CHARGES
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Sous ce poids de 1750 kil. les pièces se rompirent en produisant une détonation comme celle d'une arme à feu.
Les ruptures examinées , on remarqua que dans la pièce non refendue la rupture avait eu lieu dans son milieu, et que les fibres, déchirées en longs éclats, occupaient à peu près la moitié de l'épaisseur de cette pièce.
Dans la pièce refendue et armée, la rupture eut lieu au point d, fig. 11, où s'arrêtait le trait de scie. On doit remarquer que la rupture a eu lieu dans ce point, d'abord , parce qu'il répondait au bout de la pièce qui avait un éqaarrissage un peu plus faible, ce bout étant celuf du haut du sapin , et, en second lien , parce que k boulon de 2 centimètres de diamètre avait affaibli la pièce de plus d'un dixième. Cette circonstance donna lieu de présumer que si au lieu d'un boulon on eût placé en d et en e des liens avec brides , vis et écrous , la pièce armée aurait pu porter un dixième de plus, et qu'elle n'aurait pas rompu sous une charge moindre nat 4000 kilogrammes.
M. Lasnier avait de son côté préparé deux madriers de sapin très-secs, et parfaitement égaux de 12m,75 entre leurs appuis, et posés de champ entre des poteaux verticaux servant de coulisses pour empêcher leur déversement ; leuréaw» rissage était de 0",084 sur O^SOO. L'un des deux était, suivant le système de M. Laves, refendu de façon que le travon supérieur avait 0a,14£i d'épaisseur, et l'inférieur 0m,115 ; le trait de scie s'arrêtait à O"^ des points d'appui ; l'écartémenl des deux travons, au milieu de la longueur, où se trouvait un étrésilloa vertical, étaient de Om,240; les deux autres étrésillons étaient placés à moitié des distances égales entre celui du milieu et les extrémités du trait de scie, ils avaient des longueurs égales aux écarlemcnts que les travons avaient pris.
Au lieu de boulons dans les points où s'arrêtait le trait de scie, M. Lasnier avait judicieusement établi des bouts de moises dont les boulons placés en dehors des madriers n'en affaiblissaient point l'épaisseur.
Les emplacements des étrésillons marquaient les points de suspension des charges sur le madrier refendu, et sur celui laisse entier. Lorsque nous arrivâmes cbci M. Lasnier, il avait commencé son expérience sur le madrier armé, Qui avait déjà supporté 1800 kil., répartis également par GOO kil., aux trois points de suspension. Il le fit charger de nouveau en notre présence; la pièce armée se courba en prenant une flèche de 159 millimètres, puis le travon inférieur rompit au bout de quelques minutes sous l'clrésillon de gauche, où ce travon formait un pli par l'effet de la forte tension qu'il éprouvait et qui tendait à diminuer la courbure de ses parties comprises entre les extrémités du trait de scie et les étais.
Le madrier non refendu ne put supporter la charge de 1800 kil., il rompit avant
u' elle fût complétée.
Il y a lieu de présumer que si dans les expériences les travons inférieurs u'eus- .enl point été plus faibles que les travons supérieurs, les pièces armées auraient supporté des poids plus ( onsidêrables. Il ne parait pas cependant que la force des