‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 227 sur 297 · NOEUDS · texte numérisé non relu

NOEUDS

Les charpentiers font un fréquent usage de cordages dans les diverses manoeuvres que Pexécution des différents genres de travaux du ressort de leur art exige.

11 est rare qu'on ait A se servir d'un cordage sans qu'il soit nécessaire de le combiner avec d'autres cordages ou avec divers objets qui font partie des manœuvres ou qui leur prêtent leur secours ou leur appui, ce qui donne lieu à des entrelacements auxquels on a donné le nom de nœuds.

Les nœuds sont plus ou moins compliqués et assujettis à des conditions qui dépendent du but pour lequel ils sont faits»

Un bon charpentier ne peut se dispenser de la connaissance complète des nœuds, pour faire usage de ceux qui s'appliquent le mieux aux différents cas que présentent ses manœuvres.

Nous n'avons point à faire la description de l'art du cordier, nous ne poovom cependant nous dispenser de faire connaître la composition d'an cordage, car, bien qu'un charpentier ne puisse être chargé de fabriquer les cordes qu'il emploie, encore faut-il qu'il connaisse l'objet dont il fait un fréquent usage, qu'il combine de différentes manières, et qu'il est fréquemment obligé de décomposer et de recomposer, pour en former divers assemblages que nécessitent les noeuds*

On fabrique des cordages avec diverses matières, et même avec des fils métalliques ; mais ceux dont les charpentiers font usage sont toujours composés des parues filamenteuses extraites de divers végétaux, et particulièrement de la plante connue sous le nom de chanvre, qui produit la graine appelée chènevis.

Une corde est une réunion de fils formés de filaments végétaux répartis également sur sa longueur, liés les uns aux autres sans aucun nœud, et par le seul effet de leur frottement réciproque, produit par la torsion.

Si Ton compose un long fil de la réunion de plusieurs filaments d'une médiocre étendue, bien qu'on ait le soin de les croiser sur une grande partie de leur longueur, ils n'ont de liaison entre eux qu'autant qu'ils sont suffisamment tortillés ensemble. La torsion en serrant ces filaments occasionne entre eux un frottement tel qu'ils ne peuvent glisser l'un sur Hautre dans le cours de leur longueur.

Un fil ainsi formé peut résister à une grande tension, tant qu'il est tordu; nuis dès que les filaments qui le composent sont abandonnés à leur élasticité naturelle, le fil se détord , la liaison de ses éléments est détruite, il perd toute sa force. H a

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