CHAPITRE XMII
natc est inscrite, étant donnés, on Iracc lu développement ci i I-, tig. 7, .lu mm lictil qui enveloppe la Bêche, sur lequel les droites génératrices représente ni les .irétcs qui conviendraient à une flèche pyramidale non luise, établie sur un plan octogonal, Ûg. 8.
Fourneau fixe à volonté l'inclinaison a ii qu'il veut donner toi courba arélicres qu'il appelle iiodromique» (1) ; et il suit, pour tracer ces courbes sur le développe ment, sa méthode que nous avons décrite page 3.27.
Attendu que celle méthode ne laisse pas le constructeur maître du point d'arrivée et du nombre de tours de l'hélke, OSAI avons préféré employer notre pm cédé déerîl page 103. Ainsi nous avons voulu que la spirale, partant, par exemple, du point a du polygone de la base, rencontrai la génératrice * a au point fr" ou a', lîg. 7, après avoir Tait deux tours , la longueur » a'—f b' iiam donnée.
Un voit que, comme nous l'avons dit précédemment, la question se réduit a intercaler, entre a a' et i a, un certain nombre do moyennes proportionnelles, vingt
is dans l'exemple dont il s'agit ; ce que nous avons Tait par le moyen graphique que nous avons indiqué page 10i.
Les longueurs de ces proportionnelles, marquées sur les rayons du développement, nous ont donne les vingt-trois points cotes (le 1 à 23 appartenant ;i l.i tjl raie logarithmique qui est une des arêtes de la flèche torse ; nous nous sommes cou tenté, sur lit lig. 7, de marquer eu Iraits pleins le polygone logarithmique passant pointe. Les autres arêtes sont en ligues ponctuées.
Du point », comme centre, nous avons tracé des arcs lie cercle qui passent par es points; ils représentent, sur le développement . la trace des plans horinnilin v aux mêmes hauteurs que ces points, et qui coupent la surface conique iictive de te flèche, suivant des cercies. Les rayons t b, * c, * il, * e,s f, *g,t li, s-8, * t, * j.
■ k, etc., étant i apportés , à partir du point t, sur la génératrice * m du noie ligure 19. les horizontales passant par les points tt, c, tl, c, f, g, h, S. r, elc, sont les projections et traces de ces plans, et leurs rencontres avec les ligues * m, t p,
■ c, t q, s fi donnent les points des projections verticales des spirales qui sont les arêtes de la Déclic pyramidale torse.
Sur la lîg. 8 sont les projections horizontales de ces arêtes ; nous ferons reniai ■ qoer que noua ne donnons celte ligure que pour compléter la description de la Irirnie de la lléedc, mais qu'elle n'est pM nécessaire pour son evécutton.
l'our exécuter mepardlk IItcIu. il est évident qu'il faut d'abord que de* pièces raient les arêtiers, lieux méthodes dcomïtruction si ■ - arêtiers; on peut n'employer que des eu-
. nrav un s.
•J3fi TRAITÉ DE L'ART DE L\ CHAHPENTEI1IE.
i" méthode.— Les fig. 11, Ij. 16 et 17 se rapportent .i colle méthode.
La ligure 17 est lu plan de la première enrayure. , servant Uêche.
La ligure 13 esl celui d'une enrayure placée à la hauteur île la ligne du, li gure 18.
La figure 16 représente les courbes a ni lier es comprises entre ces deux enrayures.
Ces trois projections, vu la petitesse do l'échelle (quoiqu'elle soît le double Jt celle de la ilg. li), ne doivent être considérées que comme des croquis. La pro jectiou verticale , fig. 16, est supposée laite sur un plan vertical parallèle à l'w des cotés c q, lig. 8, de la base de la Uêche ; en c, p, m, p; a, <f, n, g, lig. lî soûl les pas des arêtiers. On suppose que les arêtiers diminuent à mesure qu'il» s'élèvent vers le sommet. De quelque façon et à quelque hauteur qu'uu fasse une coupe par un plan horizontal, la section est une ligure semblable. C'est ainsi qi surl'enrayure, fig. IS, qui est vue en dessous, les occupations rie ces arêtiers sa semblables aux pas marqués sur 1a fig. 17.
Un arêtier , celui p i> r de la lig. 16, est mis en projection horizontale en /> t lig. 17. Dans l'une et l'autre projection, les points des cinq courbes de la pièce Ar bois formant un arêtier, s'obtiennent par l'opération que nous avons décrite ■ dessus, pages 234 et 233, Après avoir tait les projections de l'arête spirale, tant n plan vertical qu'au plan horizontal, on suppose une suite de plans horûw taux , dans lesquels on donne à ta coupe de la pièce formant l'arête , la im-m ligure qu'aurait, au même niveau, une arête droite d'une Uêche qui ne serait poil
Ce sont, au surplus, des détails de projections sur lesquels nous ne pouvons p longuement insister , car nous devons supposer que si le lecteur nous a suivi * puis le commencement de ce traité , il doit être habile dans toutes ces sorte? d'e pérations.
Les enrayures sont soutenues, à toutes les hauteurs qui leur conviennent, para poinçon ou aiguille qui monte depuis le dôme jusqu'au sommet, rumine dans 1' clocher de la lig. 3, pi. 114. Ces enrayures ne suffisent point au soutien des «i tiers en spirales, et l'écarlemenl de ces arêtiers peut être trop grand, surtout te le bas de la Uêche, pour assurer la solidité du lattis qui doit porter la couvertui eu voliges ; il faut donc que des empalions verticaux complètent celle c Mais eoinmc les surfaces des pans lors sont des surfaces gauches, engendrées jm des horizontales, qui s'appuient sur les arêtes eu hélice, il faut creuser les eaut lions suivant les sections faites dans ces surfaces , par les plans verticaux qui sw les faces latérales desdils empanous. Ces emparions sont distribués dans toute ^ hauteur de la flèche, suivant Seize plans verticaux par l'axe , de telle sorte q< seize par seine, ils se correspondent et soutiennent les arêtiers tors.
La fig. 11 représente, rabattue sur la gauche, la coupe de lu partie de la ûcc<k
CiUVITRE XXXII. 257
ijiii'i'. lig. 16, par le plan vertical, qui a pour trace verticale la ligne SU, et jf trace horizontale la ligne C B, fig. 17.
Les emparions, gabariés suivant la coupe de la surface gauche, y sont repréiles île profil; ils sont vus île face dans la fig. 16.
I.es reclanglcs =, fig. 17, sont les pas des arcs-houtants île l'aiguille, comme ii la lig. 3, pi. 115, que nous n'avons point marqués, lig. 16, pour ne point ra- :t les projections des arêtiers.
Nous avons, sur la lig. 7, marqué en herse des parties d'arêtiers el des empans. Celle herse sert à donner à ces empalions une coupe convenable, pour leurs «mlilages cuire les courbes des arêtiers.
Il- mélhode.— I.es fig. 10 et 11 sont relatives à la construction des flèches torses, niiiicn d'arbalétriers.
I.,i fig. 10 représente, en projection hiirizoïiLalc, une des enrayures établies à Tërenlcs bailleurs de In flèche; elle s'assemble dans l'aiguille, par ses quatre cm lits, el dans les huit arbalétriers droits, par les bouts de ces mêmes entrails el
bonis île ses coyers. I.es coupes horizontales des arbalétriers, au niveau de l'eu jure sonl représentées par les rectangles u ; les ligures piula^onales v sonl les jpes horizontales îles arêtiers eu spirales.
la fig. tl est une coupe verticale d'une partie de la flèche, suivant la ligne iséc s y de la fig. 10. Dans cette coupe on a marqué l'aiguille A, les pièces de nraynrc , un arbalétrier u, Irois coupes w des arêtiers cl les profils des empans e assemblés cuire les arêtiers. On voit, par celte coupe, que les aréliers en ira les sont assemblés par entailles sur les arbalétriers, cl qu'ils y sont retenus par s boulons.
IIIe méthode. — On donne aux arbalétriers une forme proGlée suivant la sec- >n verticale méridienne , fig. Il, comme sérail celui compris entre les courbes
profil extérieur c w e \o e et la ligne « I; les arêtiers commençant à la naisicc de la Qèchc , el se terminant à son sommet , sont formés de plusieurs ironns assemblés à la suite les uns des autres dans les faces de ces aréliers : les pars (le ces courbes rampantes îles ateliers se trouvent ainsi comprises entre les :vs des arbalélriers.
Quoique Fourneau ne l'ait pas formellement exprimé, il est présumnble que c'est isi qu'il avait exécuté la flèche de Gaillon.
Entre les arbalélriers d'une courbe rampante à l'autre, seraient comme précénimeiil les empanons.
Nous avons fait remarquer, ci-dessus, que la gravure que nous possédons, repréntant une v uc perspeclive de la Chartreuse de Ilourbon-Icz-Gaillon avec sa Déclic ?sc, donne à celle flèche un contour apparent qui indiquerait que sa surface Uail pas composée île pans tors, mais bien qu'elle aurait été analogue à celle des lonnes torses.
Celle forme pi ut être engendrée par la torsion OU l'enroulement en spirale de
l'aie d'un cène droit, à btte circulaire, aalonr d'111 antre cèae, en fiaçeo que lu cercles horiiontaox de la surface du cène droit, se tramai, par oolt* Inaliah lion en flèche torse, atolr lenr^centres sur la spirale tracée car le oéae droit faoèrieur. Ainsi, soit s s, fig. 93, le sommet commua de deux oèacs, Vun m • è, qui art la projection de la flèche non torse qui a pour axe la verticale a e, ut poor bssek cercle m, fig. 88 ; Eautre d § e, qui a pour base le cercle *.
Le cercle p, tracé dans le cône droit, à la hauteur * #, cet tiancpoiié as urina niieau en jf* p dans la flèche torse, son centre se trotta dansle point a, et le plan « # coupe l'hélice tracée sur le cène intérieur.
La flèche torse peut être aussi formée par un tore décroissant do teaoar, oaraH sur un cène droit , en suivant la ligne en spirale qui rtétcrBiiaarnit des arttai creuses; les empanons donneraient pour sections verticales due ares éa csarto convexe, comme mpn, flg. 14, ou pour sections borâontaksdes arcadeeoarbe*/*, fig, 1S; ils pourraient aussi donner des arcs concaves » • r, flg. II, «a de courbe convexe et concave alternativement.
On voit donc qu'on peut varier de beaucoup de manières oeesocteede d'étade, qui, au surplus, se rapprochent beaucoup des piècaa que fta courbes rampantes , dans les escaliers qui font l'objet du chapitre XXXV t et ém Tétude peut faciliter beaucoup celle de la construction dea flèches ut desdé*» tors.
M. Prolot a donné, pi. 99 de son Traité que nous avons dè^Jà cité, page 66, asi épure d'une flèche torse, selon lui, d'après Fourneau ; mais malgré la perspectif! qui l'accompagne, une flèche exécutée telle qu'il la présente, ne serait noIleaNSi torse, elle serait conique droite. C'est, au surplus, une pièce qu'on peut eiécuter comme étude. C'est une sorte de panne ou lierne contournée suivant la coarbaie d'une hélice comme un limon d'escalier, mais il ne faudrait pas s'attendre qu'elle donnerait pour résultat une flèche torse.