CHAPITRE im . Mi
voulait qu'on portât l'épaisseur à cinq cours de poutres au lieu de trois; dam fétu blisseiDcntd'uu entrait O; dans la disposition des décharges m,*, p. qui reporteraient les efforts de la pesanteur des moiscs verticales sur les extrémité* du lir.int , cl , enfin , dans la dimension douille de l'épaisseur du tirant qu'il voudrait composer do dcui pièces. Nonobstant tous ces perfectionnements, la solidité d'une Terme d'une si grande portée est encore problématique , a cause de la trop grande quantité de bois que l'on y emploie, et de l'insuffisance de la résistance dans les assemblages.
La fig. 1 de notre même pi. 92 est la coupe d'une des lait le mes qui devaient Cire établies sur plusieurs points île Ta longueur du comble, pour éclairer l'intérieur du manège , et suppléer à l'insuffisance des fenêtres , malgré leur nombre et leurs dimensions.
i" Salit d'exercica de Moacou.
L'empereur Alexandre ayant résolu de passer l'hiver de 1817 à 1818, à Moscou, lit dresser différents projets d'une salle d'exercice qu'il voulait Taire construire , pour que l'instruction îles troupes qui devaient s'y trouver réunies en grand nombre, ne fût pas interrompue par la rigueur de, la saison. Il s'agissait de dépasser l'étendue de celle du pilais Saint-Michel , à Pétcrsbnurg , dont la largeur est de 112 pieds) SC™, 40) et la longueur île 117, et même do dépasser aussi les dimensions de la salle de Darmstadl , que nous avons décrite ci-dessus.
Plusieurs projets furent présentés : ils étaient conçus sur des largeurs de 105 a 11» pieds; leur examen fut renvoyé a M. de Bélancourt, lieutenant général et directeur général des voies de communication en FVussie ; aucun d'eux ne remplissait les conditions , et comme il »*mi fallait de beaucoup que la compétition des t-harpente* offrit une twurité complète §ur leur solidité, l'empereur chargea M. de MttMMrt de s'occuper de cet objet dans le plus bref délai.
Eu présentant sou projet, M. de Bélancourt obtint l'autorisation de faire exécuter deux fermes d'essai , pour leur faire subir les épreuves propres à déterminer la confiance que l'on pourrait avoir dans leur force.
L'une de ces fermes es t représentée , fig. 3 de la planche 91. Le tirant avait 180 pieiUdc longueur totale; sa portée répondant à la largeur que devait avoir la salle (1).
Les deux fermes d'épreuves , espacées de I l pieds , étaient liées près des sommets des poinçons par des moises horizontales tl, et par des croix de Saint Andié ; elle* étaient posées sur trois rangs de sablières , élevées de 3 pieds au-dessus du Mil , sur ries murs en briques.
•i; Crue itllr * 5*1 |nc..1i *«j>lan (iS.-v .
rabaissement des fermes s'est trouvé de moins de 2 pouces et ne dépistait dans aucune. ferme 6 pouces et demi , suivant la perfection de leur exécution, elle degré de siccité du bois.
I^ terme moyen de rabaissement des tirants avait été trouvé de 4 pouces •££. Ils se soutinrent dans le même état jusqu'au mois d'avril : i la fin de ce mois, il était de 4° ^ ; ainsi , en cinq mois d'hiver les tirants n'avaient descendu , dans le milieu de leur longueur, que d'un peu plus d'un demi-pouce.
Le terme moyen de l'abaissement des tirants , qui n'était i la fin d'avril que
de 4» 9"
fut à la fin de mai de & -£^:
à la fin de juin de 6 ~^; à la fin de juillet de 8 i la fin d'août de 8
Depuis cette époque, les fermes se soutinrent dans leurs positions*
On put remarquer que les affaissements suivaient l'accroissement de la dessiccation du bois, qui rend les assemblages de plus en plus lâches. Une grande partie de ces bois avait été coupée et flottée sur la rivière peu de jours avant leur emploi. 400 charpentiers travaillaient avec la hache, leur unique instrument; oq n'avait pas le temps de choisir les plus adroits pour leur confier les assemblages les plus difficiles ou qui demandaient le plus de précision ; on manquait enfin de moyens de surveillance; les entailles et les trous des boulons étaient faits sans exactitude. Il fallait enfin finir pour le temps qui était imposé.
Le 1er juillet 1819, le tirant de la 24e ferme avait descendu dans son milieu «Tua pouce; deux jours après un grand craquement annonça la rupture de ce tirant, près d'un poinçon, au point répondant à un trait de Jupiter, et laissant un écart de trois à quatre pouces. Le tirant n'avait cependant descendu que d'un pouce, et les deui fermes voisines n'avaient cédé, l'une que de trois quarts de pouce, et l'astre ,d'un demi-pouce.
Le comble resta dans cet état pendant cinq heures , temps nécessaire pour étayer la ferme où la rupture s'était manifestée, et les deux voisines.
Pour réparer cet accident, M. de Bétancoort fit soutenir les fermes sous les arbalétriers, et l'on dévissa les boulons pour enlever tous les bois qui embrassaient laf deux pièces rompues : le tirant se resserra de deux pouces (1). On plaça les nouvelles poutres,' ayant la précaution de relever le milieu de ce tirant de i; torique toutes les pièces furent rétablies dans l'état primitif, on enleva les et Pou ne remarqua pas le moindre affaissement.
Ob M conçoit guère oommenl le tirant , interrompu par la suppression des deux pièces rom- I ne au ranrffr. H faut néon maint croire ce fait , puisque M. de Mtaoeotirt Vm observé.