‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 82 sur 297 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

vous présente ainsi l'aspect d'une partie de voûte surbaissée occupant In largeur de la salle.

Quatre lambourdes équi distantes s'étendent, d'une seule pièce chacune, sur loule la longueur du plancher ; elles ont (V^SS de largeur ; elles sont entaillées en dessous aux points où elles croisent les solives pour atteindre , par leurs faces inférieures . les planches courbées sur leur plat ; leurs faces supérieures sont élevées <)c O™, 10 au-dessus de celles des solives,

Entre ces quatre lambourdes principales, treize lambourdes de 0™,10 sur 0™,1i! sont réparties; elles sont clouées â plat sur les solives, et leurs faces supérieures sont dans le même plan horizontal que celles des quatre grosses lambourdes.

Ces dïx-ser.1 pièces reçoivent des planches de 0",16 de largeur qui forment la surface du plancher.

On pourrait Taire porter les bouts des planches dans les rainures de fort* tasseaux assemblés avec embrévemcnl, entre les solives à 4 ou 5 décimètres de leurs extrémités ; il serait alors inutile d'attacher les solives aux sablières par des clameaux.

Des planches courbées sur leur plat et formant seules une voûte en arc surbaissé comme elle conviendrait pour un plancher, a moins qu'elles soient fort épaisses. on qu'on les ait superposées en grand nombre, ne présenteraient pas une résistance suffisante ; la courbure pourrait être exhaussée dans une moitié de l'arc sous la moindre pression, par l'effet de l'excès de pesanteur sur l'autre moitié qui pourrait s'aplatir et même changer le sens de sa courbure; dans ce cas, le plancher se romprait. Dans le plancher sans solives, que nous avons décrit page 413 de notre tome 1", et fig. 3, pi. 3C, cet inconvénient est beaucoup diminué malgré sa grande portée, par l'effet de la double courbure de sa surface qui est, comme nous l'avons déjà dit, en surface de toile. Mais dans le plancher qui fait l'objet de cet article, nne plus grande solidité résulte de la combinaison des simples planches courbées sur leur plat avec des bois équarris, vu que ces planches forment , dans tous les points de leurs développements, de véritables armatures pour les solives , et que les lambourdes répartissent uniformément la charge qu'elles supportent.

Ce plancher vibre moins qu'un plancher ordinaire : il est construit depuis quatre ans cl, malgré la pesanteur des meubles de diverses espèces dont il est chargé, le poids et le mouvement du grand nombre de personnes qui le fréquentent ou qui habitent dessus, il n'a pas fléchi d'un millimètre.

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