‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 42 sur 297 · COMBLES MODERNES · texte numérisé non relu

COMBLES MODERNES

1° Charpentes en bois droite.

Les climats divers où des combles ont été établis sur les habitations, ont nécessité d'autres pentes que celles usitées dans l'antiquité. De là sont Tenus les toits élevés qui ont forcé à des combinaisons plus compliquées. En général , avec les hauteurs des combles, il a fallu augmenter le nombre des armatures ou doublures a, fig. 6, pi. 84 , des arbalétriers, devenus plus longs. Il s'en est suivi la nécessité d'augmenter aussi le nombre des entraitsft; et, dès qu'on a voulu utiliser ceux ci pour former des étages dans les combles, il a fallu aussi les fortifier par d'autres armatures c et des liens d, ou par des pièces verticales e, pour soutenir les planches en les attachant aux arbalétriers , de telle sorte que les combinaisons représentées à droite et à gauche dans la fig. 6, se sont trouvées être les types de toutes les charpentes des pays sujets aux pluies et aux neiges , dans lesquels on a varié les positions de ces pièces, et auxquelles on en a ajouté d'autres dont l'utilité n'est pas toujours bien apparente.

1° Système de Styerme.

Le charpentier Slyermc a composé des fermes pour la construction des toits en usage dans le pays de Wurtemberg, où il était établi. Nous reproduisons, d'après Krafll, trois exemples, Gg. 3 et 7, pi. 84, et fig. 6, pi. 85, de l'application du tracé indiqué par Styerme .pour trois portées différentes.

Le système de Styerme consiste principalement dans l'emploi de pièces verticales qu'il appelle clefs pendantes, lesquelles lient les tirants aux entrai ts, et ceuxci les uns aux autres. Cette combinaison parait avoir été suggérée à Styerme par les fermes du théâtre de l'Argentina. L'on a néanmoins étendu la qualification de système au tracé des lignes au moyen desquelles il détermine les positions des pièces qui entrent dans la composition de ses fermes ; mais ce tracé n'est qu'une formule pour reproduire les mêmes combinaisons dans les proportions qui peuvent convenir à différentes portées.

Ce tracé s'exécute en partageant les rectangles dech formés par la demi-portée du comble et sa hauteur, en un certain nombre de carrés dont les lignes et les angles déterminent les points principaux sur lesquels Styerme établit les assemblages et les pièces horizontales et verticales qui , en outre des arbalétriers , concourent à la composition des fermes; des cercles vku, xhy indiquent même quelles dimensions horizontales sont reportées verticalement. Toutes les lignes présentent une apparence de science qui n'est pas indispensable, puisque lidîspo-

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