‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 95 sur 297 · CHAPITRE XXXU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXU

frontons aigus qui couronnent les faces de la tour. La construction de ce toit est la même que celle du toit que nous avons représenté, fig. 1 et 8, pi. 50, sinon que la forme du clocher est plus aiguë. Une enrayure qui repose sur les sommets du fronton porte les arêtiers. La grande enrayure , placée au niveau des naissances des frontons , porte les arbalétriers des croupes. Le reste de la construction est pareil a celle détaillée fig. 3.

2° Clocher brisé de Bâte.

l*a fig. 14 est la projection verticale d'un clocher, dit brisé, exécute à Baie, eu bois de sapin , sur les dessins de M. Coucher ; la figure 15 en est le plan ; la fig. 19 est une coupe de ce même clocher, sur une échelle quadruple ; la figure 17 est , sur la même échelle, le quart du plan de Tenrayure établie à la hauleur de la corniche de la tour, et la figure 18 est le quart du plan de Penrayurc placée à moitié de la hauteur du clocher.

La hauteur de la planche n'ayant pas permis d'y comprendre la totalité de la boule qui couronne le toit de la lanterne , elle est représentée fig. 20.

3° Clochers à renflements.

La figure 10 et la figure 11 réunies forment la coupe d'un'clocber à huit pans , dit à renflement.

Ce genre de clocher a été usité dans quelques départements du nord et de Test de la France et en Allemagne.

Cette figure a pour objet de montrer comment on construit ces renflements , qui ne sont que des objets de décoration extérieure , et qui ont été de mode il y a un siècle ou deux. Ce clocher porte deux lanternes Tune au-dessus de l'autre; le quart de son plan est tracé fig. 16.

La figure 8 est une projection verticale de la forme extérieure de ce clocher ; quatre de ces pans sont raccordés avec le plan de l'enrayure qui repose sur le sommet de la tour, par des adoucissements qui donnent lieu à des arêtiers déterminés par des sections faites par des plans verticaux dans les pans parallèles aux faces de la tour.

La figure 9 est la projection verticale d'un clocher à renflement , d'un autre mobile \ dont la charpente est exécutée suivant le même mode que celui de la ûg. 11.

251 TRAITÉ DK L'ART DE LA CHARPENTERIK.

flèches.

1° Flèche droite de la Sainte- Chapelle.

Les flèches onl beaucoup de ressemblance avec les clochera aigus; le plus ordinairement elles servent de couronnement à des dômes ou même a des clochers, mais ce qui les distingue surtout ce sont leurs formes très -aiguës et très-élevèa. On voyait, il y a 80 ans, au-dessus du comble de la Sainte-Chapelle , à Paris, une flèche remarquable par la richesse de sa décoration , et par son extrême légèreté.

Nousen donnons un croquis, fig. 6, pi. 112, d'après d'anciennes gravures. Cette flèche avait remplacé un clocher qui fut détruit par l'incendie de 1638. La charpente de cette flèche était regardée comme la plus belle et la plus hardie de Paris: elle était construite sur le milieu de la longueur du comble , son axe répondant ai faltagc ; elle était portée par les maltresses fermes qu'elle chargeait d'un poids considérable. C'est probablement à cette disposition qu'on doit attribuer l'étal de ruine qui a déterminé à la démolir.

2° Flèche torse de G ai lion.

Une autre (lèche au moins aussi remarquable que le clocher de la Sainte-Chapelle , était celle de la Chartreuse de Bourbon-lez-Gaillon, dont nous avons déjà parlé, p. 227. Cette (lèche était torse; elle avait été construite par N. Fourneau, qui donne la description du tracé qu'il a suivi pour faire ses projections, pi. 94 d 96 de son Art du trait. Il promettait plus de développements dans un grand oavrage qu'il n'a pas fait. Nous tâcherons d'y suppléer, dans les détails que nous allons donner, en rectifiant la méthode de tracé qu'il a indiquée.

La fig. 12 de notre planche 112 représente cette flèche comme Fourneau Fi décrite.

S'il faut en croire une gravure que je possède, cl d'autres anciennes gravons, sa forme n'était pas exactement comme Fourneau l'a décrite ; elle présentait |W un cône tors du. genre des colonnes torses employées autrefois il est probable que Fourneau se proposait d'en donner dans le grand ouvrage qu'il projetait ; quoi qu'il eu soit, raui du tracé de ces sortes d'ouvrages.

La fig. 8 est un plan ou projection horizontale delà tronquée par un plan horizontal, au niveau delà ligna i .„- •> : la de la flèche, fig. 12. et le diamètre a b, fig. 8, du ccf*)» B l< <: : i

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