CHAPITRE XXIV
fectionnements et les corrections dont elles sont susceptibles, et qui ne seraient que des répétitions des constructions bien connues et que nous avons comprises dans nos planches.
2° Manège de LunévUle.
On a corrigé une partie des défauts gue nous venons de signaler, en imitant le système du comble de la salle d'exercice de Darmstadt, dans la composition de la charpente du manège de Lunéville , dont la portée n'est qu'un peu plus de la moitié de celle du comble de Darmstadt.
Nous avons représenté une ferme de ce manège , 6g. 2 , pi. 90 , d'après des détails qui ont été levés il y a peu d'années. Cecomblea 78 pieds ( 25m,98) de portée. Nous en avons déjà parlé page 119. Nonobstant une surabondance dans le nombre des moises pendantes, et dans la force des èquarrissages des bois , on a fait des corrections utiles et bien entendues , en supprimant les nombreuses contre-fiches et en leur substituant de simples sous-arbalétriers , assez écartés des arbalétriers pour qu'ils soient solidement saisis par les moises , et qu'ils trouvent leur appui dans le tirant.
La figure 2 est une partie de la coupe longitudinale de ce comble , suivant la verticale xx, pour montrer l'écartement des fermes, et la combinaison des moises avec les tirants et les lambourdes qui reçoivent les assemblages des solives, pour ne point affaiblir les tirants par des mortaises ou des entailles.
La figure 3 est une autre partie de la même coupe , suivant la même ligne x y,
qui montre le haut de la grande ferme, sous-falte.
Ce comble est couvert en tuiles creuses et pesantes.
Malgré le reproche que l'on peut faire à la charpente du comble de la salle d'exercice de la ville de Darmstadt, il faut reconnaître que M. Schubknecht, qui l'a construite , a rendu à l'art un éminent service , en mettant en évidence la possibilité d'exécuter des combles sur des portées bien plus grandes que celles auxquelles on s'était timidement borné jusqu'alors.
3° Manège de Moscou.
L'empereur de Russie, Paul 1er, pendant son voyage dans les différents royaumes de l'Europe , en 1781 , portait particulièrement son attention sur les établissements militaires. Il fut émerveillé de la salle d'exercice de Darmstadt , dont nous venons de parler, et qu'on lui montrait avec quelque orgueil comme le plus vaste espace couvert qui existât alors. Il demanda aussitôt que l'on s'occupât d'un projet de manège , pour être construit à Moscou, sur un terrain de 1,800 pieds de long (environ 588 mètres) sur 290 pieds de largeur (environ 95 métrés). Ce manège devait avoir 220 pieds de largeur dans œuvre (environ 72 mètres ), et être entoure,
Pour s'assurer des mouvements qui pourraient avoir lieu pendant les épreuves, un avait établi de distance en dislance des règles graduées el des fils i plomb qui devaient marquer tous les mouvements avec assex de précision pour qu'on put en tenir coin pie.
Lorsque les échafauds qui avaient servi au levage furent enlevés, et que ks fermes ne furent plus soutenues que par les extrémités de leurs tirants , -ponant sur les sablières , elles descendirent l'une de 3 pouces , et l'autre de S ponces et demi , ce qui réduisit d'autant la flèche de 12 pouces de bombement qu'on avait donné dans le milieu des tirants.
Des planches mobiles furent posées sur les entrait] pour recevoir les poids d'épreuves; on fit charger ces planches de S, 000 briques, pesant 33,000 livres, poidi de marc ( 16,131* ), l'effet en fut presque nul ; la charge fut doublée , elle fit serrer les assemblages et baisser le tirant de 9 à 10 lignes, réparties d'une manière aixi uniforme mais non permanente , les alternatives de sécheresse et d'humidité faisant osciller les fermes dans les limites de 2 à 3 lignes.
Afin de prévoir le cas de l'accumulation inégale des neiges sur les pabs du toit, on chargea un coté seulement d'un supplément de 3,000 briques , l'effet fut imperceptible tant aux régies qu'aux fils A plomb. Enfin, 10,000 briques furent encan réparties sur le toit et sur les planches, de façon, qu'en outre de leur propre poids. ces deux fermes étaient chargées de 109,000 livres , ou 80,768 kit., c'est-à-dire 83,300 livres sur cbacuuc , et la diminution de la flèche du tirant De s'était accrue que de 4 lignes et demie, de sorte qu'elle était encore de 4 lignes et demie au-dessus de la ligne horizontale. Mais on remarqua que les clefs des traits de Jupiter depoutres dont les tirants étaient formés se trouvaient écrasées , et que les bouton d'un pouce qui serraient les poutres, n'avaient pas suffi pour empêcher le mouvement de glissement qui s'était fait dans les tirants. C'est alors'que H. de Béuocourt substitua aux clefs , comme celles des arbalétriers , des endents , qu'on v«l sur le tirant , le poids que ces deux fermes avaient supporté , étant fort supérieur i celui dont elles seraient chargées par la toiture, et son plancher, et même par Je* neiges. Après les légers changements dont nous venons de parler, M. de Bétaucoort renonça à les écraser sons une charge plus grande, comme il se l'était d'abord
construction du ce monument n'exigea que cinq mois de travail. On peutx l'activité qu'il a fallu déployer dans une si grande œuvre. Nous dorniMi. ;. :■ , pj. «.1 , sur ii tu petite échelle , l'élévation de l'une de ses extrémités. 1 v i , de fort remarqua bits dans la composition de ces Termes, après Ter
-ii Mon tics pièces tant qu'on s'astreint à l'emploi d'un entrait, c'c«
mi.' .i, -, i'. , , ,;. ii tonte de fer dans les i smblages. Nous reviendrons sur ce
p .s. i ■ se trouve puissamment maintenu; tlélriers , K. Rondelet critique, d'une part: