CHAPITRE XI.V1I1. 5S
«efforts; il peut être appliqué avec succès pour arracher des pieux. Son emploi n'est subordonné qu'au temps qu'on peut consacrer à l'opération pour laquelle r on veut en faire usage ; car on conçoit qu'il Faudra d'autant plus de temps pour , élever un fardeau à une hauteur donnée, que la puissance du treuil sera grande, puisque la différence des rayons devra être a ussi d'autant plus petite.
Pour faire usage de ce treuil il faut, comme pour ceux dont nous avons précédemment parlé, que les bouts du cSblc soient fixés par des dents-de-loup ou que des ouvriers tiennent à la retraite chacun des deux bouts prolongés au delà du treuit.
On peut aussi appliquer au treuil chinois la combinaison des treuils à gorges, en établissant pour chaque partie un treuil auxiliaire qui lui soit égal en grosseur avec le nombre de gorges convenable.
6* Cabeitam ou vin/las.
Les cabestans sont des treuils dont les axes de rotation sont verticaux, mais auxquels a raison de celle position on peut appliquer des leviers horizontaux plus longs et mus par une action non-interrompue, puisqu'il n'y a plus nécessité d'em barrer cl de débarrer.
Nous avons dessiné, ûg. 2U, 26, 27 et 28, pi. Mi, par des projections verticales et horizontales et par une seule projection verticale, fig. 44, pi. 185, différentes sortes de cabestans mobiles, c'esl-à-dire qu'on peut changer de place suivant les besoins des travaux.
Dans la figure 27, pi. Hi. nous avons représente des hommes appliquant leur force à faire tourner ou, comme disent les ouvriers, à virer sur un cabestan (1). Deux leviers carrés o, 6 sont passés dans la télé du cabestan, ils s'y croisent à angle droit ; ils sont projetés en lignes ponctuées sur le plan. Le seul levier parallèle au plan du dessin est projeté en entier; l'autre levier, à raison du défaut de place, n'a pu être projeté sur le plan horizontal que par ses parties voisines du cabestan.
Le cable m est celui qui est tendu et qui lire le fardeau qu'il s'agit de mouvoir. Son prolongement «j, après qu'il a fait quelques tours sur le corps a du cabestan, est reçu à mesure qu'il se dévide par un ouvrier assis que nous avons représenté flg, 27 ; cet ouvrier esl chargé, comme pour le treuil, de tendre le câble afin qu'il ue glisse pas dans ses tours.
Tout ce que nous avons dit sur les treuils s'applique aux cabestans ; ainsi , l'on peut faire des cabestans doubles à gorges, cl même des cabestans à treuils chinois.
(i) En iiippount ili-m homme» » chaque bout âm bârret . il «uni! fullu en repréienler huilt naii j*«i nippoté que lu liommcs <|ui «raie»! pmii p«r devint lr r»he»i«n , et qui tm|.vc'ii»"i.i ie le »oïr, éUn ni jHpprimc) ilini lu Bfurr j;.
On fait des cabestans dont le corps est conique, a lin que le cible lui-même à mesure qu'il est déroulé ; mais il en résulte quelquefois des seeousseï qui sont dangereuses en ce qu'elles peuvent faire rompre le câble.
Lorsqu'un cabestan doit agir sur un tris-long cordage qui ne peut s'enrouler entièrement sur un cylindre, dont la longueur ne peu! contenir qu'un petit nombre de tours, on peut opérer comme nous l'avons indiqué pour les treuils dcirVvres, en liant momentanément le cible â quelque point Die ; mais on peut a uni se servir du moyen que les marins emploient en pareil cas, qui consiste 4*u l'usage de deux cabestans sur lesquels passe une corde sans tin. à laquelle «air le câble à mesure qu'il avance sur celte corde, tandis qu'on le délie à son inlrr extrémité à mesure qu'il doit quitter la corde sans fin.
On établit sur les quais des cabestans fixes pour le service de la navigation; du que cabestan de celte espèce est compose d'un axe en Ter dont la racine est scelle dans un massif île maçonnerie. Cet axe porte le corps du cabestan creusé point recevoir; une crapaudine de cuivre reçoit la pointe de l'axe, el dans l'intrrkv sont des cercles de friction. Le corps de ce cabestan est forme de trois on qwW pièces de bois réunies par des (relies ; nous ne donnons point de dessin de s cabestan parce qu'il ne peut servir aux charpentiers dans leurs travaux.
««CUinCS » BiTTBÏ 1CS PILOTS.
1° Pieux el pa (plurielles.
Les pieux ou pilols sont des pièces de bois que l'on enfonce dans le sol siu leur longueur, el le plus souvent verticalement pour l'exécution de diverses h de constructions.
Ces pièces de hoissonl de deux espèces :
1° Les pieux ou pilots;
2° Les palplanches.
Les pieux sont des corps d'arbres en grume ou cquarrissur quatre faces égikt; les palplanches, comme leur nom l'annonce, sont des pals ou pieux eu plan ou plateaux ou madriers épais, deux de leurs faces parallèles étant beaucoup larges que les deux autres.
Les pilols sont employés pour former des palées de ponts et pour soutenu revôtements de culées; ils entrent dans la construction des quais et \\w fondations des constructions établies en de mauvais terrains pour donner i fondations la solidité indispensable a la stabilité des édifices. {Voyts page tïil
Les palplanches servent à former les encaissements des batardcaui el des fa dations.
/.es charpentiers sont toujours chargés de planter les pilots et les julplw
si que ■]'■ tous les travaux i-n bois qui concourent à rétablissement il» fondalions d'une bâtisse, quelle que soit la nature de la construction. Ils emploient,
s le sol, comme pour les en arracher, l dont ils dirigent l'usage dans les
I dans une palplanche, le corps, ta une palplanche est enfoncé dans lo
pour enfoncer les pilots et les palplanches dai des machines qu'ils construisent eux-mêmes c manœuvres ou elles sont nécessaires.
6n distingue dans un pieu ou pilul, connu (die et la pointe; la quantité dont un pieu ou sol est sa fiche.
Les pieux employés dans une construction doivent être tous sensiblement du même échantillon, c'est-à-dire du même diamètre s'ils sont conservés ronds, et du même équarrissage s'ils sont façonnés carrés. Une condition essentielle de leurs formes, c'est qu'ils soient droits et de fil, sans que la hache en ait corrigé aucune difformité, sinon quelques légères aspérités qui feraient obstacle à leur enfoncement dans le sol. Les pïeux ne sont pas exactement de la même grosseur dans toute leur longueur; ils sont un peu coniques, forme qui augmenlc un peu la résistance au battage, cl qui a quelquefois déterminé à faire la pointe sur le bout le plus gros, notamment au pont de Uordeaux où les pilots sont en bois de pin.
Les pïeux et palplanches sont enfoncés dans le sol par la percussion d'une masse pesante en bois ou en fer nommée mouton, qui les frappe sur ta tête dans la direc. lion de leurs axes. Pour que le bois n'éclate pas, notamment quand la résistance du sol est grande, on garnit la léte de chaque pieu d'une frctle en fer forgé qui l'entoure et maintient toutes les libres réunies pendant le battage.
La figure 29. pi. ISS, représente, en projection verticale, la tête d'un pilot garni de sa frelle. Cette frelte ne reste sur un pneu que pendant le temps de son bali.i-.i- ; les fretlcs sont enlevées des pieux à mesure qu'ils sont complètement battus pour en garnir les pieux qu'on va battre.
Pour que les pieux puissent pénétrer dans un sol résistant, leurs bouts de fiche vint taillés eu pointe dont la longueur est d'environ une fois et demie la grosseur du pieu. Lorsque le terrain est médiocrement résistant, et que le bois des pieux e*l dur , comme le ebéne et l'orme , il suffit que les pointes soient faites à la hache.
La figure 10, pi. 1S4, représente la pointe d'un pieu équarri; celte pointe est en pyramide qoadraogulaire. four faciliter l'entrée en tiche, on taille une seconde fois sur les arêtes; la pointe forme une pyramide à huit faces, comme elle est représentée fig. 11.
La figure 12 représente la pointe d'un pieu rond taillée sur quatre faces.
La figure 13 est la pointe d'un autre pieu rond taillée sur six faces; ou peut aussi faire la pointe à huit faces.
Le plus ordinairement le terrain dans lequel on enfonce des pieux est trop dur pour qu'ils puissent le pénétrer sans que leurs pointes soient armées d'une ferrure appelée labul.
160 TRAITÉ DE L'ART DE LA CtURPENTSUB.
La figure 14 représente la pointe d'un pieu carré garni d'an sabot en formé de quatre bandes réunies par une soudure, et terminé en pointe.
Les prolongements de ces quatre bandes forment autant de branches pliquenl sur les faces de la pointe d'un pieu, et y sont retenues par de fort Pour que les sabols joignent mieux le bois on les applique à chaud ; 1, pieu est tronquée à quelques centimètres de son sommet pour qu'elle port lemcnl dans le fond du sabol.
La figure 11 est un pieu rond dont la pointe est armée d'un sabot de forme.
La figure 16 représente le bout inférieur d'un pien rond entabotè en
La figure 19 est une coupe de la fiche de ce pieu par un plan vertical par son axe ; celte coupe est figurée sur une échelle quadrupli
a bois du pieu.
b sabol en fonte de Ter.
c lige en fer ébarbelêe saisie par le fer fondu lorsqu'on coule le sabot monte où celle tige a clé placée à l'avance ; elle se trouve solidemeni fil reirait de la fonte ; elle pénètre dans le bois du pieu et y fixe le sabot.
Le demi-diamètre du pieu, qui es! aussi celui du sabot, sert de module; k du sabot est un triangle équilaléral. I.e module élanl divise en dix parues, fondeur du sabol est de cinq parties el demie, l'épaisseur du bord ea d'une parlie, au fond de deux parties ; l'épaisseur de la lige peut être de lies; dans le fond, sa grosseur est de deux parties, et sa longueur, de qi ties. qui pénètrent dans le buis au cœur du pieu.
On avait depuis longtemps remarqué que les sabols en fer forgé se M et se dérangeaient pendant le battage. M. Deschamps, inspecteur fit* chaussées, et directeur des travaux du pont de Bordeaux, après diverses* arrête â la forme que nous venons d'indiquer pour ensaboter tous Ici p« ployés dans les fondations de ce ponl; le succès a été complet. L'économie' dépense n'est pas le moindre avantage que procure ce inoded' reconnu que des sabols en fer coulé de 10 kilogrammes rendaient service que des sabots en Ter forgé du poids de 10 kilogramme». CrpenM
sabot en fer coulé ne coûte que
tandis qu'un sabot en fer forgé de 16 kilogrammes coule
La différence est de
Quoique nous ne devions pas faire ici un traité de l'art d'établir tmÈt solides , il faut bien faire connaître les rapports que les pilols ont auc « lie la plus importante de l'édifice.
Les pieux ont pour ohjet de consolider un terrain eu le rendant H pacte , parce qu'i\s en icsustuvV \«& çwVva «n tes pressant