CHAPITRE XX. M
reçoivent sur leurs faces externes le) assemblages îles chevrons interrompus; m leurs faces internes ils sont gabarits suivant la courbure île la surface cylindrique ilont ils embrassant chacun un quitta déveiofpMMt] les deux autres quarts de ce développement sont embrassés par deux bouts de chevrons c d assemblés dan» les lincoirs et dont les faces internes sont gabariées suivant la surface cylindrique de l'ouverture.
Si l'axe de l'ouverture cylindrique , au lieu d'elle vertical , était horizontal , In disposition ne serait point changée. Il faudrait seulement retourner la figure, et considérer la lig. 1! comme uno projection horizontale, et la fig. 6. comme une projection verticale. En b est un linçoir cintré.
I'- fig, 9 et 10 sont les projections verticale cL horizontale d'une ouverture
L'axe p* de la surface conique dans laquelle est la paroi interne «Je celle ouverture, est vertical ; la base horizontale vsl le cercle tn ». Les mêmes lettres désignent les mêmes pièces que dans les lig. 3, ti, 7 et 8.
La fig. 1t est le profil du toit ; la fig. 12 en est la herse. Sur ces deux figures , l'axe de la surface cunique est projeté en p » , et sa base en m n. Sur la herse la projection de celte base est une ellipse.
Si l'axe de l'ouverture conique était horizontal , au lieu d'élre vertical , il faudrait, comme puur 1'outerlurc cylindrique, retourner les ligures; la projection . lu. 9, mil horizontale, et celle lig. 10 serait verticale.
8" Unçoirt en loti* cylindrique*.
V'n comble cylindrique est projeté verticalement , fig. 13. La lig. 14 est la projection horizontale d'une moitié de ce comble.
Une ouverture ronde est percée dans son long pan ; la surface intérieure de celle ouverture est cylindrique; son axe est horizontal.
Le contour de l'ouverture est formé par deux parties de bernes a, b, qui lonl fonction de Lincoirs, cl par quatre aisseliers qui s'assemblent dans les lierucs et dans deux petits chevrons c, d.
Sur le long pan, près de l'arêtier et sur la croupe, sont deux ouvertures rcei.irigulaires égales et à la même hauteur ; elles sont formées par deux licrneslinçoirs a, b et deux petits chevrons c, d; la fig. 13 représente l'ouverture en croupe coupée , quoique la croupe elle-même ne soit pas coupée.
Ces ouvertures oui pour objet de donner accès au jour; si elles devaient servit de passage pour des souches de cheminées, il laudruit que toutes leurs p*!-"' In.Mtiil verticales.
5' / iiiçoir* fti comble* t/ihi'rîquet. U lu- 1j eut la piojccliuu verticale; et la lig. H., I.i projection
dôme sphérique dans lequel font percées différente» ouvertures rondes ea C, t, h, g et des ouvertures rectangulaires en m et en n, dans des positions différentes. Celle m est oblique par rapport aux chevrons, elle a ses parois internes Terticales ; l'autre, n, est dirigée horizontalement.
Le chevron CA partage la projection verticale en deux parties ; celle à gauche CE A présente l'élévation de l'extérieur de la coupole; celle à droite C A C ta une coupe par le plan de projection verticale qui laisse voir l'intérieur.
4° Linçoire en toiië conique*.
La fig. 17 est la projection verticale ou l'élévation d'un comble conique, dont la fig. 18 est la projection horizontale.
Ces ouvertures 1-2-5-4 , 5-6-7-8 , sont rectangulaires et égales pour passages de cheminées. Leurs positions sont choisies de façon que dans la projection verticale celle 1-2-5-4 puisse être regardée comme une projection de profil de celle 54-7-8 vue de face.
Les ouvertures rectangulaires 9-1 0-1 1-12, 15-14-15-16, sont dirigées horizontalement , étant destinées à l'accès du jour. Leurs positions sont choisies comme celles des précédentes.
Une ouverture cylindrique à base ovale 17-18-19 et à parois verticales est tracée sur les deux projections.
La fig. 19 est le profil du toit conique répondant à la trace C B.
La fig. 20 est le profil du toit conique répondant à l'axe de cette ouverture, et dont la trace horizontale est C A.
LQCA1II1S.
Lorsqu'une ouverture faite dans un toit est destinée seulement à l'accès de la lumière et qu'elle est d'ailleurs fort élevée au-dessus du plancher de la chambre ou salle qu'elle éclaire, on peut la fermer par un châssis vitré qui s'élève et s'abaisse comme un couvercle en tournant sur son côté horizontal supérieur (1).
Mais lorsqu'une ouverture dans un toit doit donner accès pour qu'on puisse voir au dehors de l'édifice, elle est couverte par une petite construction en charpente nommée lucarne (2) , formée de deux portions triangulaires en pans de bois qui sont ses joues ou jouées, assemblées dans les chevrons latéraux de l'ouverture
(i) <e cliàsku c«t un ouvrage de menuiserie. (7) Du la lin lucerna, laniernc
aUTHTOE V\. 77
I etteertm* île jouit* auxquels on donne plus d'épaisseur qu'au» Mm fhufWt.
Le» joues d'une lucarne supportent son toit.
La lucarne se termine sur le devanl par un châssis dormant formant fenêtre du coté de la façade de la bâtisse. Cette fenêtre jwul être lermée par de châssis vitrés ou par des volets pleins.
I.aiig. 14 de la pi. 78 est la prnjcctinu verticale, vue de face, et la li.:. 17. une autre projection verticale en coupe et profil d'une lucarne dont le loil est termine par une croupe sur le devant , avec arêtier et empanons , et qui est lié nu grand comble par des noulcls, comme ceux que nous avons décrits, page SI.
La panne- P est coupée [tour le passage de la /«carne. Ordinairement la longueur de» parties de cette panne qui se trouvent sans autre soutien que leur raideur, est Tort petite, surtout si les fermes du comble sont peu tdrtfa entre elles. Si les Termes sont assez écartées pour qu'on n'ose pas laisser sans soutien les bouts de la panne interrompus par la lucarne , on assemble ces bouts de panne dans deux linçoirs de pannes établis sous les chevrons portant les joues de la lucarne. Les lincoirs de pannes s'assemblent dans la panne /•', et portent sur des blochets B de sablière, comme nous en avons indiqué un en BU dans le profil, fig. 17-
Nous avons réuni sur celle même pi. 78 diverses sortes de lucarnes pour l'explication desquelles les dessins et la légende ci -après suffisent.
Fig. 18, lucarne avec fronton.
Fig. 16 , coupe et profil de cette lucarne.
Fig. 1 3 , lucarne avec fronton ut cintrée intérieurement.
Fig. 10, coupe et profil de celte lucarne.
Fig. là, lucarne bombée; son luit suit In courbure du fronton,
Fig. 11, coupe et profil de cette lucarne.
Ces quatre lucarnes sont dites maman/c*.
Fig. 1, élévation; (ig. 3, profil d'une lucarne retroutace, que l'on emploie sur |M inrublcs de peu d'importance.
Fig. 7 cl 8, élévation et profil d'une lucarne rampante.
Fig. 19 cl 20, coupe et élévation d'une lucarne capucine ; on la termine quelquefois par une croupe sur le devant.
Fig. 22, élévation, et fig, 9t. profil dune lucarne formant saillie sur la façade d'un bâtiment , avec palier soutenu par des consoles en Ter pour le service d'un grenier.
Fig. 32, projection horizontale ou plan de cette lucarne
La petite croupe île celle lucarne csl conique ; la Irise *
blie est arrondie, comme la pièce qui for \t bord H
ficel cylindrique* parallèles dont l'aie cnmmw est verti
Celle frise est soutenue par des aisseliers cintrés , fig. 91 , suivant une surface cylindrique donl Taxe csl horiioolal. Les intersections de ces surfaces cylindriques donnent la forme du cintre extérieur de la lucarne, dont la projection, fig. 22, est tracée par les courbes abe construites par points.
Dans quelques ouvrages de charpenlerie on a figuré le profil de cette lucarne par des courbes, représentées fig. 54, tandis que son profil est celui fig. 21. Des aisseliers courbés , comme ceux projetés fig. 34, ne peuvent convenir qu'à la forme de lucarne projetée de face , fig. 51.
Fig. 25, élévation ; fig. 24, profil d'une lucarne, également en saillie, sur la façade d'un bâtiment, mais établie sur un plan carré, fig. 55.
La croupe du toit est soutenue par des aisseliers qui n'ont qu'une courbure égale à celle du cintre intérieur de la lucarne. Les pièces qui forment le palier sont les prolongements des solives du plancher. Elles sont soutenues par des aisseliers en boist droits ou cintrés.
Fig. 35 , profil d'un toit de lucarne sur un plan carré formant saillie , soutenue par des aisseliers droits.
Fig. 18, profil de la lucarne, fig. 23, à laquelle on a ajouté une poulie pour monter les fardeaux ; cette poulie est attachée à un sous-fatte ajouté à la charpente de la lucarne , afin de la porter au dehors du toit. Fig. 26 , élévation ; fig. 27, profil d'une lucarne en œil-de-bœuf. Fig. 25 f élévation d'une lucarne octogonale.
Fig. 5 , élévation ; fig. 9 , profil d'un évent pour donner de l'air dans un comble sans lucarne.
Fig. 28 , élévation d'un évent cintré.
Fig. 29, profil , et fig. 30, élévation d'une lucarne du moyen âge. Fig. 36, élévation , et fig. 37, profil d'une lucarne flamande ; sa façade est en maçonnerie.
Fig. 5, élévation d'une lucarne établie dans un toit en chaume. Le châssis de la fenêtre de lucarne est établi en charpente sur le mur formant la façade de la bâtisse; il est revêtu en planches ; sa partie supérieure est découpée suivant une courbe qui forme le cintre dans son sommet, et qui se raccorde avec le niveau des sablières. Ce châssis donne appui aux chevrons, qui présentent une surface gauche engendrée par la ligne de pente du toit assujettie à s'appuyer sur la première panne et sur la courbe du bord supérieur du châssis de lucarne. Cette disposition a pour objet de permettre l'application des perchettes sur les chevrons , et de former un toit de lucarne suivant le même système que le toit principal en chaume. ( Voyez tome 1er, page 424. )
Fig. 4, élévation de l'extrémité du bâtiment couvert en chaume, pour montrer la lucarne de profil.
Fig. 6, coupe sur le milieu de la lucarne en chaume , par un plan vertical perpendiculaire à la façade du bâtiment.
UIU'ITIIK XX.
Nous avons donne, lig. 12 el 14 de la p]. 81 , de lesquelles nous reviendrons ta mitant des guilardes, prnchcnl.
formes de lunir l'ini leurs formes
1° Diretnca combinaison! tle lunettes.
pénétration (le deux voûtes en charpente qui n'ont point la m. -nu- hauteur forme une arête saillante dans ces deux voùles. I.a moins élevée des deux voùles est appelée luncltc.
Les lunettes répondent au* passages des portes ou des fenêtres. La pièce de bois taillée suivant la courbure du l'arëled'une lunette est commune à la charpente de la grande v, ml-- et à celle de la lunette ; elle se trouve délinie entre les surfaces parallèles d'intrados el d'extrados des deux voUlcs. Celle pièce prend , comme la voûte la moins élevée , le nom de lunette ; elle soutient les empalions cintrés et les tiernes qui forment le surfaces des deux voùles.
En combinant toutes les formes usitées pour les grandes voiltcs , avec les mêmes formes pour les petites voûtes employées comme lunettes, on trouve ou grand nombre de combinaisons que l'on peut quadrupler par les conditions de l'obliquité onde la position rampante qu'on peut donner aux lunettes el même aux grandes voûtes , et qu'on multiplie encore par la nouvelle coud ition île l'aire coïncider les naissances des grandes voûtes et des lunettes, ou de les établir k des niveaux différents.
II serait trop long de donner une énuméralion de ces combinaisons ; chacun peut en dresser un tableau pour y choisir des cas sur lesquels il puisse s'exercer en en construisant les épures. Nous nous bornons à ligurer les combinaisons principales cl dont on l'ait le plus fréquemment usage, dans la pi. 79, ctâ quelques explications indispensables . dans la légende suivante.
Fig. I . lunctlcs cintrées en demi-cercle, pénétrant dans une voûte en berceau.
a, plein cintre vertical de la grande route en berceau comprise entre deux pans de bois verticaux /<.
tï, projection horizontale de l'espace couvert par le berceau , et des deux pans rie bois.
b, projection verticale du cintre d'une lunette el de la baie du pan de bois qui lui correspond , sur le plan vertical formant le parement extérieur de ce même pan de bois. La naissance de cette lunette est au niveau de celle du berceau.
b', projection verticale et projection horizontale de la haie dans le pan de bois. b", projections de la lunette dans le berceau.
c, projection sur le parement vertical du pan de bois d'une baie et d' I loueur
dnnt les naissances horizontales au niveau 1-â, sont plus élevées que celles de la. .Taiiilt note. Celle projection est rabattue sur le plan de l'épure.
Les pieds-droiU de cette lonelte forment, au-dessous de la naissance de son cintre, entre le pan de bois et la grande voûte , des jouet planes , profilées par une partie du cintre de la grande voûte.'
c' projections de la baie dans le pan de bois.
c" projections de la lunette et de ses joues.
Les courbes qui .marquent les projections horizontales de ces deux lunettes , sont obtenues par la méthode des sections parallèles, par une suite de plans horizontaux. Chacun de ces plans coupe les surfaces cylindriques des voûtes suivant des horizontales dont les intersections, en projection horizontale, déterminent le points des courbes pour chaque lunette.
Fig. 2 , lunette biaise et lunette en descente pénétrant on berceau en ptek cintre compris entre deux pans de bois p,
d, plein cintre du berceau.
e, plein cintre de la lunette biaise; ses naissances sont horizontales an niveaa de celles du grand berceau.
<b, projection horizontale de ce plein cintre , dont le plan est pcrpendicnlaire à Taxe horizontal 5-4 de la lunette.
e'y projection de la baie biaise dans le pan de bois.
e", projection de la lunette biaise dans le berceau.
fy projection verticale de la baie en descente et de la lonelte en descente raspante sur le parement du pan de bois ; la ligne 5-6, sur le plan do cintre d9 est u trace verticale du plan rampant des naissances de la lonelte.
f, projection de la baie en descente dans le pan de bois. f"y projection de la lunette en descente.
Fig. 3 , lunette en berceau pénétrant un toit conique et une coupole , et lonelte en surface annulaire pénétrant la même coupole.
Sur la droite de cette figure , sont les projections qui se rapportent à la première lunette.
d9 sablière de la coupole.
e, chevron dans le proûl du toit conique qui couvre la coupole. dy sablières de la naissance de la coupole.
e*9 sablières du toit conique.
f, projection verticale de la lunette cylindrique; elle est construite concenlri* quement au cintre de la coupole pour économiser l'espace sur répure.
/% lunette cylindrique dans la coupole ; ses arêtes sont dans des plans vetikaoi, et projetées verticalement par des lignes droites.
f", projection du cintre de la lunette dans le toit conique; les courbes qui sont les projections de ses arêtes , sont obtenues par un système de plans horizontal»* qui coupent le toit conique suivant des cercles, et le berceau de la lunette, satvaal des lignes droites.
Sur la gauche, sont les projections qui se rapportent à la surface annalaire.