‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 69 sur 297 · CHAPITRE XXVII. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII. i

Les liantes qui font office de moites sont serrées par des liens .i vit cl écrou ; l'un de ces liens est représenté isolément, fig. 0.

I.a fig. i est une coupe l'aile dans la fi g. 7. suivant la ligne » y; I* tig. 9 cet une projection de deux hémicycles a cl a' sur un plan tangent au grand comble ; la partie de celle ligure qui répond ,i l'hémicycle a, présente la projection de l'assemblage par le dehors du comble ; m y voit la travers* du lien. I.a partie de celle même figure qui répond à l'hémicycle a', montre l'assemblage vu par le devant du comble, les bouts des liens et leurs écrous y sont figurés.

Cette grande charpente étant ouverte aux deux bouts, le vent en s'y engouffrant manifestait une si puissante action, que pour prévenir de graves avaries pendant les tempêtes, on s*est détermine a relier les Termes des deux cotes aux extrémités de la cale, par des tirants en longs chaînons de fer. Le tirant inférieur de la télé d'aval se démonte au moment d'un lancement pour livrer passage au vaisseau lancé, et se replace immédiatement après, ce qui n'a nul inconvénient; la mise à l'eau des bâtiments n'ayant jamais lieu que par un beau temps, et les tirants ne déparant aucunement ces belles cales, vu surtout qu'ils ne sont que des moyens de précaution.

9* PiHte charpente hollandaise.

I.a lig. 3 de la planche 99 représente la coupe d'un comble eu sapin, construit ra Hollande, tiré du flecitertde Kriffl.

Chaque ferme est composée de deux arbalétriers, d'un cintre et d'un poinçon. le cintre est formé de trois épaisseurs de planches assemblées pleins sur joints avec des boulons ; les fermes sont espacées de 3 à i mètres ; les pannes sont entaillées sur les arbalétriers ; les arcs portent en dessous un revêtement en plan cbesqui donne à l'intérieur l'apparence d'une voQle.

10° Auemblagcttlirer*.

Les constructeurs qui ont voulu appliquer le système de Philibert de Lorrue , ne l'ont pas toujours copié strictement ; ils y ont fait souvent des changements qui en ont rendu l'exécution plus facile, et l'application plus commode et moins dispendieuse ; néanmoins quelques-uns des changements effectués ou proposés font voir quo leurs auteurs n'ont pas toujours bien compris l'invention de Philibert de l,ormc. Nous ne rapporterons que les principales combinaisons résultant de ces changements.

M. Rondelet conseille de placer toutes les bernes sur les bords des hémicycles, (le les entailler, ainsi que les planches, de les attacher avec des clous, et de les établir alternativement une en dedans, une en dehors. La 0g. 7, pi. 193, est un profil qui montre cette disposition ; la fig. 9 est une coupe, par un plan perpendiculaire au plan vertical, suivant la trace m n.

Les planches sont clouées Tune sur l'autre , et les lîerncs sont clouées sur les planches; la fig. 8 est la représentation d'une lierne, vue sur la face dans laquelle les entailles sont faites.

La flg. 10 est un profil d'un arc dans lequel les liernes sont doubles et établies sur chaque joint.

La fig. 11 est une coupe suivant la ligne p g , les entailles faites & mi-bois dans les liernes, sont à recouvrement de manière à maintenir les planches serrées les unes contre les autres; elles sont, comme précédemment, clouées sur les épaisseurs des planches.

Ces deux dispositions, au plus bonnes pour les plus minimes charpentes, ne sont que la reproduction de ce qui était pratiqué dans les charpentes exécutées avant l'ingénieuse invention de Philibert de Lorme.

La fig. 12 est un troisième profil de la même construction dans lequel les espaces entre les liernes de l'intrados sont remplies par des voliges, pour former concurremment avec les liernes le revêtement en forme de voûte.

La fig. 13 représente deux coupes , Tune a, suivant la ligne m n de la fig. 12, qui représente les liernes b b, entaillées avec recouvrement, et fixées par des visa bois sur les planches ; l'autre coupe b suivant p g répondant aux liernes d d, également entaillées à recouvrement, mais qui sont retenues des deux côtés des arcs par de petits boulons.

La fig. 14 représente une des liernes vue du côté de ses entailles.

La fig. 15 est le profil d'un arc sans liernes, dans lequel les planches appliquées les unes contre les autres , leurs joints étant en liaison et à endents , sont serrées par de petits boulons à écrous et rondelles qui les traversent ; on suppose , dans ce cas , que les revêtements intérieurs et extérieurs qui d'ailleurs ne sont point marqués dans la figure , suffisent pour maintenir les arcs verticaux et à leur écartement.

La fig. 16 présente la coupe de deux arcs, suivant la ligne x y.

Dans les fig. 17 et 18, Tune qui est un profil, l'autre une coupe suivant la ligne m n , l'on» a substitué des cylindres aux liernes carrées ; l'avantage de cette disposition est qu'on peut percer les mortaises circulaires avec des mèches anglaises, les cylindres peuvent être arrondis au rabot dans des quartiers de bois de même volume que les liernes ; ils sont traversés comme les liernes par des clefs.

La fig. 19 est le profil d'un arc en planches a, que des moïses b combinent à d'autres pièces de la charpente d'une ferme. Ces moises qui recouvrent les joints on commissures des planches sont serrées contre l'arc par le moyen des liernes qui les traversent ainsi que l'arc, et qui peuvent être simples comme celle c, ou doubles comme celles d; dans l'un et l'autre cas , elles sont traversées par des clefs carrées en bois qui opèrent la pression.

La fig. 90 est une coupe suivant la ligne u r.

la fig. SI est une autre coupe suivant la ligne u' t/.

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