‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 68 sur 297 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

■ le In couronne qui reçoit l'assemblage des 01 demi-bc mi cycles. Celle couronne est élevée de 8m,lâ au-dessus du plan horizontal desdilcs sablières; elle a 32 centimètres de hauteur; elle csl surmontée d'un gros tore qui Corme le couronnement de ta coupole. Tous les hémicycles , tant principaux que il" remplissage , ont pour arc d'intrados des arcs d'ellipse dont les ordonnées verticales sont égales à celles de l'arc de cercle du plus grand hémicycle principal. Ces ordonnées répondent à des abscisses qui partagent en parties proportionnelles la il is Lance entre la sablière et la projection horizontale du cercle de la lanterne.

Les cours de liernes sont placés à 0m,G6 les uns des autres. Tous les hémicycles sont, dans chaque cours de liernes, traversés par deux liernes, ce qui fait pour chaque joint un double cours de liernes; néanmoins chaque partie de lierne ne saisit que deux hémicycles.

Les interruptions de chaque lierne dans un même cours n'ayant lieu que de deux en deux arcs, et répondant au milieu de la lierne du même cours, lient les arcs de façon que dans\haquc du utile cours de liernes tous les hémicycles sont liés, et que d'un cours à l'autre les interruptions répondent au milieu des liernes non interrompues.

Des boulons remplacent les liernes pour serrer les planches à la naissance des hémicycles et à leur portée dans ta couronne de la lanterne.

Une disposition particulière permet à l'air (le circuler entre toutes les planches de celle coupole, l'our tenir ces planches Écartées dans chaque hémicycle, on a placé entre elles, dans toutes les parties où elles devaient être traversées par les liernes ou les boutons, des cales en bois de cheue d'environ 2 centimètres d'épaisseur, qui sont aussi traversées par ces mêmes liernes ou par les boulons suivant les places où elles se trouvent.

Noni ne donnons point de dessin de celte coupole, vu que la description qu<dous venons d'en l'aire est suffisante, puisqu'elle ne diffère des constructions île 1 ■ ■ genre que par quelques détails que nous avons signalés.

6° Grange hollandaise.

Le système des planches de champ clouées les unes sur les autres pour former des arcs esL encore combiné dans la construction d'une grange hollandaise, tig. 15, pi. 103, avec le système ordinaire. Les égouts des deux pans du toit sont portes sur une sablière soutenue par des poteaux ; le faîtage est porté par le sommet des arcs en tiers point,

Les sablières sont soutenues dans le milieu de leurs portées par des arcs en bois plein, formant aussi ogive.

J'ai représenté, sur la même figure, et dtins la coupe, la projection d'une travée longitudinale vue par l'intérieur, pour montrer la combinaison des poteaux, des sa-

bliéres et des arcs qui soutiennent ces dernières pièces. Les pannes et le chevron sont aussi projetés.

7° Cale couverte de Poche fort.

Les cales sont des ciu placements disposés pour y construire les vaisseaux de guerre ou pour les conserver hors d'eau en temps de paix. Soit pour que le travail puisse s'exécuter à couvert, soit pour garantir les bâtiments construits des injures du temps, on élève, au-dessus des cales, de grands combles, et elles prennent «Ion le nom de cales couvertes.

La fig. 1 de la planche 106 est le plan général , sur une petite échelle, d ont cale couverte en charpente, construite à llocfaefort pour des vaisseaux de 130 canons, sur les dessins de H. Mathieu, ingénieur en chef.

La charpente qui couvre celte cale est composée de dix-haît fermes.

La fig. S représente une ferme avec ses poteaux et accores.

Les arcs sont formes de madriers de S mètres de longueur accolés pleins sur jointe et serrés par de petits boulons de 1 15 millimètres de diamètre.

La couverture est en bardeaux sur voliges clouées sur les pannes.

Les poteaux sont supportés sur des fondations en maçonnerie ; les accores sont assemblés dans des semelles posées sur le sol.

La fig. 3 est un fragment d'élévation latérale pour montrer les liernes et croii de Saint-André qui lient les poteaux entre eux, elles accores qui complètent U subîlité dans le sens de la longueur de l'édifice.

8° Cale concerte de Lorient.

La fig. S de la même planche est le plan général de la cale couverte construite ■ Lorient, par M. Lamblardie, ingénieur des ponts et chaussées.

La charpente du toit est portée sur des colonnes en granit blanc des bords du Blavet.

La fig. 8 est une coupe en travers, sur laquelle est la projection d'une ferme, et de* toits qui couvrent les entre-colonnes. La fig. 10 est une partie de l'élévation latérale d'une des extrémités de l'édifiée, avant pour objet de montrer les arcades i-ii charpente, qui reportent sur les colonnes le poids du grand comble. Les petits combles latéraux sont construits en hémicycles, formel de deux madriers d'épaisseur, liés par fies lirrnc* en forme de moi ses, qui les ambrassent et les roainties- '■'■" | :*i !■: nembUgce à entailles et îles liens en fer.

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