‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 89 sur 297 · chapitre xxxu. aaa · texte numérisé non relu

chapitre xxxu. aaa

ifcs fermes el des chevron» Uu dôme et de la coupole qui restent au-dessous du plan de coupe.

F coupe horizontale' par un plan avant pour trace la ligne /' f sur ta figure 4. Un ne voit dans celle coupe que les pas des pièces des fermes et des chevrons sur les sablières.

La ligure l est une coupe de la lanterne par un plan horizontal, à la hauteur de la ligne a' a', (ig. 2.

Ln ligure li est une projection verticale ou élévation du dôme vue extérieurement, construite sur une échelle qui est le quart de celle de la figure S.

4° Dame des Invalide».

I'ar un êdit du mois d'avril 1G74, Louis XIV se déclara fondateur et protecteur de l'holel des Invalides, dont la construction avait été commencée dés 1670 , et celle même année 1674, le bâtiment se Irouva en état de recevoir des invalides, officiers et soldats.

Les bâtiments de l'hùtel sont de Libéral Bruant, mais l'église et son dome ont été construits sur les dessins et sous la direction de Jules-Uardouin Mansard, alors snus-intcndanl et ordonnateur des bâtiments royaux servant aux ma nu factures.

La charpente du dôme est un des plus remarquables ouvrages de ce temps (1).

1*1 ligure 1 de noire planche 1 13 représente une des deuv grandes fermes qui se croisent dans l'axe de celle charpente , et qui sont accompagnées du huit grandes demi-fermes et de douze fermettes.

1rs tig. 2 et i composent, autour du centre commuu C, un plan qui montre les projections horizontales de différentes parties de cette charpente prises à deux niveaux différents.

La ligure 4 est spécialement destinée à faire voir la composition do l'enravure annulaire, formée de sablières , qui reçoit la charpente , et dont la liaison parfaite s'oppose à la poussée. Celle enrayure repose sur le haut du mur formant la tour du dôme. Cette coupe horizontale est prise au niveau do la ligne a a, fig. 1.

La figure £ fait voir le détail de la grande enrayure établie au-dessus de la coupole.

Cette enrayure est portée par deux enlrails principaux composés chacun de quatre pièces réunies sur le tiers de la portée totale de chacune , el se prolongeant deux à deux juxla|msées jusqu'à la surface ultérieure du dôme pour s'appuyer Sur les jambes de force en les moisanl. Ces traits, en se croisant à mi-bois eutre chaque pièce , moisenl aussi le poinçon qui monte dans la lanterne et s'élève jusque

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dans la flèche pyramidale qui la surmonte; les assemblages à mi-bois de toutes les pièces sont consolidés par des bandes de fer.

Aucune de ces pièces n'est de niveau ; elles ont chacune une légère pente pour que les enlraits qu'elles forment posent au même niveau que les jambes de force qu'elles moisent.

L'enrayure est du reste formée , suivant l'usage , de petits goussets assemblés entre les entrait* et comme moisés par eux ; ils soutiennent les grands coyers doa* blés comme les extrémités des entrails , et enfin d'autres goussets assemblés eatre les entraits et les coyers soutiennent aussi de petits coyers simples ; tous ces goussets forment des polygones réguliers autour du centre , et tous les coyers tendeat à ce centre.

Les deux grandes fermes qui répondent aux entraits et se croisent dans l'axe, pourraient être considérées comme les maîtresses fermes , mais il faut remarqier que celles qui répondent aux grands coyers sont égales aux moitiés des grandes fermes, sauf qu'elles n'atteignent pas le poinçon central. Ainsi les moitiés do grandes fermes aussi bien que les demi-fermes intermédiaires s!assemblent toute! par le haut dans les montants de la lanterne qui leur correspondent et qui leur servent de poinçon ; car on conçoit que dans ces sortes de constructions nn poioçsa central ne pourrait recevoir les assemblages de toutes les fermes, et que c'est II lanterne qui tient lieu de poinçon à leur égard.

Les douxes demi-fermes , formant le galbe du dôme , ont leurs naissances sar des doubles blochets qui font partie de l'enrayure annulaire. Les vingt-quatre fermettes ont les leurs sur des blochets simples qui sont également combinés dans l'enrayure annulaire ; elles ne s'élèvent point au-dessus des coyers simples qui sont compris dans la grande enrayure. Ces fermettes ont été placées près des grandes fermes , et ne divisent pas l'espace entre celles-ci en parties égales , mais elles sont distribuées à égales dislances entre elles , parce que ce sont elles qui reçoivent les assemblages des cours de pannes, depuis la naissance jusqu'à l'enrayure; et qu'il faut que dans chaque cours de pannes leurs portées ou longueurs soient égales.

Les longueurs des pannes auraient été trop grandes si elles eussent été soutenues seulement par les fermes , et trop courtes si les fermettes et les fermes eussent été espacées également ; au lieu que par cette disposition aucune des fermes ni fermettes ne porte chevrons , et les seules fermettes supportent les pannes sur leurs moises inférieures à la grande enrayure.

Au-dessus de cette enrayure , l'écartement des grandes fermes étant beaucoup moindre , les bouts de leurs moises s'assemblent dans les pannes , les chevrons sont tous cintrés, et ils sont assemblés dans les pannes.

La hauteur de notre planche ne nous ayant pas permis de lui faire contenir toute celle du dôme , nous avons représenté , fig. 7 , la lanterne et la flèche; la corniche

* est commune aux deux fig. 1 et 7 , et leur sert de raccordement pour former >ope complète de la charpente.

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