CHAPITRE XLIV
* flg. 16 est une coupe longitudinale d'une galerie boisée en charpente , et la ire 9, sa coupe transversale : Tune et l'autre coupes sont faites par des plans ticaux.
/on distingue dans ces coupes les cadres formés chacun d'un montant a, d'un peau b, et d'une semelle c. Ces pièces sont assemblées par des entailles seuleni, tu que ces cadres ne peuvent pas être placés tout assemblés. Dans chaque re la semelle est placée la première de niveau et de dévers, perpendiculaire à e de la galerie, et son trait de milieu exactement dans cet axe. > boisage est formé par des planches d> les cadres sont entretenus verticaux des tringles horizontales f.
2° Procédés employée dam l'exploitation des minée.
Le travail du mineur des mines d'exploitation diffère peu de celui dont nous ions de faire la description, si ce n'est que le boisage de ces sortes de mines deitavoir une très-longue durée, on y emploie des bois plus forts, et, par économie travail et de matière, ces bois sont laissés ronds, comme l'exploitation les four- . Dans les travaux civils nécessités par des accidents, si l'on n'a pas le temps quarrir les bois, on peut en user de la même manière. Dans la fig. 13, de la 143, nous avons représenté la coupe verticale d'un puits pour montrer son boi- ;e en bois ronds et jointifs , comme on l'exécute toujours lorsque le terrain est uvais.
L'échelle qui sert à descendre dans la mine, est figurée clouée contre le boisage. Les fig. 11 et 14 sont les profils de deux galeries boisées : dans l'une, des planés concourent à la composition du boisage ; l'écartement des cadres dépend de nature du milieu dans lequel la galerie est ouverte : lorsqu'il a quelque solidité, cadres sont écartés à la distance que le degré de solidité indique; dans les maus terrains, ils sont jointifs.
La fig. 10 représente le profil d'un grand filon, dans lequel une sorte de plan- :r étayé est destiné i soutenir des déblais inutiles.
tTATMXIITS 80DTI11A1HS.
1° Percement du canal de Bourgogne.
Nous avons représenté, fig. 3, pi. 143, une coupe, par un plan vertical, du peroient souterrain de 4,000 mètres de longueur, établi sous le village de Pouilly, et ns lequel passe le canal de Bourgogne.
Le terrain calcaire dans lequel ce pe: cernent a été exécuté, a peu de solidité, il
a exigé des moyens particuliers pour effectuer ce percement à cause de u trr>
grande largeur.
On a commencé par tracer sur le sol, suivant le développement de la longueur du souterrain, deux lignes qui marquaient la limite de sa largeur. On a creu» dts puits approfondis jusqu'au niveau auquel devait correspondre le Tond du soolerraiu, et l'on a poussé des deux cotés du souterrain des galeries dont la lurw est distinguée en A et B, dans la ligure, par des hachures formant des le min foncées.
L'on a établi, également au moyen de puits, une troisième galerie qui s'c'Jrmi jusqu'au niveau où devait se trouver la sommité du déblai. Cette galerie est Geurn en Cpar une teinte obscure.
La ténacité dit calcaire était suffisante pour que les galeries pussent être perrm sans qu'il fut nécessaire de les étayer.
Par ce procédé l'on a pu construire les murs D, formant les pieds-droits tfrù voûte, et les élrésillonner au besoin contre le massif de calcaire conservé eulrtle deux galeries.
Ce même massif a servi à appuyer tes étais verticaux P destinés à soutenir li partie supérieure, ou ciel du déblai, pendant que l'on déblayait le calcaire cam\ entre les deux galeries latérales et la galerie supérieure. Ces déblais ont été H tués par parties, c'est-à-dire qu'on ne lésa pas entrepris sur toute l'étendue du » terrain simultanément, mais par portions que l'on se hâtait de voûter, ponr i les étais pussent servir dans d'autres parties.
Dès qu'un déblai était complet, les charpentiers posaient les cîntr«. cl puyaient dessus les étais plus courts, toujours dans la vue de soutenir le citlj qu'à ce que la voûte et son remplissage d'eitrados fussent achevés cl puswtiM lire au soutien du terrain calcaire dans lequel le tunnel se trouvait percé.
2» Percement du tunnel <ïe la Medtcay.
La egure 12, pi. 143, est un profil qui représente le déblai souterrain pou' tunnel du canal de la Medway. en Angleterre. Ce travail a été exécuté de I) manière que celui dont nous venons de parler. Deux massifs ont été dans le déblai pour appuyer les étais du ciel, et ensuite les cintres en qui ont servi à construire la partie supérieure de la voûte. Nous avons <Mji' occasion de parler de ces cintres, page 431, au sujet de l'emploi du ferdiM* sorte de construction.