‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 228 sur 297 · CHAPITRE XLVII. «SS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVII. «SS

donc fallu, pour fabriquer un cordage, trouver un moyen de maintenir la torsion qui unit ses filaments élémentaires : c'est dans une seconde torsion de plusieurs fils réunis et déjà tordus, que cet important problème a trouvé sa solution , qui est la base de Kart de la corderie.

Si Ton tord séparément deux fils de même longueur au delà de la torsion nécessaire pour l'union de leurs filaments , qu'on les place l'un à côté de l'autre en liant ensemble leurs bouts qui se correspondent , et qu'on les abandonne simultanément à leur élasticité , elle les sollicite chacun en même temps, et avec la même force ; il en résulte que tournant tous deux pour se détordre, ils se tordent ensemble dans le sens inverse de la première torsion, jusqu'à ce qu'il y ait équilibre entre les deux torsions, et ils forment alors un seul cordon qui. ne se détordra plus.

Les cordiers ont des machines, sortes de rouets, qui leur servent à filer les matières filamenteuses qu'ils emploient en produisant une torsion qui leur permet d'agir à peu près comme les fileuses au moyen de leurs rouets, sinon que le fil des cordiers est plus gros : il a environ 2 millimètres de diamètre , et il prend le nom de fil de caret.

D'autres machines servent à commettre, c'est-à-dire à réunir ces fils par un accroissement de la torsion première sur chacun , et une torsion inverse sur leur réunion , qui prend , à raison de cette seconde torsion , le nom de bitord. La réunion de trois fils se nomme merlin. La réunion d'un plus grand nombre de fils de caret , par le même procédé , forme des toron*, et la réunion des torons , toujours par un comraettage résultant du même procédé , forme des cordages qui prennent différents noms , suivant leur grosseur et le nombre des torons qui entrent dans leur composition. Ces noms varient suivant les lieux et les usages auxquels ces cordages sont employés ; mais en général on donne le nom d'aussière à un cordage résultant de la commissure de plusieurs torons, et le nom de câble à. un cordage résultant de la commissure de plusieurs aussières. On conçoit que des Tories torsions en différents sens, que produit la commissure, il résulte que les filaments du chanvre sont tellement entortillés les uns avec les autres, que leur frottement peut résister aux plus grands efforts , et que la force de chacun de ces filaments concourt à la force de la corde , qui est la somme dç toutes les forces partielles.

Les nœuds qui peuvent être faits avec des cordages , doivent être classés comme il suit :

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