‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 235 sur 297 · CHAPITRE XL VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL VIL

de solidité, n'est employée que lorsque le temps manque pour faire l'épissure longue, qui est la plus parfaite.

Fig. 50. Épissure longue ; elle occupe la longueur du cordage de A en B. On détord les torons de chacun des cordages qu'on veut joindre, sur une longueur égale à environ la moitié de la longueur que Ton veut donner à l'épissure, «I Ton approche les deux cordages l'un de l'autre en passant chaque toron d'un cordage dans l'intervalle de deux torons de l'autre cordage.

La figure 36 représente l'arrangement de ces torons après cette opération. La figure 39 représente deux torons a et b, des cordes A, B, noués ensemble, et aussi fortement serrés que possible ; on détord un toron <f de la corde A sur une partie de la moitié de la longueur de l'épissure, et l'on commet, en le tordant fortement, le cordon b' de la corde B dans le vide laissé par le cordon a'. Lorsque le toron V a joint le toron a', on les noue fortement ensemble. , Cette opération est censée faite du côté de la corde B9 où le toron a" de la ,corde A se trouve noué^avec le toron b" de la corde B. Lorsque tous les torons «ont noués ainsi deux à deux, on les entrelace dans les torons du câble. Ainsi les torons a, a', a" sont entrelacés en passant alternativement en dessus et en dessous des torons de la corde B, et en les entortillant quelquefois : de même les torons b, V, b'f passent alternativement en dessus et en dessous des torons de la corde Ay et même les entortillent quelquefois. On a -soin que les passes et les nœuds ne correspondent pas à un même point; on finit par amincir les torons, afin qu'ils se perdent en les entortillant dans la masse des cordages épissés, et Ton coupe les excédants qui dépassent leur surface.

Cette épissure s'emploie pour raboutir les parties d'un cordage dont on a supprimé quelques parties détériorées.

En quelque occasion et dans quelque partie d'un cordage qu'on emploie cette épissure, elle a la même solidité que le cordage même.

La figure 38 est une épissure renflée; elle se commence comme les autres, en ^assemblant les cordages bout à bout, les torons de l'un passés dans les intervalles ''des torons de l'autre ; mais on a préalablement effilé les torons comme pour la 1 queue-de-rat, et on les commet deux à deux, les uns sur les autres, en même temps dans le cordage en les tordant fortement, et en les entortillant au moyen de l'é- ^pissoir, qui leur ouvre le passage. L'inconvénient de cette épissure est d'être plus grosse que le cordage, mais lorsqu'on la fait suffisamment longue en ne dégradant tique lentement la grosseur des torons, elle a une grande solidité.

Fig. 34 et 35. Epissoirs ; outils en bois, en corne ou en fer, qui servent à écarter $Hcs torons d'une corde pour passer et commettre ceux de l'autre.

10° Ligatures.

(I* Fig. 12, pi. 155. Ligature simple, vue en dessus.

V Fig. 15. La même ligature vue en dessous arec son nœud.

Fig. 14. Ligature avec bouts noyés commencée; une boucle est passée sous te tours pour saisir et rentrer le bout du cordon.

Fig. 15. La même ligature achevée.

Fig. 16. Ligature à boucles noyées commencée; Tune des boucles sert à (aire rentrer l'antre.

Fig. 17. La même ligature achevée.

Fig. 18. Ligature à collier, vue en dessus*

Fig. 19. La même ligature vue en dessous. Le collier a pour objet de serrer les tours d'autant plus que la tension des cordages augmente.

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