CHAPITRE XXVII. 1G
galetas utiles, il a même remarqué que, dans l'intérieur des appartements, lei intervalles des hémicycles peuvent, au moyen de panneaux de menuiserie , être convertis en armoires.
4° Croupe droite.
La Kg. 2 est la projection horizontale il'un comble formant une croupe droite construite avec des hémicycles suivant le système de Philibert de Lormc, comme celui représenté, fig. 1, qui est une coupe de ce même comble suivant la ligne a i du plan fig. S.
Les parties des hémicycles répondant aux arêtiers, tant sur les longs pans que sur le pan de croupe , sont espacées de deux pieds en deux pieds, et, comme les emponons des charpentes ordinaires , elles sont assemblées à tenons et mortaises dam les demi-hémicycles qui forment les arêtiers et qui s'assemblent dans le poinçon /'"au centre duquel ils sont dirigés.
La fig. 6 est une projection verticale de la sommité de l'hémicycle de long pan répondant au poinçon à huit pans que cet hémicycle traverse sans interruption. Ce poinçon reçoit les assemblages à icnons du demi-hémicycle de croupe cl des deux demi-hémicycles des arêtiers. La fig. 7 fait voir, en projection horitonlale. cet assemblage par dessous.
Les ligures 4 et S ont pour objet de montrer des planches d'hémicycles désasscmblèes, et de faire voir que, dans ce premier système, Philibert en employant des liernes n'a pas eu pour objet de lier les planches d'un même hémicycle les unes avec les autres , puisque chaque planche n'est traversée que par une seule lierne. Ces liernes empêchent seulement les planches de glisser sur leurs joints à bout , et au moyen des clefs elles les pressent à plat les unes contre les autres sans les forcer de se serrer en joints, et mëtoc sans retenir les joints en contact parfait; c'est seulement la pesanteur de la charpente qui serre les joints d'about des planches , qui son! dès lors employées dans ce système comme les voussoirs des voûtes en pierre. Seulement , comme nous venons de le dire , les liernes empêchent le glissement dans les joints.
Pour raccorder les égouls des toits avec les bords des murs ou avec les corniches du bâtiment , on cloue sur les hémicycles des bouts de coyanx auxquels on donne l'épaisseur de deux planches ; on peut même les former de deux bouts de planches réunis à plat , ou en clouer une sur chacun* des faces des hémicycles. Ces coyanx sont ponctués des deux cotés de la figure 1 ; il eu est de même à l'égard de la sommité du comble, qui serait horizontal si l'on n'y ajoutait pas de petits chevrons pour que le lattis du loti forme deux pans qui se coupent suivant l'arête de faîtage, afin que l'eau ne s'y arrête pas.
La ligure 31 est une projection de la ferme d'arêtier D E. Celle projection est construite par les mêmes procédés que nous moi indiqués pour trouver les courbes d'intersection des surfaces de croupe el de long pan; ces courbes sont contenues
16* TRAITÉ DE J.'AïtT DE LA CIIARPENTER1E,
dans les plans verticaux des arêtiers. Les charpentiers donnent à ces courbes I, nom de courbes rallongécs, parce que les ordonnées verticales qui sont êgiV< â celles de la courbe principale B G D, fig. t , répondent a des ab*c>*$es ratio* fiées dans le rapport de F E à F D. Nous sommes déjà entré dans de grands » au sujet de ces aortes de constructions graphiques de courbes, pages 14 et 1S; i suffit de les rappeler, en renouvelant la remarque que les courbes rallonge sont toujours des ellipses , lorsque les courbes principales sont des cercles ou d' ellipses.
La figure 91 , qui csl une projection d'un demi-hémicycle d'arêtier, p la Tacc du coté de la croupe , si nous considérons cette figure comme représcnUni l'hémicycle de l'arêtier D F. Cette même figure présente au contraire la face ni pondant au long pan , si nous supposons qu'elle représente l'hémicycle de l'irclitr B F, fig. S
Nous avons marqué, sur la figure 21 , les occupations des portions d'hémicycle* formant empanons , et les mortaises qui reçoivent leurs tenons.
Les demi-hémicycles des arêtiers étant surchargés par les empanons , Philibert de I.orme les a composés de trois épaisseurs île planches.
Les tenons des portions d'hémicycles, formant empanons, ne traversent qu'n seule épaisseur de planches , de façon que la planche qui est dans le milieu de l'épaisseur de l'hémicycle arêtier n'est point percée, si ce n'est par les liernes qui servent à former la liaison entre les longs pans et le pan de croupe et à assembler le planches des demi-hémicycles arêtiers.
La pesanteur des longs pans et du pan de croupe csl suffisante pour maintenir leurs assemblages dans les hémicycles arêtiers. Cependant il est bon, pour a la stabilité de ces assemblages, et lier les longs pans avec le pan de croupe, de faire traverser les hémicycles des arêtiers par quelques liernes, alternativement ri avec clefs, comme je l'ai indique
Nous avons tracé séparément, figure 20, une portion du même hémicycle d'arêtier, seulement avec les mortaises des liernes , afin qu'on puisse les miem reconnaître et les distinguer de celles destinées à recevoir les assemblages des ei panons.
Nous devons faire remarquer qu'il est fort rare aujourd'hui de faire des charpentes de cette sorte avec des croupes. Elles sont ordinairement appliquées à des b
?nts dont la grande largeur et la destination font qu'on préfère les terminer |>w des pignons e;