‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 61 sur 297 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

liiil)<jiii's d'un effet désagréable, et qui nuisent .un décorations in lé ri cure s ta espaces couverts.

i" Syitéme tle Philibert de Lo raie. — Combles en boixeriet,

I* système île Philibert de [.orme est composé d'arcs ou hémicycles ( demicerclcsl, formés de planches, el substitués oui Termes des charpentes du moyen âge.

Nous donnons, pi. 103, les détails île ce genre de construction.

La fig. 1 représente un hémicycle composé do deux épaisseurs de planches. Pans chaque épaisseur , les planches sont posées hout à bout , cl leurs joints ou commiuuret sont en coupes tendantes au centre. Dans chaque hémicycle les joints d'une épaisteur de planches répondent au milieu de la longueur îles planches de l'autre épaisseur, et chaque planche n'a que 4 pieds (I0*, 30) environ de longueur sur 8 pouces (O^.iS de largeur ; l'épaisseur des planches est d'un pouce (0»,0i7).

Les hémicycles sont écartés de 2 pieds (O'.GO) : ils portent sur des sablières qui sont établies sous le couronnement des murs, comme nous les avons f(\[U(tl\nlim à gauche, sur la fig. 1, ou au-dessous des corniches extérieures du bâtiment , comme l'une d'elles est profilée à droite, sur la même ligure. Dans l'une et l'autre disposition . des mortaises , creusées dans ces sablières , reçoivent les tenons ménagés aux naissances des hémicycles. Ces linons laissent des épaulcmenls d'environ un pouce (()"\027) sur chaque boni des hémicycles.

La fig. 3 représente le profil d'un des murs, avec la coupe d'une sablière sur laquelle on voit le profil de la mortaise qui doit recevoir le tenon de la naissance d'un hémicycle dont le prolil est figuré au-dessus.

Tous les hémicycles ont un même nombre de joints qui sont dans tous situés ■n minus points de leur développement, et par conséquent aux mêmes niveaux. lxs hémicycles sont tous traversés précisément dans les joints par des bernes d'un pouce (O^.OJÎ) d'épaisseur, sur environ i (0°M08) de largeur; des ciels d'un jHjurt- d'épaisseur, d'un pouce et demi de large cl d'une longueur à peu prés égale i la largeur des planches traversent les lierucs. fcllcs servent à maintenir les hémicycles dans des plans verticaux et aux écartements égaux de 2 pieds, en inému temps qu'elles serrent dans chaque hémicycle les planches dans le sens de leur épaisseur.

Vu la petitesse de l'échelle, les clefs ne sont pas marquées dans les lig. 1 , 2, .". i, S et 6; mais elles sont figurées dans des détails que nous donnons, fig. 8 et 0. qui sont sur une échelle double. La fig. H est, en projection verticale, une partie m n d'un hémicycle; la fig. 9 est la projection horizontale des deux parties d'hémicycles tu n, m' «', correspondant à la projection verticale. (1g. 8. Ces pHr- <ii s d'hémicycles m n, m' h', sont traversées par des lie mes a, e, i, lesquelles |ml fklm mtmU traversées par les clefs b, b.

La lierne e est prolongée dans la fig. 9, pour faire voir les mortaises dont cette lier ne est percée, comme tous les autres, pour recevoir les clefs aux emplacements f, g, répondant à des hémicycles ponctués qui oe sont point placés.

Le bois laissé entre les mortaises doit avoir uo peu moins de longueur que l'épaisseur de deux planches, aûn que les clefs remplissent bien leur office; quelquefois même on supprime cette portion de bois pour ne faire qu'une mortaise au lieu de deux, ce qui diminue lé travail.

3° Comble en tiers point ou ogive.

Il parait que lorsque Philibert de Lorme publia pour la première fois sa noavdk invention, des constructeurs maladroits, voulant en faire l'application à des combles d'une largeur trop restreinte, et y employer les tuiles et l'ardoise des mènes échantillons que sur les combles plans, se hâtèrent de décrier cette invention , disant que la couverture entre-bâillait ; qu'elle ne pouvait joindre, laissant en dessous des ouvertures dans lesquelles le vent portait la pluie ou la neige. Philibert, pour repousser ce reproche fait à sa belle invention , remarque que si on veut l'appliquer à des combles de petites dimensions, il faut employer des tuiles ou des ardoises de plus petites dimensions , et qu'il y aurait encore de l'économie à se servir de toutes les pièces d'ardoises, quand même elles n'auraient que la moitié de it longueur ordinaire, et que, quant à la tuile, la plus petite serait la meilleure ;fl ajoute même qu'on pourrait en mouler exprès. Nous supposons qu'il entendait qu'alors on pourrait les cintrer convenablement suivant la courbure du toit. Il propose même un excellent expédient pour que sur un bâtiment étroit , dont la charpente doit présenter intérieurement la forme d'un berceau , la surface extérieure n'ait pas une courbure aussi. grande, et qu'elle soit telle que les tuiles et ardoises ordinaires puissent s'y appliquer sans entre-bâillement.

Philibert de Lorme propose , dans le cas dont il s'agit, de faire les combles cylindriques en dedans, et en tiers point en dehors, comme nous en avons représenté un hémicycle, Gg. 10 de la planche 102. Par ce moyen le rayon des arcs extérieurs du comble se trouvant beaucoup plus grand, la courbure est moindre, les tuiles el ardoises peuvent y être appliquées, et «le défaut de Ventre-bâillement se trouve considérablement diminué. Nous verrons, plus loin, qu'on l'a fait disparaître entièrement, en formant au-dessus des hémicycles des toits plans.

Les assemblages des hémicycles de ce comble et leurs joints sont exactement les mêmes, si ce n'est que chaque hémicycle intérieur est lié avec les arcs extérieurs par des moïses en planches qui sont traversées par les liernes des arcs, el sont serrées par les mêmes clefs.

Philibert de Lorme a donné plusieurs proûls de ce mode de construction des

combles ; il a fait remarquer qu'entre les hémicycles qui forment la voûte inté-

*un\ et les arcs du toit, on peut, en supprimant les moises, faire des greniers et

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