‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 262 sur 297 · CHAPITRE LUI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LUI

s des planches de 0m,027 d'épaisseur, soûl

Pour le frêne sec, de 7) kilog.

Pour le chêne sec, de 68

Pour l'orme sec, de. . . . . . 09

Pour le sapin sec, de 33

! qu'il ne faut Taire supporter aux vis à bois que |i- cinquièni le de les arracher (1).

5" Réiislaiwc à la rupture.

I.a résistance du bois, dans les circonstances qui foui l'objet des quatre articles précédents, est complète rit déterminée par les résultais îles expériences, puisque dans ces circonstances les eiïorls dirigés parai lelemcnt ou perpendiculairement n'éprouvent aucune décomposition, et que les filires leur sont toutes également soumises; par conséquent l'évaluation de la surface sur laquelle ces efforts sont dirigés, sullil pour en donner la mesure ; mais il n'en est pas de même lorsque c'est à la rupture que ces pièces doivent résister. I, 'effort qui peut produire celle rupture est décomposé de manière qu'il agit inégalement et même diffère m meut sur les Dores.

La théorie de la résistante des solides a élé l'objet des recherches des géomètres les plus célèbres des temps modernes, LeibnitI, Iternouilli. Euler, Parent, La grange, n'ont pas dédaigné d'y appliquer l'analyse pour en déduire des règles d'après lesquelles on put déterminer les formes cl les dimensions des matériau* employés dans les constructions; néanmoins les théories qui sont résultées de leurs savantes recherches ne sont pas complètement applicables â la résistance des bois à la rupture.

Nous avons déjà fait remarquer que lorsqu'une pièce de bois est posée horizontalement par ses deux extrémités sur des appuis fixes, elle plie lorsqu'un la charge d'un poids suffisant, et souvent même par l'effet de son propre poids , son équarrissage saut trop faibles par rapport i< sa bent suivant une ligne qui présente sa convcxiLé en

e dessous.

Tant que cette courbure ne dépasse pas une certaine limite, la pièce de bois peut se redresser lorsque le poids dont on l'avait chargée, cesse d'agir sur elle. Mais au delà de celte limite, bien que la courbure puisse diminuer après que le poids a cessé d'agir, la pièce ne reprend plus sa rectitude parfaite, l'élasticité de «es fibres est diminuée et elle a perdu une partie de sa force.

[.;■ charge étant augmentée par l'addition de nouveaux poids, la courbure

lorsque les di longueur, ses fibres

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«là TRAITÉ DE L'ART DE LA CIIARPENTERIE.

augmente et l'accroissement successif dccetlc charge finit par produire la rupture.

Les bois durs rompent souvent sans prendre préa la bleuie nt une couiliuf sensible.

On conçoit qu'en supposant que la pièce de bois dont il s'agit est exactement prismatique et que sa matière est parfaitement homogène dans toute son étendue, la rupture doit avoir lieu dans le milieu de sa longueur, précisément feu la verticale où toutes les courbures qu'elle a prises ont atteint leur maximum.

Bernouilli avait observé que dans les ruptures des corps élastiques, et par tanséqucnl dans celle du bois, toutes les fibres ne sont point affectées de 1* menu manière; celles de la partie supérieure de la pièce sont refoulées sur ellcs-mêmr* leur cohésion mutuelle ne les retenant plus suffisamment, elles se séparent et l«n parties se compriment et su replient sur elles mêmes ; tandis que celles de U prir inférieure, forcées de s'allonger inégalement selon les places qu'elles occupai! dans l'épaisseur verticale de la pièce, se désunissent aussi et se rompeut. Ce ta . été vérifié par toutes les personnes qui se sont occupées d'expériences sur laftw du bois, cl elles ont cru remarquer de plus, que si l'on suppose uni- pj partagée en un grand nombre de couches horizontales, on voit entre les wnctn de la partie supérieure qui sont contractées, et celles de la partie supéricureq* sont allongées, une couche dont les fibres paraissent ne subir d'autre altératMl que la simple courbure, sans que leur longueur en soit augmentée on dimi On a donné à cette couche le nom de couche neutre pour exprimer que les qui la composent ne participent ni à l'allongement, ni à la contraction qui tent les fibres des autres couches.

Ces considérations fout voir combien la question de la résistance du I compliquée, et combien de conditions devraient cire introduites dans C pour arriver à des résultats qu'on pourrait regarder comme exacts cl rigDBRi ment applicables. Les hypothèses qu'on fait dans le calcul de la résislaaai diverses matières ne sont point admissibles dès qu'il s'agit du bois. lirai, exemple, dans les théories qui ont été établies pour la résistance des & mémo dans celles où l'on a introduit l'élasticité, ou suppose une parfaite néité de la matière dont il s'agit de déterminer les formes cl les dimension! résister à un effort donné, de sorle qu'on ne peut pas appliquer rigoureux** les formules ohtenues dans une telle hypothèse à la question de ta force du vu qu'aucune matière n'est moins homogène que celle d'une pièce de même la plus saine, la plus droite, qui a crû avec le plus de régularité suri che, qui a été cqunrrie avec le plus de précision et de symétrie.

Tout le monde sait qu'une pièce de bois équarrie est un prisme quadranpito tiré d'un arbre dont la forme conoïdale est composée de couches au nielle)

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