces sortes de chevalets est maintenue par des jambettes ; on les suppose établis sur des patins en forme d'enrayures ; on peut se contenter de planter le montants dans le sol, et de les soutenir par des jambettes également appuyées dam le sol. Les cordages de suspension et ceux de guindage qui passent au-dessus des madriers sont tendus par des palans.
5° Pont de cordes sur chevalets.
Lorsqu'un espace est assez restreint pour qu'il suffise de deux travées pour le franchir, on peut établir très-commodément et fort rapidement un pont au moyen d'un chevalet soutenu par des cordages.
La figure 2 est une coupe suivant la longueur d'un pont construit par ce moyen.
La figure 8 est un plan sur lequel sont projetés différents détails de la constroction de ce pont.
La figure 3 est une coupe par un plan vertical perpendiculaire à la direction di pont, et passant par la ligne m n de la figure 2.
On voit que les longerons a de ce pont sont appuyés, d'un bout, sur les culées* et, de l'autre, sur la traverse supérieure c d'un chevalet dont les traverses inférieures d sont soutenues par quatre cordages e amarrés à des pieux f, plantés sur les culées et appuyés contre des gîtes r; des croisières £ amarrées à d'autres pieui* empêchent le balancement du pont. Cette construction peut être simplifiée; an lieu d'un chevalet on peut employer un châssis vertical pareil à l'une des moitiés du chevalet, et fixé aux cordages tirants par des liens de cordes, et aux longeroas par de fortes chevilles ; ces longerons étant eux-mêmes chevillés sur les chantiers des culées.
6° Pont avec châssis en bois.
La figure 7 est l'élévation de la partie d'un pont de cordages contiguë à sa culée, soutenu par des cordages tendus horizontalement ; a, chevalet pour exhausser les trois cordages de suspension 6, tendus au moyen des palans d fixés des deux côtés du pont à des pieux c.
La figure 11 est une élévation du chevalet a projeté sur un plan vertical perpendiculaire à Taxe du pont.