CHAPITRE XXXII
uouEt* , auKHua, tLÈomxa n mmui,
Le tii"l ■li'utc, qui 3 la même origine grecque que le Jomus, maison, îles Lalins, csl i-i ■■!■=■ ■ "■■ chez les modernes pour désigner la forme extérieure U'uit eouiblc, le plus ordinairement sphéroidal, qui couvre un espace circulaire, soie que col espace se trouve isolé , soit qu'il occupe lu centre ou toute autre place «l'un édifice.
Dans les monuments consacres au culte, les dama s' clé mil ordinairement audessus du sanctuaire et en indiquent la place. C'est na r tic uli ère meut à ceux-ci que ce mol est consacré.
Souvent les liâmes couvrent des voûtes auxquelles on a donné le nom de coupole», à cause de leur ressemblance avec une coupe renversée. Quelques dûmes s'é lèvent sur des plans carrés ou octogonaux , et n'ont point la forme spbérique.
Cbei les anciens, la surface extérieure d'urne coupole était celle du toit, ce qui résultait de la simplicité bien entendue des constructions antiques, et surtout du climat. Depuis, les dûmes sont devenus uu ornement extérieur des édifices. Ils s'élancent beaucoup plus haut que ne le nécessiterait le seul besoin d'abriter les coupoles , parce qu'on a en vue de les rendre plus apparents à l'extérieur.
l.e plus ordinairement les dômes sont en charpente et indépendants de la coupole qu'ils abritent.
Il existe , cependant , quelques dames en maçonnerie ; nous citerons ceux de Sainl-l'ierrc de Rome et du Panthéon à Paris, mais les voûtes extérieures sont lou jours séparées de celles intérieures qui forment les coupoles.
Les voûtes extérieures en maçonnerie atteignent le même but que les dûmes en charpente. Quelquefois les dômes eu charpente présentent à l'intérieur la forme d'une coupole, et la charpente de cette voulu fait partie de celle du dôme. Ces sortes de dûmes ne sont pas cependant ceux que l'on construit ordinairement pour les
us grands édifices, surtout lorsque leurs coupoles sont en maçonnerie. Un préfère
ors les dûmes aussi eu maçonnerie, pour éviter le hiement auquel ceux en char raient être sujets.
en charpente suttt composés d'un certain nombre de fermes qui sont
autant de pans de bois verticaux, dont les plans milieux prolongés passent par l'aie vertical du dôme.
Le contour extérieur de chaque ferme est le profil du dôme lorsque sa surface est une surface de révolution. En général , ces fermes prennent lean naissances sur une combinaison de sablières qui forment un grand anoen sur le mur circulaire du dôme ; cet anneau s'oppose complètement à li poussée si on lui a donné une force suffisante, lors même que les murs apuraient point Tépaisseur nécessaire pour résister à cette poussée, ne devant avoir que la force de 'résister à la pression verticale , causée par le poids de la charpente.
1° Dôme de Mathurin Jouste.
lia figure 12, planche 111, est une ferme d'un dôme composé par Mathuna Jousse, dont il a donné une figure gravée sur bois, dans son Art de la Qm* penterie. M. Rondelet Ta reproduite dans son Art de bâtir, pi. 121* Le dôme ex supposé projeté sur un diamètre de 36 pieds (llm,694). Nous n'en donnons point le plan, il suffit de dire que d'après le dessin de Mathurin Jousse, ce dôme serait composé de 40 demi-fermes toutes égales, dont 8 seulement supporteraient aae lanterne s'élevant au-dessus du dôme, dans Tépaisseur de la charpente, htrit arcades y sont figurées pour la décoration ; et dans la partie de cette lanterne {ô excède la surface du dôme, huit fenêtres égales aux arcades doivent laisser arrifcr le jour, seulement pour éclairer la petite coupole de la lanterne, vu qu'elles se suffiraient point pour répandre la lumière dans la coupole du dôme, qui ue peot être éclairée que par de grandes fenêtres qui seraient percées dans la tour qui le supporte. A droite est la combinaison donnée par Mathurin Jousse, à gauche est celle que propose M. Rondelet, et qui est préférable en effet, tu que les contrefiches p, q sont mieux disposées que celle r, et que la moise horizontale a qu'il a ajoutée, et la moise inclinée b qu'il a substituée aux petites pièces m et n, lient les courbes de la surface du dôme avec celles de la coupole.
2° Dôme de Fourneau.
Fourneau a figuré, dans son Art du Trait, pi. 30, une ferme d'un dôme projeté sur un diamètre d'environ 40 pieds (13m,994). La figure 13 de notre planche 111 donne le galbe de ce dôme, le profil de sa coupole en maçonnerie et celui de sa lasterne. La ferme dessinée par Fourneau est en quelque sorte une copie, sur des imensions plus petites, d'une de celles du dôme des Invalides à Paris, dont noos donnerons la description plus loin. La figure 13 représente la ferme tracée par M. Rondelet, sur la planche 121 de son Art de bâtir, comme une correction à faire au dessin de Fourneau, mais les changements sont si grands que nous sommes autorisé à regarder ce dôme comme entièrement composé par M. Rondelet ; nous
avons, au surplus, marque par des lignes ponctuées, les pièces qui composer» le système que Fourneau avail adopté, et que M. Rondelet a remplacé par celui des grandes contre-fiches.
I..i charpente repose sur une enrayurc annulaire formée par quatre rangs .le s*hliéres. Les Termes, au nombre de douxe , rayonnent sur un poinçon central, qui porte sur l'cnrayure placée au-dessus de la coupole. Cette enrayurc est de la forme de celle que nous avons représentée, fig. 2, pi. 71, sous le toil conique.
3" Dôme fie Stfenite.
La figure2, pi. 112, représente une ferme d'un dôme compose par Slyerme, et auquel il a appliqué un tracé analogue à celui qu'il avait adopté pour les combles plans. Des lignes ponctuées sur la droite de la figure indiquent les constructions qu'il a prescrites pour déterminer les principales combinaisons de celle
Tout en convenant que le «allie du dôme de Slyerme ne manque pas d'élégance, on ne découvre pas les motifs de sa construction graphique. Tel appareil de ligues est encore ici, comme dans ses fermes pour les combles à deux égouts, page 110, ii h .in- un système nouveau qu'un des nombreux moyens que la géométrie graphique fournil pour formuler un tracé de dOmo afin de reproduire des charpentes exactement semblables, quelles que soient leurs dimensions. C'est, au surplus, un usage que les bons constructeurs devraient adopter quel que soit l'objet d'une charpente, seulement pour indiquer In méthode qu'ils suivent pour en disposer les différents contours et pour qu'on puisse en eiécnter le tracé avec exactitude, tontes les fois qu'il s'agira d'en faire quelque applicalion.
Il nous parait enfin que c'est après coup, et, comme cela a presque toujours lieu , lorsque Styerme a eu déterminé avec goût et adresse le galbe extérieur de son dOme, le cintre de sa coupole et les principales pièces qui devaient entrer dans la composition d'une ferme , qu'il a tracé les différentes lignes de construction graphique, en les faisant varier en même temps que les pièces de la ferme, pour mettre l'accord indispensable entre la combinaison des bois et sa formule.
Voici, en dernière analyse, la description qu'il me parait qu'on peut donner de ce tracé; elle diffère un peu de celle qu'a donnée H. Rondelet, dans laquelle on ne voil pas assez clairement d'après quelles bases Slyerme aurait commence ion tracé, la hauteur du dAffifl n'élanl certainement pas la première donnée imposée :
Le diamètre intérieur du dôme étant donne , on le suppose ici de 43 pieds el demi ( 13'".S0:ï), le dcmi-ecrcle qui est décrit du rayon c o est le profil de la coupole. Dm tangente à ce demi-cercle, inclinée à 13° en rencontrant l'axe vertical
lé du poik
au point b, marque le niveau d'une horizontale b d qui fixe la hauteur du dôme environ 32 pieds cl demi (I0m,SB7). Celle hauteur est la dimension du cùlé carré cbde.
Le point y, où se termine la courbure extérieure du dôme, est pris au quart la longueur b d. Lu point s, sur le diamètre, est déterminé en 0 à ny; ce point est le centre de l'arc de cercle y s qui forme le galbe du domo, sorte que le rayon sycsl égala en (1). Le diamètre total du dome se trouve à environ 38 pieds <18™,670).
La diagonale m n, prolongée jusqu'en o sur l'axe du dôme, Uxe la hauteur dt la lanterne; une verticale p g, élevée sur la naissance du cintre, donne par son intersection r avec la diagonale c d, la hauteur du dessous de l'entrait <j : le dessus do l'arbalétrier o est dirige sur le point m. L'emplacement du second arbalétrier r est donné par une parallèle au premier arbalétrier, passant par le point ■ m l'horizontale a m est rencontrée par la verticale ( » passant par la gorge de l'assemblagc du premier chevron sur la sablière, ou par le point k donné par l'intersection de la diagonale c n avec le dessus de l'entrait ; la jambe de force et Vaisselier sont tangents à la courbe de la coupole, ce dernier se trouvant sur h diagonale b e.
La ligure 3 est la coupe verticale de l'espèce de flèche qui termine la lanterne : la hauteur de notre planche n'ayant pas permis de comprendre celle flèche d»ni la figure 2 ; il esl aisé de voir que la pièce horizontale fk est commune aux ikm figures.
La figure 1 est un plan qui présente dans ses différentes parties les projections horizontales du dûmc, suivant les sections qui y sont faites à différentes hauteur*. En A est la projection horizontale du dôme avec les chevrons formant son gilt* extérieur, el en supposant la lanterne enlevée par une coupe horizontale suivant la ligne b' b' de la ligure 2, el que les chevrons sont faits en planches de champ accolées cl clouées les unes sur les autres. En B ces chevrons sont suppôt enlevés pour laisser voir ceux de la coupole également supposés en planche. En C est la projection des chevrons de la coupole supposés en bois carrés, *l d» liernes, vus dans l'hypothèse qu'on a enlevé ceux du dôme, les bouts des chetro» étant supposés cassés pour qu'on ne les confonde point avec ceux de la projectio* ton ligue.
D coupe horizontale suivant la ligne d' d' de la figure 9. Celle coupe dans li ligure 1 ne comprend que la projection des chevrons de la coupole et les coopw des pièces de la charpente.
E coupe horizontale suivant la ligne & e', Dg. 2, avec les projections des partir*