‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 43 sur 297 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

silion des buis étant entendue, il suffit d'annoncer que In hauteur du loi!, suivant il- besoin et le climat, est égale à la moitié on au tiers île la portée des lenm-s, ce qui fixe la | n-n i -- du lait , et que les entrails sont établis a moitié , au tiers ou au quart île la hauteur ilu comble,

Romlelel remarque que ee système ne présente pas une forée aussi grande que le nombre des pièces qui y sont employées paraîtrait l'aunoneer au premier aperçu ; il faut eependaut convenir que si le tirant et les entrait* sont destinas a porter des planchers qui peuvent être fortement chargés, les pièees m m, appelées clefs pendantes , sont assez bien disposées pour lus soutenir; il est seulement à regretter que leur liaison avec 1rs en traits cl les tirants ne soit établie que par de* bandes de fer qut Supportent alors lout l'effort de la charge . et auxquelles il n'est pas toujours prudent de se fier en pareil cas. Des moises verlicales dues inniso pendantes , qui cm brasseraient en même temps les enlrails el les liranls . seraient prérérabtes. et elles ne consommeraient gui're pins de bois.

La fig. 10. pi. 83, est, comme nuus avons déjà eu occasion de le dire, page 96. une coupe sur la ligne x j- de la fig. 6, même planche, par un plan parallèle au loil sur lequel les croix de Saint-André comprises dans les pans de luit, et qui sont des contrevents, sont projetées. Celte projection est ce que quelques char pen tiers appellent ta ferme OMBMt. C'est une véritable herse du pan du loil qui serl a établir les croix de Saint-André, et à piquer leurs assemblages dans les pannes a el 6.

Il est a présumer, comme nous l'avons déjà dit . que la charpente du (béàlre île l'Argentina, lig. 2. pi. 81, a fourni à Slyerme l'idée première de son système qui, au surplus, ne vaul pis, à beaucoup prés, son modèle.

3° Char/iente i/u temple île» réformai à Strasbourg.

!.'■ comble du temple des réformés de Strnsbuurga été construit en 1790, à peu près suivant le système de Stjerme. Nous en avons représenté une ferme , fig. t . el une coupe, fig. 4 de la pi. 91. Le bois n'y a pas élé épargné. On doit cependant remarquer que l'objet principal qu'on s'est proposé a élé assez bien rempli : c'est Il suspension par le moyeu des moïses verticales b A des deux filières oa qui portent le plancher d'un grenier.

Les liranls et 1rs libères sont liés aux (nuises verlicales par de forls élriers en fer. Les solives qui portent le plancher et le plafond sont attachées en dessous des libères par des boulons. Ce n'est que lorsque la condition de la suspension du plancher a été remplie que les chevrons ont été disposés pour former le toil. Au lieu de croix de Saint-André pour contrevents dans les pans du comble , comme dans la fig. 10, pi. 83, l'on a élabli des aisseliers et des jambettes s'assemblanl dans les pannes et les licrues cl dans les arbalétriers, ce qui a produit le même effet sans employer des buis aussi longs que ceux que les croix de Sainl-André auraient exigés.

4° Comble du manège de Copenhague.

La charpente du comble du manège de Copenhague a quelque ressemblance avec celle du temple des réformés , qui fait l'objet de l'article précédent , et a?ec celles de Styerme, qui ont été longtemps imitées par les charpentiers allemands, et qu'on retrouve dans un grand nombre de leurs combles. *

La ferme du manège de Copenhague , fig. 7, pi. 92 , est cependant d'une apparence moins pesante. Elle fait partie d'un comble brisé. L'entrait a est trop fort, comme entrait de brisis , mais cet entrait et le tirant b soutiennent des planchers servant de magasins ; on pourrait , sans inconvénient , supprimer l'entrait supérieur s, pour le remplacer par le petit entrait s, et il faudrait ajouter à cette ferme deui petites contre-fiches y que nous avons ponctuées.

i>° Charpente du comble de t' Hôtel-Dieu de Rouen,

Nous avons figuré , sous le n° 4 de la pi. 84 , une ferme à trois poinçons. Le tirant est soutenu dans son milieu par un poinçon principal.

Les deux autres poinçons soutiennent aussi ce tirant au milieu des deux demiportées. Ils sont indépendants du reste du système du toit , et forment , de chaque côté, une sorte d'armature comme celle dune poutre, fig. 9, pi. 32. Cette combinaison est trop chargée de bois ; cependant l'architecte le Rrumont Ta utilement employée , en 1776, pour les demi-fermes du comble des bas-côtés de l'Hôtel-Dieu de Rouen (1).

6° Charpente tirée de l'ouvrage de Kraffl.

La fig. 2, pi. 86, est tirée de l'ouvrage de Kraffl, qui n'indique point où elle a été exécutée. Nous la donnons ici à cause de quelques ressemblances qu'on pourrait lui trouver avec les fermes de Styerme ; mais elle est fort inférieure eu ce que plusieurs pièces s'y trouvent sans objet ou mal disposées.

La fig. 2 , pi. 87, présente une ferme qui est à peu près dans Je même système; elle est cependant mieux entendue si, comme nous l'avons dit plus haut, les tirants et l'entrait doivent supporter des planchers chargés de poids considérables ; car on voit que les poteaux qui soutiennent l'entrait portent verticalement sur ceux qui soutiennent le tirant et qui montent de fond.

7° Théâtre italien à Paris.

La fig. 1, pi. 87, reproduit une des fermes du théâtre italien (dit théâtre Favart).

Kraft, |>l. i5.

Page 1